mardi 22 décembre 2009
Quels objets symbolisent le mieux le début des années 2000 ?
En cette fin de décennie, la journaliste Valérie Gaudreau du quotidien Le Soleil a eu la bonne idée de dresser la liste des dix objets les plus représentatifs des dix dernières années.
Pour commenter ces objets, Madame Gaudreau a consulté le concepteur visuel Patrice Vermette qui a reconstitué avec brio les années 70 pour le film C.R.A.Z.Y. et moi-même.
« Décennie du je, me, moi, heure de gloire de l'écologie et de la technologie, les 10 premières années du siècle en disent beaucoup sur notre époque », écrit Valérie Gaudreau.
Pour lire la suite de l'article sur les objets qui symbolisent le mieux les années 2000, cliquer ici.
Pour écouter une entrevue sur ce sujet avec Benoît Dutrizac du FM 98,5 (avec en bonus quelques remarques en introduction sur la série culte Mad Men), cliquer ici.
lundi 21 décembre 2009
Top 10 de mes meilleurs billets de l'année
1. 10 prédictions dans le monde des médias
Avec la multiplication des plateformes de diffusion, nous sommes assûrément au milieu de la plus radicale transformation des médias depuis l'invention du journal. Voici mes 10 prédictions relatives au monde des médias et de la publicité.
2. Les 10 meilleures pubs de l'histoire du Québec
Quelles sont les 10 pubs les plus marquantes dans l'histoire du Québec ? Quatre participants se sont pliés au jeu : Emmanuelle Garnaud-Gamache, productrice et animatrice de l'émission Invité de marque, Jean-Jacques Stréliski, véritable gourou publicitaire au Québec, René Gendreau, professeur à HEC Montréal et moi-même. Serez-vous d’accord avec nos conclusions ?
3. Les 10 pires prédictions médias de tous les temps
Voici la liste des 10 pires prédictions médias de tous les temps.
4. TOP 5 Twitter selon Bruno Guglielminetti
Voici la liste des plus intéressants microblogueurs telle que vue par Bruno Guglielminetti, réalisateur et chroniqueur techno à Radio-Canada, chroniqueur au quotidien Le Devoir, passionné du Web et rédacteur du carnet Techno.
5. Pourquoi votre publicité ne vend pas ?
Selon Cossette Communication-Marketing, 10 à 90% des investissements publicitaires sont du gaspillage, gaspillage inhérent à la stratégie, à la création ou au plan média. Voici 7 raisons pour lesquelles votre publicité ne génère pas les résultats attendus.
6. Les médias traditionnels sont morts : vrai ou faux ?
Malgré son jeune âge, Internet a suscité un certain nombre de réflexions chez les spécialistes de la publicité et du marketing à travers le monde. Pour certains, Internet annonce la mort des médias traditionnels. Pour d’autres, c’est le début d’un temps nouveau. Coup d’œil sur la révolution Internet et les mythes à la mode.
7. Que sont devenues les 36 cordes sensibles ?
Un peu plus de 30 ans plus tard, que sommes-nous devenus ? Avons-nous changé pendant toutes ces années ? Voici les réponses de François Descarie et Luc Dupont.
8. Retour sur la série Star Trek (Patrouille du cosmos)
Créé par Gene Roddenberry dans les années 60, la série Star Trek (ou Patrouille du cosmos, en français) est considérée comme la série culte numéro 1 de l’histoire de la télévision par le magazine américain TV Guide. J’en parle avec Gilles Parent du FM 93.
9. Le service à la clientèle selon Disney
Un détour par Disney World l'été dernier a été pour moi l’occasion d’observer de très près la mise en marché d’un géant du divertissement.
10. Quelques mots sur l'histoire du star system
Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur les origines du star system, de la presse à sensation, de la revue à potin, de la création du National Enquirer, etc. Je vous invite aussi à écouter l'entrevue avec Benoît Dutrizac du 98,5 FM de Montréal sur le même sujet. Personnellement, mon billet favori.
Top 7 messages Twitter de la semaine
L'histoire fabuleuse de Dollarama
Testez vos connaissances en médias, communication et marketing en répondant à mon quiz
11 prédictions correctes du film "Retour vers le futur"
20 raisons pour lesquelles il faut "bloguer" avant de "twitter"
Les meilleurs endroits pour passer le temps des Fêtes selon Travel+Leisure Magazine. La ville de Québec est sur la liste
10 conseils pour créer des annonces Adwords efficaces Merci à @Stefko001 et @ChrisDovetta pour ce lien.
46 outils pour surveiller (légalement) la concurrence Merci à @KavenBrassard et @Franck_Briand pour ce lien.
jeudi 17 décembre 2009
Quiz média & communication 2009
(Pour ceux qui veulent connaître mes prédictions 2010 dans le monde des médias, cliquer ici.)
1- Au plus fort de la crise des médias traditionnels, à combien s’élevait la dette de Canwest Global Communication, propriétaire du quotidien National Post ? Réponse
a) 1,3 milliard $
b) 2,5 milliards $
c) 3,3 milliards $
d) 3,9 milliards $
2- Selon eMarketer, quel pourcentage d’internautes lisaient un blogue en 2009 ? Réponse
a) 20,3 %
b) 35,9 %
c) 40,5 %
d) 48,5 %
3- Laquelle des entreprises suivantes a dû modifier sa promotion « deux morceaux de poulet grillé gratuits » après qu’Oprah en eut parlé dans son émission de télévision ? Réponse
a) McDonald’s
b) KFC
c) Wendy’s
d) Burger King
4- En avril 2009, dans un duel amical, l'acteur américain Ashton Kutcher obtient son millionnième follower en premier, battant du même coup un géant des médias TV ? Qui suis-je ? Réponse
a) ABC
b) NBC
c) CNN
d) FOX
5- Le 20 avril 2009, Seth Godin a prédit dans son blogue la fin d’à peu près tous les quotidiens d’importance aux États-Unis au plus tard en quelle année ? Réponse
a) 2011
b) 2012
c) 2013
d) 2015
6- Selon Arbitron, combien d’Américains écoutaient la radio sur Internet mensuellement en 2009 ? Réponse
a) 22 millions
b) 34 millions
c) 39 millions
d) 42 millions
7- Quel anniversaire le code barre a-t-il fêté en juin 2009 ? Réponse
a) 20e
b) 30e
c) 35e
d) 40e
8- Selon un sondage SOM publié en juin, combien de Québécois ont une page sur Facebook ? Réponse
a) 500 000
b) 1 000 000
c) 1 350 000
d) 1 600 000
9- Quel a été le média traditionnel le moins touché par les nouvelles plateformes en 2009 ? Réponse
a) La télévision
b) Le panneau-affiche
c) Le quotidien
d) La radio
10- Selon NADbank, quel pourcentage de Canadiens de 18 ans et plus lisent au moins une édition imprimée d’un quotidien à chaque semaine, en 2009 ? Réponse
a) 55 %
b) 60 %
c) 67 %
d) 73%
11- Durant un gala de la Ultimate Fighting Championship (UFC) tenu en juillet 2009 au Mandalay Bay de Las Vegas, quel commanditaire a été ridiculisé par un combattant dans la conférence d’après-match ? Réponse
a) Coca-Cola
b) Budweiser
c) Master Card
d) Bacardi
12- Comment se nomme l’outil qu’a lancé l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) et ses 64 agences de publicité membres, un nouveau projet d’envergure, qui permettra aux annonceurs d’expérimenter et de trouver de nouvelles combinaisons publicitaires pouvant prédire le succès ou l’échec d’une offensive communicationnelle ? Réponse
a) SuperLab
b) AdLab
c) PubLab
d) YUL-LAB
13- En novembre, onde de choc dans le monde du branding. McDonald's Allemagne annonce que le célèbre logo du géant de la restauration rapide utilisera dorénavant une nouvelle combinaison de couleur. De quelle combinaison s’agit-il ? Réponse
a) Jaune-vert
b) Bleu-vert
c) Vert-blanc
d) Rouge-bleu
14- L’année 2009 a été sans conteste l’année du site de microblogage Twitter. Selon eMarketer, combien de membres le site de microblogage Twitter comptera-t-il l’an prochain ? Réponse
a) 10 millions
b) 15 millions
c) 20 millions
d) 26 millions
15- Adidas fêtait cette année son 60e anniversaire de naissance. Selon la recherche, quel pourcentage de gens se procurent des chaussures de sport pour faire autre chose que du sport ? Réponse
a) 20 %
b) 30 %
c) 50 %
d) 80 %
mardi 15 décembre 2009
L'histoire fabuleuse de Dollarama
lundi 14 décembre 2009
10 stratégies marketing des supermarchés
1. Offrez le panier d’épicerie
2. Ouvrez avec les fruits et légumes
3. Placez les aliments santé le long des murs
4. Méfiez-vous des produits à la hauteur des yeux
5. Moins d’emballage = meilleure qualité
6. Multipliez les personnages fictifs
7. Placez les boissons gazeuses dans le fond
8. Exploitez le code-barre
9. Faites attendre les gens à la caisse (oui ! oui !)
10. Quand environnement rime avec $$$
Pour écouter le reportage complet et détaillé de l’ABC du marketing efficace dans le secteur des supermarchés, cliquer ici.
Pour lire un article de Karine Moniqui du magazine l’Alimentation, sur le marketing alimentaire, cliquer ici,
dimanche 13 décembre 2009
Top 7 messages Twitter de la semaine
Photoshop - un exemple avant/après plutôt révélateur
Pierre Karl Péladeau prédit la fin des forfaits « thématiques » en télé
70% internautes canadiens c. 64% Américains ont un profil réseaux sociaux. Lu dans Le Monde de Cossette
Relations publiques 101 - les prochains gestes de Tiger Woods selon Max Clifford, monsieur PR en Grande-Bretagne
Tiger disparaît des sites Internet de ses partenaires publicitaires
Je fais la petite histoire du star system (Barnum, Hearst, Enquirer, etc.) avec Benoît Dutrizac au 985FM
Les produits alimentaires les plus répugnants que les publicitaires aient jamais essayé de vous faire avaler
jeudi 10 décembre 2009
Retouche photo : un exemple avant/après plutôt révélateur des miracles du logiciel Photoshop
La retouche photo met en évidence le rôle de l’image dans les médias. Quels que soient les outils utilisés – magazine, journaux, Internet, télévision ou affichage – l’image domine. (Je vous invite à cliquer sur l'image ci-haut pour en apprécier toutes les subtilitées).
En couverture de magazine, l’image comporte un avantage certain : elle joue sur les sentiments et permet de communiquer un message complexe en un clin d’œil ; pas de lecture et pas d’effort de réflexion.
Pour capter l’attention, le magazine doit utiliser efficacement l’image. L’image est « implicative » : elle interpelle le regardeur. Selon Claude Cossette, l’image a deux avantages sur le texte : « Premièrement, la signification des images voyage à la vitesse de la lumière, tandis que celle des mots voyage à la vitesse du son. Deuxièmement, les images rassemblent des éléments symboliques qui transfèrent leurs sens aux objets auxquels elles sont accolées ».
Sous la plupart de ses formes, la publicité est aussi un pourvoyeur d'images. Les grands succès de la publicité sont construits sur des concepts, c’est vrai, mais ce qui est ancré dans la tête du grand public, ce sont des images.
Comme je l’écrivais dans 500 images clés pour réussir vos publicités et dans 1001 trucs publicitaires, nous n’achetons pas un produit ; nous achetons l’image d’un produit. Pour maximiser les effets de style, on répète à l’infini les mêmes messages et on recourt à un certain nombre de plans – toujours les mêmes – pour accrocher le regard du téléspecteur ou du lecteur.
En cadrant serré, on évacue de l’image ce qui est contraire à la signification que l’on désire lui donner. Grâce au cadrage et à la retouche (les jambes, le visage, particulièrement le nez, les bras, la couleur de la peau, etc.), on peut choisir de mettre l’accent sur certains détails physiques ou émotionnels. Aussi l’image joue-t-elle le plus souvent un rôle central pour attirer le regard, générer la visibilité et l’identification.
***
Voir aussi les billets suivants :
mercredi 9 décembre 2009
Twitter n’est pas un phénomène de mode
Plus tôt cette année, Nielsen Online a confirmé que l'intérêt pour les sites sociaux connaît une croissance continue. Twitter obtenait la croissance la plus rapide du Web avec une augmentation de 1,448 % de ses membres en un an. Qui plus est, le temps moyen passé sur Twitter a augmenté de 175 % par rapport aux chiffres de l'année précédente.
Une étude d’Anderson Analytics permet d’avoir une meilleure idée des utilisateurs de Twitter. Ils ont un revenu moyen de 58 000 $. Le groupe Twitter est particulièrement intéressé par les informations, les nouvelles, les restaurants, le sport, la politique et les finances personnelles. Par ailleurs, les utilisateurs de Twitter sont des adeptes de la culture populaire : musique, cinéma, télévision et lecture.
Une recherche réalisée par ComScore confirme le potentiel vendeur des réseaux sociaux. Selon les résultats de cette enquête, Twitter et Facebook exercent une influence non négligeable sur 28 % des achats du temps des Fêtes.
Twitter représente donc une opportunité en or de présenter vos produits et services.
L'histoire du star system (partie 2 de 2)
Pour écouter l’entrevue avec Benoît Dutrizac du985FM.
Pour en savoir davantage sur l'histoire et les origines du star system.
mardi 8 décembre 2009
Gatorade laisse tomber Tiger Woods
Selon Gatorade, cette décision n’a rien à voir avec les récents déboires de la star du golf. Mais un examen attentif des placements publicitaires de la marque montre que la publicité de la « Gatorade Tiger Focus » est disparue dès le 29 novembre, date du début des problèmes de Tiger Woods.
Par ailleurs, d'après l'indice Davie Brown, un panel de 1,5 million de consommateurs qui mesure le capital de sympathie des stars (image + influence), Tiger Woods est passé de la 6e à la 24e position en une semaine !
Cet incident n’est pas sans rappeler les dangers de l’utilisation du sportif d’élite en publicité. En effet, aucune vedette n’est à l’abri d’un scandale sportif ou sexuel.
Historiquement, plusieurs stars ont été impliquées dans des incidents qui ont entaché les produits pour lesquels ils étaient le porte-parole. Je pense, entre autres, à deux exemples incontournables : Mazda avec Ben Johnson (scandale des stéroïdes anabolisants aux Jeux Olympiques de Séoul) et Pepsi avec le boxeur Mike Tyson, soupçonné à l'époque d’agression sexuelle.
Par ailleurs, les sportifs ont un vilain défaut, en marketing. Comme la carrière est généralement courte, ils ont souvent tendance à multiplier les commandites et donc, à perdre de leur crédibilité et de leur impact vendeur. En effet, cette surexposition crée de la confusion dans l’esprit des consommateurs et finit par faire mal à l’ensemble des marques soutenues par le porte-parole.
À l'exception de Michael Jordan des Bulls de Chicago qui a représenté jusqu’à 14 grandes marques en même temps dont Coke, McDonald's, Nike et Gatorade, les célébrités qui endossent trop de produits finissent à peu près toujours par diluer l’impact du message.
Enfin, il arrive que le sportif perde de son pouvoir « vendeur » sans avertissement. Et dans le contexte actuel, il ne serait pas surprenant que le phénomène prenne de l’ampleur.
Pour le professeur en marketing à HEC Montréal, Sylvain Sénécal, cité par Pierre Couture du journal Le Soleil, Tiger Woods aura toute une pente à remonter auprès des annonceurs. «Car une fois qu'un premier commanditaire quitte, le mouvement est difficile à arrêter», note-t-il.
Marketing sportif : les 100 ans du Canadien
Pour écouter le reportage complet sur le marketing du CH dans lequel je commente la mise en marché de l'équipe, cliquer ici.
lundi 7 décembre 2009
Comment expliquer notre fascination pour la vie des gens riches et célèbres ?
1. Le voyeurisme
Aucune discussion sur l’industrie du potin ne peut commencer sans aborder le voyeurisme.
Notre fascination pour la vie des stars traduit le désir que nous avons tous de savoir comment peut vivre la vedette.
Le voyeurisme est relié au désir inconscient de voir comment les gens riches et célèbres vivent leur vie au quotidien et plus particulièrement, comment ils négocient avec une trajectoire instable : infidélités, problèmes financiers, problèmes de santé ou carrières en déclin. Les gens ordinaires sont alors invités à observer à distance et sans danger les réactions psychologiques et physiques des stars.
Les gens sont assoiffés de potins parce que la position du voyeur est, par essence, sadique. Il jouit de voir la star – celle qui a « réussi » – souffrir.
Dans le potin, tout tourne autour de l’engagement du voyeur. C’est l’histoire de gens « extraordinaires » que l’on observe jour et nuit.
2. L’évasion
L’industrie du potinage est marchande de rêves, d’argent, d’amour, de gloire et de célébrité ; elle repose sur des leviers universels : la beauté, le charme, le sex-appeal, l’admiration, l’aventure, l’évasion, la richesse, le raffinement, la classe, le prestige, un statut social.
Dans son livre intitulé The Loss of Happiness in Market Democracy, Lane rappelle que la société occidentale repose sur un paradoxe : malgré la prospérité économique, le désir de fuir la réalité se fait toujours sentir. À l’instar des soaps, le potin est une manière de s’évader du quotidien.
3. Le pouvoir
Les consommateurs de potins ont l’impression de détenir un certain pouvoir sur le sort des stars : ils peuvent symboliquement mettre fin à leur carrière. Ce faisant, le voyeur jouit d’un privilège : le droit perçu de vie ou de mort sur les célébrités. Cela nourrit l’illusion de pouvoir intervenir sur le destin des gens célèbres qui défilent dans un univers faussement réel.
4. La compétition
Le potin ressemble au sport. Le public prend plaisir à la victoire ou au déclin de certains aux dépens de d’autres. Il est clair que les amateurs du genre finissent par établir des relations symboliques avec les protagonistes qui sont similaires aux affiliations que l’on constate dans le monde du sport professionnel : « crucifions un tel, laissons un autre tel tranquille ».
5. Des normes et des valeurs
À l’évidence, les stars incarnent des valeurs. Par exemple, Tiger Woods incarnait jusqu’à tout récemment « le bon père de famille » ; Madonna est « scandaleuse » ; et Angelina Jolie est « sulfureuse ». Nous nous identifions à eux dès lors qu’ils vivent des situations semblables aux nôtres : faire la lessive, passer une soirée entre amis, draguer, se faire tromper, etc.
6. Un sentiment d’unité, une grande messe
Le monde du potin recrée un monde commun alors que de nos jours, on vit dans des mondes séparés. Les gens se sentent en communion à discuter des derniers problèmes d’une star connue alors qu’ils sont seuls à la maison. Le potin permet ainsi d’assouvir des besoins sociaux qui ne sont plus pris en charge par une société faite de solitude et d’individualisme. En ce sens, il a remplacé à certains égards la religion dans nos vies.
7. L’interactivité
Depuis une dizaine d’années, le potin a changé de statut et il est devenu interactif. En fait, le renouveau de l’industrie du potin s’explique en partie à cause de l’interactivité.
Grâce à la webcam, on crée des liens étroits entre potineurs et stars. On peut épier les vedettes 24 heures par jour, au sortir d’un bar ou conduisant sa voiture dans Hollywood. Les sites Internet abritent aussi des forums de discussion et invitent les internautes à voter ou envoyer leurs photos de vedettes captées au hasard des déplacements de la vedette.
Ce qui est en jeu ici, c’est donc la disparition progressive entre vie publique et vie privée. En effet, le plaisir tient aussi à l’amusement de voir des individus « extraordinaires » dans des situations « ordinaires » (manger, faire l’épicerie, marcher dans la rue).
Il est certain que l’Internet « suggère » l’interactivité. Il donne aux utilisateurs l’impression d’être engagés et impliqués, en un mot, de participer activement. Cette possibilité d’interagir est l’une des clés des sites de potins sur Internet. Cette impression tranche avec les médias traditionnels tels que la radio et la télévision.
Voir aussi :
dimanche 6 décembre 2009
Top 7 messages Twitter de la semaine
samedi 5 décembre 2009
Est-ce que Woods perdra ses contrats de pub ?
Or, c’est avec un grand bonheur que je lis ce matin dans le site de Rue Frontenac, sous la plume de Guy Madore, le commentaire suivant :
Réponse -
Enfin, j'ai commenté le retrait de Gatorade avec Pierre Couture, journaliste au quotidien Le Soleil.
jeudi 3 décembre 2009
Sur la gestion de crise de Tiger Woods
À la suite des événements récents survenus dans la vie de Tiger Woods, je suis l'invité de Gilles Parent, du FM93, pour parler de la gestion de crise de Tiger Woods. Je vous invite à écouter cette entrevue en cliquant ici.
Dans une entrevue accordée au 985FM Montréal, je parle de l’impact que pourrait avoir les révélations de Tiger Woods sur son image et ses contrats publicitaires. Vous pouvez écouter cette entrevue en cliquant ici.
Pour en savoir davantage sur Tiger Woods, machine de publicité et superstar du golf, vous pouvez aussi regarder l’entrevue que j’accordais aujourd’hui à TVA et LCN.
Les 10 pires prédictions médias de tous les temps
Pour la liste complète des pires prédictions de tous les temps, rendez-vous sur le site Internet de Deloitte. Ils ont plusieurs autres perles, 25 au total !
« Tout ce qui peut être inventé a été inventé. »
- Charles H. Duell, 1899.
- Lee de Forest, 1926
« Je crois qu’il y a un marché mondial pour peut-être cinq ordinateurs. »
- Thomas J. Watson, 1943
« La télévision ne saurait conserver toute part de marché après les six premiers mois. Les gens se lasseront vite de fixer une boîte de bois tous les soirs. »
- Darryl Zanuck, 1946
« Les ordinateurs du futur ne pourraient peser plus de 1,5 tonne. »
- Popular Mechanics, 1949
« Il semblerait que nous ayons atteint les limites du possible avec la technologie informatique. »
- John von Neumann, 1949
« Le marché potentiel mondial pour les machines à photocopies est de 5 000, tout au plus. »
- IBM, 1959
« Il n’existe aucune raison pour quiconque de vouloir un ordinateur à domicile. »
- Ken Olsen, 1977
« Au tournant du siècle, nous vivrons dans une société sans papier. »
- Roger Smith, 1986
« Je prédis qu’Internet... sera une supernova et qu’en 1996, il s’effondrera de façon catastrophique. »
- Bob Metcalfe, 1995
Morale de cette histoire : nous pouvons tous nous tromper !
Pour connaître les derniers développements dans le domaine de la publicité, du marketing et des médias, abonnez-vous à mon Twitter : www.twitter.com/LucDupont
Pourquoi Oprah quitte la TV généraliste ?
mercredi 2 décembre 2009
Quotidiens : remettre les choses en perspective
Dans ce brouhaha, il est facile d’oublier que les journaux bénéficient d’avantages concurrentiels importants pour attirer le consommateur potentiel. Pour s’en convaincre, jetons un coup d’œil sur les chiffres de la dernière enquête Nadbank :
- Au Canada, 73 % des adultes de 18 ans et plus lisent au moins une édition imprimée d’un quotidien à chaque semaine.
- Par ailleurs, 77 % des adultes de 18 ans et plus lisent au moins une édition imprimée ou en ligne d’un quotidien à chaque semaine.
- Selon la même étude, 76 % des adultes à Montréal et 75 % des adultes à Québec lisent au moins une édition chaque semaine.
- Oui, il est vrai, les 18 à 34 ans ont tendance à lire plus les quotidiens gratuits et les éditions en ligne.
- 19 % des adultes canadiens lisent une version en ligne d’un quotidien à chaque semaine.
- Les lecteurs passent plus de temps à lire les éditions imprimées que les éditions en ligne des quotidiens.
Dans la région de Montréal, c'est le Journal de Montréal qui obtient la première place, avec 1 129 600 lecteurs par semaine. La Presse suit en deuxième position avec 921 700 lecteurs. Le site Web Cyberpresse.ca s'impose également en s'appropriant 31% du lectorat, selon l'étude.
mardi 1 décembre 2009
Tiger Woods, maître du golf et de la publicité
2000
2003
2005
Gatorade annonce que Woods aura sa propre marque de boisson énergisante. Contrat de 100 millions $ sur six ans.
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lundi 30 novembre 2009
Quelques mots sur l'histoire du star system
1. Sur l’inventeur du star system
Phineas Taylor Barnum est un entrepreneur de spectacles américain. Il est à l’origine du cirque Barnum, qui deviendra plus tard le Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Grâce à ses qualités de promoteurs, Barnum est le premier millionnaire de l’histoire du show business.
La méthode Barnum repose sur quelques principes simples : faire de la publicité en continue (encore aujourd’hui, les affiches de Barnum sont parmi les plus belles), raconter n’importe quoi sur n’importe quoi (il présentera un jour à la foule le chaînon manquant !), mettre le nom « Barnum » sur toutes les lèvres (ancêtre des relations publiques et de la promotion par l’objet), plumer les pigeons et prendre le public de vitesse en osant tout.
Je pourrais vous parler de Barnum pendant des heures. Rappelons simplement qu’il était un relationniste avant l’heure.
2. Sur l’inventeur de la presse à sensation
En 1895, William Hearst rachète le New York Morning Journal, journal peu rentable, et entre en concurrence directe avec Joseph Pulitzer, propriétaire du New York World.
Les journaux de Hearst atteignent rapidement des tirages sans précédent avec une recette éditoriale nouvelle pour l’époque -- le sensationnalisme. Cette recette repose sur trois piliers centraux qui occuperont la majorité de l’espace dans ses journaux :
- La vie des vedettes (Charlie Chaplin et Douglas Fairbanks, par exemple)
- Le crime et le judiciaire (sa couverture du procès de "Fatty" Arbuckle mettra fin à la carrière de ce héros du comique, mentor de Charlie Chaplin et de Buster Keaton)
- Un accent prononcé sur les pseudo-sciences (horoscope, cartomancie, voyance, etc.)
Fait à noter, Hearst sera l’un des quatre millionnaires qui servira d’inspiration à Orson Welles pour son film Citizen Kane (les autres étant Harold McCormick, Samuel Insull et le célèbre Howard Hughes).
3. Sur l’histoire du star system
Une lecture incontournable pour comprendre les prémisses du star system : le livre Les stars d’Edgar Morin.
Dans cet ouvrage, Morin décrit l’origine du star system, le processus de création des stars, mais aussi leur apport à la culture. Qu'est ce qui fait de la star un produit de la culture du moment ? Un livre captivant !
4. Sur l’histoire de la revue The National Enquirer
The National Enquirer est un tabloïd américain, publié par American Media Inc (AMI). La publication a été fondée en 1926 sous le titre The New York Enquirer.
Fondé par William Griffin, un protégé de William Randolph Hearst (décidément le monsieur est un incountournable), le tabloïd est acheté par Generoso Pope en 1952. C’est ce dernier qui aura l’idée géniale de distribuer l’Enquirer dans les épiceries et les grandes surfaces, une technique de vente imitée aujourd’hui par l’ensemble de l’industrie de la revue à potin.
Malgré sa mauvaise réputation, The National Enquirer fut le premier à révéler les infidélités de Bill Clinton et de John Edwards, les problèmes de santé de Rush Limbaugh et plus récemment, le lieu d’enterrement de Michael Jackson ou les problèmes potentiels de Tiger Woods et Rachel Uchitel ou de Brad Pitt et d'Angelina Jolie.
5. Sur l’histoire peu connue du magazine Confidential
Lancé dans les années cinquante, le magazine Confidential se fait un devoir de révéler au grand jour de “vrais” potins.
Contrairement à la plupart des autres magazines du même genre, le magazine nomme des stars et multiplie les détails : photos, témoignages, filature, etc. Mais surtout, Confidential opère en dehors du contrôle des géants d’Hollywood, un fait rare.
Rapidement, le magazine devient la publication la plus vendue aux États-Unis. Il est vrai que cet hebdomadaire basé à New York livre la marchandise : passé criminel de certains acteurs, double vie de nombreuses stars, liens entre vedettes, chanteurs et crime organisé, etc.
C’est à ce moment qu’Hollywood décide qu’elle en a assez et poursuit le magazine. Puis dans une série de revirements, on s’entend avec l’éditeur pour mettre fin à la publication de Confidential.
Désormais, la presse a sensation n’opérera que rarement en dehors des dicktats d’Hollywood... Mais c'était avant l'arrivée d'Internet !
dimanche 29 novembre 2009
1001 trucs publicitaires, version tchèque
Je tiens à remercier Jean Paré, directeur des Éditions Transcontinental, pour sa vision, son énergie inlassable et ses encouragements continus. Grâce à lui, des entrepreneurs d’un peu partout à travers le monde peuvent lire mes livres : Canada, États-Unis, Espagne, Chine, Inde, Amérique latine, Corée du sud, Russie et maintenant la République tchèque.
Top 7 messages Twitter de la semaine
1. McDonald's Allemagne adopte un nouveau logo
2. 10 meilleures pages Facebook d'entreprises
3. Le secret de la conception graphique de 12 marques/logos célèbres
4. L'origine de 25 produits - gomme balloune, slinky, popsicle, chips, velcro, corn flakes, teflon, etc.
5. 35 pubs capotés dans/sur les ascenseurs
6. Comment expliquer la fascination pour Twitter - un psychologue se prononce
7. Comment McDonald’s utilise les médias sociaux - présentation avec slides
En bonus :
50 choses que les gens qui réussissent ont en commun
vendredi 27 novembre 2009
jeudi 26 novembre 2009
Sur le marketing de la gomme à mâcher
Dans les faits, faire l’histoire de la gomme, c’est faire l’histoire de l'évolution sociale et économique de l'Amérique du XXe siècle. Tout y est : un public jeune à conquérir, la carte de la nostalgie pour les grands et, surtout, le plaisir auquel le produit est associé. Comme nous le rappellait Ernest Dichter, chaque personne a une histoire reliée aux friandises, en général, et à la gomme, en particulier.
Commercialement parlant, la gomme continue d'être populaire parce que les fabricants ne cessent de réinventer la roue et d’être très innovateurs en matière de marketing. Les compagnies mettent beaucoup d'argent dans la recherche et le développement de nouveaux produits. Les couleurs, l'emballage, la forme et le nom des produits sont largement étudiés.
Le positionnement des différentes sortes de gomme est crucial. Chacun a sa niche. Il y a les gommes qui donnent une haleine fraîche, les sans sucre, les Sucrées, les gommes ballounes, etc.
« Il y a quelques années, comme le rappelle la journaliste Marianne White, Trident Splash a fait toute une vague avec le lancement d'une toute nouvelle gomme avec un centre juteux, qui libère deux saveurs afin d'offrir un goût à plus longue durée. Cette gomme a contribué à une croissance de 60 % dans sa catégorie et la saveur Fraise et kiwi est devenue numéro en seulement sept semaines. » Comme on s'en doute bien, elle a été rapidement imitée par ses compétiteurs, dont Dentyne.
***
Voir aussi les articles suivants :
"Que sont nos friandises devenues ?" par Valérie Gaudreau (Le Soleil)
"Gomme à mâcher : le secret de ce succès" par Marianne White (Le Soleil)
"Mille et une saveurs : la révolution de la gomme à mâcher" par Marianne White (Le Soleil)
mardi 24 novembre 2009
McDonald's Allemagne adopte un nouveau logo
Onde de choc dans le monde du branding. McDonald's Allemagne annonce que le célèbre logo du géant de la restauration rapide utilisera dorénavant le vert comme couleur de fond. C’est une annonce d’autant plus importante que le siège social de McDonald's basé à Oak Brook a toujours protégé jalousement le logo de la célèbre firme.
Dans les faits, un logo est un bien précieux. Il représente votre produit ; il symbolise votre marque. Le bon logo doit être simple, donner une image positive de votre produit et véhiculer un message. Idéalement, il doit être original et traverser les années, 10 à 15 ans.
« Un logo communique beaucoup. Les formes et les couleurs transmettent des idées. Les milliers de caractères typographiques existants ont été conçus pour faire ressortir des valeurs qu’ils ajoutent aux mots », rappelle Pierre Léonard, vice-président, directeur général de Graphème Branding Design.
Comme je l'écrivais dans 1001 trucs publicitaires, le logo est souvent un élément clé dans la réussite d’un positionnement – dans le cas de McDonald's Allemagne, un positionnement manifestement environnemental.
Quant à savoir si ce logo sera éventuellement utilisé en Amérique du nord, je reste sceptique. Dossier à suivre...
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Sur le même sujet :
Entendre l'entrevue « Pourquoi McDonald's change de logo en Allemagne » avec Gilles Parent du FM93.
lundi 23 novembre 2009
La petite histoire de Facebook
dimanche 22 novembre 2009
Top 7 messages Twitter de la semaine
1. Quatre trucs pour améliorer la durée de vos batteries d'ordinateurs, de téléphones, de caméras, etc.
2. Pourquoi la télévision est encore le média le plus puissant en publicité
3. Comment les 500 plus importantes entreprises aux USA (en terme de croissance) utilisent les médias sociaux (document PDF)
4. Comment Pepsi a gagné la guerre des colas au Québec ?
vendredi 20 novembre 2009
Conférence sur la publicité
Quel est l’avenir de la télé généraliste au Canada ?
Comme je le mentionne dans cette entrevue, ce sont probablement les audiences du CRTC les plus importantes des 20 dernières années. En fait, nous sommes à une croisée des chemins.
Par ailleurs, comment expliquer que les stations spécialisées reçoivent des redevances et pas les généralistes ? La logique au départ était d’accorder des redevances aux spécialisées parce qu’elles débutaient. Aujourd’hui, plusieurs génèrent beaucoup de revenus et produisent peu de contenu original. Il faut donc revoir la répartition des redevances.
Pour lire la suite de l'entrevue et mes prédictions sur ce qu'annoncera éventuellement le CRTC, cliquer ici.
mercredi 18 novembre 2009
Sondage Léger Marketing : les TV généralistes traitées injustement
L’enquête a aussi permis de faire la preuve de l’attachement des Québécois à la télévision généraliste, les répondants estimant, dans une proportion de 80 %, que celle-ci jouait un rôle majeur dans la préservation et le rayonnement de la culture québécoise et, dans une proportion de 76 %, que les pouvoirs publics avaient la responsabilité de protéger l’industrie télévisuelle québécoise.