lundi 30 novembre 2009

Quelques mots sur l'histoire du star system


En complément d'une entrevue réalisée avec Benoît Dutrizac dans laquelle je fais l'histoire du star system, voici quelques liens pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur ce sujet fascinant :

1. Sur l’inventeur du star system
Phineas Taylor Barnum est un entrepreneur de spectacles américain. Il est à l’origine du cirque Barnum, qui deviendra plus tard le Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Grâce à ses qualités de promoteurs, Barnum est le premier millionnaire de l’histoire du show business.

La méthode Barnum repose sur quelques principes simples : faire de la publicité en continue (encore aujourd’hui, les affiches de Barnum sont parmi les plus belles), raconter n’importe quoi sur n’importe quoi (il présentera un jour à la foule le chaînon manquant !), mettre le nom « Barnum » sur toutes les lèvres (ancêtre des relations publiques et de la promotion par l’objet), plumer les pigeons et prendre le public de vitesse en osant tout.

Je pourrais vous parler de Barnum pendant des heures. Rappelons simplement qu’il était un relationniste avant l’heure.


D’ailleurs une théorie fondamentale en psychologie, “l’effet Barnum” ou effet de validation personnelle a été nommé en hommage à la réputation du maître de la manipulation psychologique, P.T. Barnum. Je vous invite à tester cet effet en cliquant ici.

2. Sur l’inventeur de la presse à sensation
En 1895,
William Hearst rachète le New York Morning Journal, journal peu rentable, et entre en concurrence directe avec Joseph Pulitzer, propriétaire du New York World.

Les journaux de Hearst atteignent rapidement des tirages sans précédent avec une recette éditoriale nouvelle pour l’époque -- le sensationnalisme. Cette recette repose sur trois piliers centraux qui occuperont la majorité de l’espace dans ses journaux :

  • La vie des vedettes (Charlie Chaplin et Douglas Fairbanks, par exemple)
  • Le crime et le judiciaire (sa couverture du procès de "Fatty" Arbuckle mettra fin à la carrière de ce héros du comique, mentor de Charlie Chaplin et de Buster Keaton)
  • Un accent prononcé sur les pseudo-sciences (horoscope, cartomancie, voyance, etc.)

Fait à noter, Hearst sera l’un des quatre millionnaires qui servira d’inspiration à Orson Welles pour son film Citizen Kane (les autres étant Harold McCormick, Samuel Insull et le célèbre Howard Hughes).

3. Sur l’histoire du star system
Une lecture incontournable pour comprendre les prémisses du star system : le livre Les stars d’
Edgar Morin.

Dans cet ouvrage, Morin décrit l’origine du star system, le processus de création des stars, mais aussi leur apport à la culture. Qu'est ce qui fait de la star un produit de la culture du moment ? Un livre captivant !

4. Sur l’histoire de la revue The National Enquirer
The National Enquirer est un tabloïd américain, publié par American Media Inc (AMI). La publication a été fondée en 1926 sous le titre The New York Enquirer.

Fondé par William Griffin, un protégé de William Randolph Hearst (décidément le monsieur est un incountournable), le tabloïd est acheté par Generoso Pope en 1952. C’est ce dernier qui aura l’idée géniale de distribuer l’Enquirer dans les épiceries et les grandes surfaces, une technique de vente imitée aujourd’hui par l’ensemble de l’industrie de la revue à potin.

Malgré sa mauvaise réputation, The National Enquirer fut le premier à révéler les infidélités de Bill Clinton et de John Edwards, les problèmes de santé de Rush Limbaugh et plus récemment, le lieu d’enterrement de Michael Jackson ou les problèmes potentiels de Tiger Woods et Rachel Uchitel ou de Brad Pitt et d'Angelina Jolie.

5. Sur l’histoire peu connue du magazine Confidential
Lancé dans les années cinquante, le magazine
Confidential se fait un devoir de révéler au grand jour de “vrais” potins.

Contrairement à la plupart des autres magazines du même genre, le magazine nomme des stars et multiplie les détails : photos, témoignages, filature, etc. Mais surtout, Confidential opère en dehors du contrôle des géants d’Hollywood, un fait rare.

Rapidement, le magazine devient la publication la plus vendue aux États-Unis. Il est vrai que cet hebdomadaire basé à New York livre la marchandise : passé criminel de certains acteurs, double vie de nombreuses stars, liens entre vedettes, chanteurs et crime organisé, etc.

C’est à ce moment qu’Hollywood décide qu’elle en a assez et poursuit le magazine. Puis dans une série de revirements, on s’entend avec l’éditeur pour mettre fin à la publication de Confidential.

Désormais, la presse a sensation n’opérera que rarement en dehors des dicktats d’Hollywood... Mais c'était avant l'arrivée d'Internet !

dimanche 29 novembre 2009

1001 trucs publicitaires, version tchèque


Le petit dernier: 1001 trucs publicitaires, version tchèque.

Je tiens à remercier Jean Paré, directeur des Éditions Transcontinental, pour sa vision, son énergie inlassable et ses encouragements continus. Grâce à lui, des entrepreneurs d’un peu partout à travers le monde peuvent lire mes livres : Canada, États-Unis, Espagne, Chine, Inde, Amérique latine, Corée du sud, Russie et maintenant la République tchèque.

jeudi 26 novembre 2009

Sur le marketing de la gomme à mâcher


Reportage passionnant de l’émission L’Épicerie, hier soir, sur l’industrie de la gomme à mâcher, avec des images d’archives rares : premiers emballages de gommes à mâcher, documents en noir et blanc sur la fabrication artisanale de la gomme, publicités imprimées du début du XXe siècle, publicités TV des années cinquante et soixante. En un mot, un document à voir sur l'une des industries les plus complexes et les plus compétitives qui soient.

Dans les faits, faire l’histoire de la gomme, c’est faire l’histoire de l'évolution sociale et économique de l'Amérique du XXe siècle. Tout y est : un public jeune à conquérir, la carte de la nostalgie pour les grands et, surtout, le plaisir auquel le produit est associé. Comme nous le rappellait Ernest Dichter, chaque personne a une histoire reliée aux friandises, en général, et à la gomme, en particulier.

Commercialement parlant, la gomme continue d'être populaire parce que les fabricants ne cessent de réinventer la roue et d’être très innovateurs en matière de marketing. Les compagnies mettent beaucoup d'argent dans la recherche et le développement de nouveaux produits. Les couleurs, l'emballage, la forme et le nom des produits sont largement étudiés.

Le positionnement des différentes sortes de gomme est crucial. Chacun a sa niche. Il y a les gommes qui donnent une haleine fraîche, les sans sucre, les Sucrées, les gommes ballounes, etc.

« Il y a quelques années, comme le rappelle la journaliste Marianne White, Trident Splash a fait toute une vague avec le lancement d'une toute nouvelle gomme avec un centre juteux, qui libère deux saveurs afin d'offrir un goût à plus longue durée. Cette gomme a contribué à une croissance de 60 % dans sa catégorie et la saveur Fraise et kiwi est devenue numéro en seulement sept semaines. » Comme on s'en doute bien, elle a été rapidement imitée par ses compétiteurs, dont Dentyne.

***
Pour en savoir plus sur l'industrie de la gomme
Visionner le reportage de l'émission L'Épicerie :

Voir aussi les articles suivants :
"
Que sont nos friandises devenues ?" par Valérie Gaudreau (Le Soleil)
"
Gomme à mâcher : le secret de ce succès" par Marianne White (Le Soleil)
"
Mille et une saveurs : la révolution de la gomme à mâcher" par Marianne White (Le Soleil)

mardi 24 novembre 2009

McDonald's Allemagne adopte un nouveau logo


Onde de choc dans le monde du branding. McDonald's Allemagne annonce que le célèbre logo du géant de la restauration rapide utilisera dorénavant le vert comme couleur de fond. C’est une annonce d’autant plus importante que le siège social de McDonald's basé à Oak Brook a toujours protégé jalousement le logo de la célèbre firme.

Dans les faits, un logo est un bien précieux. Il représente votre produit ; il symbolise votre marque. Le bon logo doit être simple, donner une image positive de votre produit et véhiculer un message. Idéalement, il doit être original et traverser les années, 10 à 15 ans.

« Un logo communique beaucoup. Les formes et les couleurs transmettent des idées. Les milliers de caractères typographiques existants ont été conçus pour faire ressortir des valeurs qu’ils ajoutent aux mots », rappelle Pierre Léonard, vice-président, directeur général de Graphème Branding Design.

Comme je l'écrivais dans 1001 trucs publicitaires, le logo est souvent un élément clé dans la réussite d’un positionnement – dans le cas de McDonald's Allemagne, un positionnement manifestement environnemental.


Quant à savoir si ce logo sera éventuellement utilisé en Amérique du nord, je reste sceptique. Dossier à suivre...

***
Sur le même sujet :
Entendre l'entrevue « Pourquoi McDonald's change de logo en Allemagne » avec Gilles Parent du FM93.

lundi 23 novembre 2009

La petite histoire de Facebook


Le site Facebook a été lancé le 4 février 2004 par Mark Zuckerberg. Initialement, seuls les étudiants du Collège Harvard pouvaient naviguer sur le site. Par la suite, d’autres universités de la grande région de Boston s’ajoutent. En 2006, le site est ouvert à tous les internautes de la planète.

Pour ceux qui auraient manqué mon entrevue avec Benoît Dutrizac sur ce sujet (origine, fondateurs, histoire, etc.), je vous invite à lire la biographie de David Zuckerberg intitulée The Facebook Effect, aux éditions Simon & Schuster.

vendredi 20 novembre 2009

Conférence sur la publicité

Je donnais ce matin une conférence au Centre local de développement de la MRC de Maskinongé. Devant une salle comble, j'ai parlé de publicité, de stratégie médias et de nouveaux médias avec les entrepreneurs présents. Bravo à Jean-Frédéric Bourassa du CLD pour cette heureuse initiative.

Quel est l’avenir de la télé généraliste au Canada ?

« Les câblodistributeurs et les télédiffuseurs généralistes se livrent présentement un duel devant les commissaires du CRTC sur la question des redevances. De nombreux points de vue sur le sujet ont été mis de l’avant », nous rappelle Katia Germain, du Canal Argent, dans une entrevue questions/réponses à laquelle j'ai participé un peu plus tôt aujourd'hui.

Comme je le mentionne dans cette entrevue, ce sont probablement les audiences du CRTC les plus importantes des 20 dernières années. En fait, nous sommes à une croisée des chemins.

Le modèle actuel de la télé généraliste qui date d’une vingtaine d’années ne tient plus la route à cause de l’arrivée d’Internet et de technologies comme le magnétoscope numérique, la multiplication des chaînes, la fragmentation des auditoires et le zapping (action de changer de chaîne durant les pauses commerciales ou entre les émissions).

Par ailleurs, comment expliquer que les stations spécialisées reçoivent des redevances et pas les généralistes ? La logique au départ était d’accorder des redevances aux spécialisées parce qu’elles débutaient. Aujourd’hui, plusieurs génèrent beaucoup de revenus et produisent peu de contenu original. Il faut donc revoir la répartition des redevances.

Pour lire la suite de l'entrevue et mes prédictions sur ce qu'annoncera éventuellement le CRTC,
cliquer ici.

mercredi 18 novembre 2009

Sondage Léger Marketing : les TV généralistes traitées injustement

Une enquête réalisée au Québec entre le 21 et le 28 octobre dernier par la firme Léger Marketing a permis de révéler que 71 % des répondants trouvaient injuste que les télés généralistes n’aient pas accès aux redevances et que de telles redevances devraient être versées à parts égales aux télés généralistes et spécialisées (51 % vs 49 %).

L’enquête a aussi permis de faire la preuve de l’attachement des Québécois à la télévision généraliste, les répondants estimant, dans une proportion de 80 %, que celle-ci jouait un rôle majeur dans la préservation et le rayonnement de la culture québécoise et, dans une proportion de 76 %, que les pouvoirs publics avaient la responsabilité de protéger l’industrie télévisuelle québécoise.

mardi 17 novembre 2009

Image de l'homme (et de la femme) dans la pub


« Depuis quelques années, la publicité utilise couramment des hommes-objets pour promouvoir les produits les plus divers », nous rappelle le réseau Éducation-Médias dans un dossier consacré aux stéréotypes dans les médias.

Comme je le mentionnais dans le livre 500 images clés pour réussir vos publicités, il est vrai que certaines publicités de parfums et de vêtements, par exemple, présenterent des hommes dans des poses sexuellement suggestives dans le but d'attirer le regard des consommatrices. Si par le passé on ne retenait que le corps de la femme pour agrémenter la publicité, l'image utilise aujourd'hui le corps de l'homme aux mêmes fins.

Pour lire ce dossier fort complet qui décortique les stéréotypes véhiculés dans la publicité (image de l'homme mais aussi de la femme, des autochtones et des minorités ethniques),
cliquer ici.

lundi 16 novembre 2009

Pourquoi la TV est le média le plus puissant ?


Cette semaine, les bonzes de la télévision canadienne se réuniront à Gatineau afin de définir un nouveau partage des revenus entre la TV généraliste et la TV spécialisée. C'est l'occasion rêvée de revenir sur les forces de la télévision généraliste.

Au départ, disons qu'environ la moitié des budgets de publicité des grands annonceurs se retrouve à la télévision. Ce n’est pas un hasard.

Selon le légendaire David Ogilvy, « La télévision est apparue comme le plus puissant médium pour vendre la majorité des produits. » La publicité offre cinq avantages:

1. La télévision est multisensorielle
La télévision est le seul média qui vous permet d’utiliser l’image, le mouvement, la couleur et le son, ce qui confère à votre publicité un pouvoir quasi magique.

Contrairement aux autres médias qui exploitent un sens, la télévision joue sur deux sens. La combinaison du son et de l’image crée un fort impact. Cela fait de la télévision un média particulièrement persuasif.

2. La télévision est un média prestigieux
La télévision rehausse l’image de votre produit auprès des consommateurs. Elle donne de la crédibilité à votre marque. Pour cette raison, la télévision est particulièrement efficace pour lancer un nouveau produit ou développer une image de première classe.

3. La télévision est excellente pour modifier la perception d’un produit
Lorsque l’affaire des clients empoissonnés a frappé Tylenol, l’entreprise a utilisé en priorité la publicité télévisée pour rassurer la population. La campagne fut si efficace que Tylenol dépassa éventuellement Aspirin en terme de vente.

4. La télévision est un média de notoriété et de rappel
Quand on demande aux consommateurs de nommer une publicité qui les a marqués, près de 90% des messages publicitaires cités sont des messages diffusés par la télévision. Cela illustre bien le pouvoir de la télévision sur les gens.

5. La télévision garantit une couverture nationale
Le petit écran vous permet de rejoindre rapidement votre clientèle. En achetant différentes émissions sur différentes stations, vous touchez de vastes auditoires. Voilà pourquoi la télévision est un bon média pour annoncer des produits de consommation courants comme le détersif, le shampooing ou le dentifrice.

***
La fascination pour le petit écran ne date pas d’hier. En 1961, les foyers canadiens regardaient la télévision pendant 40 heures par semaine. En 1962, la télévision rejoignait déjà 88% des foyers québécois. C’était bien avant l’arrivée de la télévision en couleurs en 1966. De nos jours, 99% des foyers québécois possèdent au moins un téléviseur et 62% en comptent plus d’un.

jeudi 12 novembre 2009

Quand le chef devient une star

« Le chef Boyardee doit se retourner dans sa tombe », écrit Sylvia Galipeau dans un article publié sur Cyberpresse consacré à l'image des chefs cuisiniers.

« Exit le cuisinier moustachu et bedonnant, tout de blanc vêtu. Aujourd'hui, apparemment, les chefs sont jeunes, beaux, fiers de leurs pectoraux. Coïncidence? Et s'ils cherchaient à nous convaincre de leurs talents par le pur plaisir de nos sens, de tous nos sens? »

Comme je le mentionne dans cet article, je soupçonne que les chefs vont nous dire qu'ils ne porte pas attention à leur image. Mais je ne pourrais pas imaginer qu'un chef, convaincu de l'importance de l'apparence de ses petits plats, ne soit pas par ailleurs conscient de l'importance de son image. Par déformation professionnelle, le cuisinier a conscience de l'importance de l'image qu'il incarne.

Pour lire l'article de Sylvia Galipeau sur le star system dans le monde de la cuisine, cliquer ici.

lundi 9 novembre 2009

Blair Witch Project ou l’art de lancer avec succès un film sur la Toile

Au moment où nous apprenons que le cinéma français traverse une période difficile au Québec à cause, entre autres, d’une mise en marché déficiente (voir l’article d'Anabelle Nicoud à ce sujet dans Cyberpresse), il convient de jeter un coup d'œil sur le marketing cinématographique à l’ère d’Internet.

Prenons, par exemple, le film Le projet Blair (Blair Witch Project, en anglais), l’un des plus gros succès du box office en 1999 -- le film a généré des ventes au guichet de l’ordre de 150 millions $. Ce film a coûté 20 000 $ en frais de tournage et moins d’un million $ en publicité.

La stratégie de marketing de lancement reposait sur plusieurs éléments innovateurs. Pour un, le producteur du film a engagé des leaders d’opinions sur les principaux campus américains. (De nos jours, on utiliserait probablement Twitter pour alimenter la rumeur et Facebook pour favoriser les échanges entre les fans et les figurants).

Artisan Entertainment a aussi créé un site Internet hautement interactif contenant des photos, la scène du crime, des documents historiques, des interviews et des artefacts au coût de 15 000 $. Plus de 75 millions d’internautes ont visité le site qui laissait sous-entendre que l’histore racontée par le film était vraie.

La publicité et le site officiel ont été tellement efficaces que des internautes ont créé leur propre site du film (plus de mille!).

À partir de ce moment, le film est devenu l’exemple à suivre dans l’industrie du cinéma. Pour la première fois, on a vu (et démontré) que le Net pouvait être utilisé pour lancer un film. Certains producteurs de films devraient en prendre note...

dimanche 8 novembre 2009

Quels sont les magazines favoris des Québécois ?


Quand on parle de magazines au Québec, un premier constat s’impose : les magazines préférés des Québécois sont la plupart du temps produits au Québec.

Malgré le nombre effarant de magazines sur les tablettes, le marché des magazines est dominé par quatre tendances : 1) les magazines féminins, 2) les magazines de loisirs, de voyages & de bonnes bouffes, 3) les potins de stars et le monde des médias et 4) les magazines de décoration.

Tirage des principaux magazines québécois
Septembre 2009

Magazines --- Tirages
Touring --- 701 000 copies
Qu’est-ce qui mijote ? --- 575 000 copies
Primeurs --- 380 000 copies
Reader’s Digest --- 252 000 copies
Coup de Pouce --- 230 000 copies
TV 7 Jours --- 206 000 copies
Châtelaine --- 205 000 copies
L’actualité --- 183 000 copies
Famous Québec --- 150 000 copies
Le Bel Âge --- 142 000 copies

Source: PMB, automne 2009.

En parallèle, les magazines féminins ont connu de profondes transformations. « Au milieu des années 80, déclare Léo Vallée, éditeur de Châtelaine, beaucoup d’annonceurs ont commencé à respecter davantage l’influence et le pouvoir d’achat des femmes. »

« Les fabricants d’automobiles, d’articles de sport, les services financiers et l’industrie touristique se sont alors intéressés aux magazines féminins, alors qu’ils se limitaient auparavant aux magazines d’intérêt général. »

Les magazines ciblant les gens d’afffaires ne sont pas en reste. Pour un, le magazine Affaires Plus rejoint 292 000 lecteurs francophones de 12 ans et plus par édition.

lundi 2 novembre 2009

Médias sociaux : la politique à l'ère d'Internet


« En 2009, être visible sur les sites de réseaux sociaux est-il vraiment devenu un moyen de communication essentiel en campagne électorale ? » se demande Carole Aoun, journaliste à Radio-Canada, dans un dossier fort complet consacré à la politique à l'ère des réseaux sociaux.

« Avec sa campagne présidentielle en 2008, Barack Obama a lancé une véritable mode en utilisant les réseaux sociaux à pleine capacité pour promouvoir ses idées et se rapprocher des électeurs. Depuis, des politiciens canadiens ont embarqué dans ce mouvement. Le contact avec les électeurs est-il réellement plus authentique? Comment les politiciens s'organisent-ils pour gérer leur image et, surtout, pour contrôler leur message? »

Pour répondre à ces questions, Madame Aoun a contacté trois observateurs du monde politique, des communications et du marketing : Thierry Giasson, professeur adjoint au Département d'information et de communication de l'Université Laval, Marc David, professeur adjoint au Département des lettres et communications à l'Université de Sherbrooke et moi-même.

Un constat unanime en est ressorti : le Québec est en retard dans l'intégration des réseaux sociaux, du web et de la politique comparativement aux États-Unis.

À la lumière des propos des uns et des autres, on comprend que la campagne électorale ne se fera plus avec des poignées de main. Comme je le mentionne en entrevue, « la campagne ne se fait plus de porte à porte, elle se fait d'adresse IP à adresse IP. »

Pour consulter ce dossier passionnant consacré à la politique à l'ère des nouveaux médias,
cliquer ici.

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Sur le même sujet :
Voir aussi l'entrevue « Comment Obama a utilisé le Web » avec Michel Viens à l'antenne de RDI.