samedi 14 octobre 2017
Sears met fin à ses activités au Canada
Sears, une entreprise
présente au pays depuis plus de 64 ans, a indiqué qu’elle demandera à la Cour
supérieure d’amorcer sa liquidation et de mettre fin à ses activités. D’ici la
fin de l’année, Sears prévoit la fermeture de ses 130 magasins et la mise à
pied de plus de 12 000 employés au pays. Comment expliquer la fin de cette
marque iconique, à l'origine du catalogue à la fin du 19e siècle ? J’en
parle avec Mathieu Beaumont du FM98,5.
mercredi 4 octobre 2017
Lancement des pubs TV de 6 secondes
Après YouTube et Facebook, c’est au tour des réseaux de télévision
d’introduire un nouveau format publicitaire : l’annonce de SIX secondes. On peut désormais en voir pendant les matchs de la NFL sur le réseaux FOX.
À une certaine époque, comme je le mentionne à Gilles Parent du FM93, la publicité présentée au petit écran devait durer 60 secondes. Puis, au milieu des années soixante, les annonceurs décidèrent de contourner l’augmentation des tarifs publicitaires en employant des commerciaux de 30 secondes, puis de 15 secondes.
Les premiers messages de 15 secondes sont apparus à la télévision américaine en 1983. À cette époque, ABC et NBC ont commencé à offrir des publicités de 15 secondes en groupe de deux. Au Canada, les premiers messages de 15 secondes sont apparus en 1985.
Pour la petite histoire, les publicités de 15 secondes ont fait leur apparition à la suite d’un procès devant les tribunaux américains. Au début des années quatre-vingt, la firme Alberto-Culver a poursuivi les grands réseaux américains pour obtenir le droit de diffuser des messages de 15 secondes. La compagnie gagna sa cause en justice. Les messages de 15 secondes étaient nés.
Selon les études, les messages de 15 secondes sont de 60% à 80% aussi efficaces que ceux de 30 secondes. En plus de coûter moins cher qu’une publicité de 30 secondes, un message de 15 secondes a deux avantages marqués. Premièrement, il vous permet d’étirer votre budget médias. Deuxièmement, il augmente votre fréquence d’exposition.
Dans les faits, le 15 secondes est recommandé pour annoncer des marques établies. Une étude de l’Association nationale des publicitaires des États-Unis indique que les publicités de 15 secondes peuvent être très efficaces, sauf si la nouveauté est l'argument clé.
Si vous voulez augmenter l’efficacité d’un message de 15 secondes, la firme McCollum/Speilman suggère de respecter les principes suivants : soyez simple, ne faites pas une version remixée d’un commercial de 30 secondes, faites preuve d’imagination et utilisez les publicités de 15 secondes pour susciter le rappel.
Dans l'industrie publicitaire, les créateurs professionnels vous diront qu’il est plus difficile de faire un bon message de 15 secondes qu’un bon message de 30 secondes. En effet, il n’est pas toujours facile de tout dire en 15 secondes. Cela explique probablement pourquoi le 30 secondes reste malgré tout le format de choix à la télévision.
Les messages de 30 secondes ont dominé le paysage télévisuel pour la première fois en 1970. Ils mettaient ainsi fin au règne des messages de 60 secondes.
Selon le Media Directors Council, une publicité de 30 secondes est de 70 % à 90 % aussi efficace qu’une publicité de 60 secondes. Pour l'instant, le commercial de 30 secondes reste donc le choix le plus sûr en publicité télévisée aux États-Unis comme à TVA, V, Astral ou Radio-Canada.
jeudi 24 août 2017
Walmart s'associe à Google pour affronter Amazon
Walmart va
s’associer dès septembre à Google pour vendre ses produits, une alliance qui
vient directement concurrencer Amazon.
Walmart fera appel à Google pour offrir des centaines de milliers de produits accessibles par commande vocale.
Est-ce qu’il faut conclure qu’Amazon dérange le géant Walmart ? C’est quoi cette histoire de commande vocale dont on parle dans la nouvelle ? Quelle sera la prochaine cible d’Amazon ? Est-ce qu’on peut freiner Amazon ? J'en parle avec Bernard Drainville à l'antenne du FM 98,5.
Walmart fera appel à Google pour offrir des centaines de milliers de produits accessibles par commande vocale.
Est-ce qu’il faut conclure qu’Amazon dérange le géant Walmart ? C’est quoi cette histoire de commande vocale dont on parle dans la nouvelle ? Quelle sera la prochaine cible d’Amazon ? Est-ce qu’on peut freiner Amazon ? J'en parle avec Bernard Drainville à l'antenne du FM 98,5.
mercredi 16 août 2017
Daniel Craig interprétera à nouveau James Bond
Daniel Craig a confirmé sur le plateau du Late Show With Stephen Colbert qu’il incarnera à nouveau le rôle de James
Bond dans le prochain film de la célèbre franchise. Il faut dire que depuis qu’il
interprète le célèbre agent secret, les succès aux guichets s’accumulent.
Comme je le mentionne en entrevue à Marie-Claude Lavallée du FM 98,5, James Bond, c’est l’histoire de son créateur, l’écrivain Ian Fleming, ex-reporter et ex-agent secret britannique qui cherche à s’évader par l’écriture lors d’un séjour en Jamaïque en 1952. Il faut dire que Fleming est sur le point de se marier.
Comme je le mentionne en entrevue à Marie-Claude Lavallée du FM 98,5, James Bond, c’est l’histoire de son créateur, l’écrivain Ian Fleming, ex-reporter et ex-agent secret britannique qui cherche à s’évader par l’écriture lors d’un séjour en Jamaïque en 1952. Il faut dire que Fleming est sur le point de se marier.
Dans ce contexte, au bord de la plage, Fleming rêve de femmes,
d’aventure et de suspense. Au bout de six semaines, il accouche d’un premier
roman intitulé Casino Royale, mettant en vedette un certain James Bond,
un agent secret qui prendra quelques années à s’affirmer aux États-Unis.
Initialement, seulement 4000
copies seront vendues du premier livre de Fleming au sud de la frontière. Puis,
coup du destin, un certain John F. Kennedy, président des États-Unis, classera
les aventures de Bond parmi ses 10 meilleures lectures de l’été dans le magazine
Life. C’est le début d’une grande saga.
Fleming, en écrivain talentueux, comprend dès le départ l'importance d’affubler son héros d’un nom porteur. Pourtant, par pur hasard, il reconnaîtra avoir retenu le nom « James Bond » après être tombé sur un livre consacré à l’ornithologie et dont l’auteur est un certain… James Bond.
Fleming, en écrivain talentueux, comprend dès le départ l'importance d’affubler son héros d’un nom porteur. Pourtant, par pur hasard, il reconnaîtra avoir retenu le nom « James Bond » après être tombé sur un livre consacré à l’ornithologie et dont l’auteur est un certain… James Bond.
Momentanément, l’adaptation télévisuelle du roman Casino Royale
en 1954 par la CBS (pour un montant de 1000 $ payés directement à Fleming)
mettra en vedette l’agent américain « Jimmy Bond ». Mais rapidement, Bond
redeviendra un agent britannique au service de la reine dans le film Dr. No
lancé en 1962.
Exception faite de ce faux pas, on retrouvera dans la marque James Bond
des romans bien ficelés, des thèmes éternels (les oppositions Bond/le méchant,
le méchant/la femme, la femme/Bond, le monde libre/l’URSS et l’amour/la mort)
et des personnages archétypaux (Bond, le beau, viril, macho, intelligent et
loyal agent secret amateur de golf, de gambling, de ski ou de parachute ; le
méchant, monstrueux, laid, gros, petit ou chauve multimillionnaire et
tricheur).
Par ailleurs, les 12 romans de James Bond écrits par Ian Fleming (10
publiés de son vivant / 2 à titre posthume) reposeront sur une structure
invariable qui sera éventuellement reprise avec humour par la série de
films d’Austin Powers :
-
M confie une mission à Bond
-
le méchant apparaît à Bond
-
Bond inflige un premier échec au méchant
-
la femme se présente à Bond
-
le méchant attrape Bond
-
Bond bat le méchant
-
Bond perd la femme.
Je répète : Bond séduit la femme mais finit toujours par la perdre…
Pour couronner la formule Fleming, des voitures (Aston Martin, BMW,
etc.), des fusils (dont le fameux Beretta 418, un fusil de femme faut-il le
préciser), des gadgets, de l’alcool, des destinations à faire rêver et de
jolies filles.
Cette recette réglée au quart de tour permettra à Fleming de choisir de
son vivant six auteurs qui poursuivront la tradition Bond après sa mort en
1964.
Avant son décès, Fleming vendra les droits cinématographiques à court
terme de James Bond à Harry Saltzman, un Canadien né à Sherbrooke et à Albert
Brocoli, un Américain, pour la somme initiale de 50 000 $.
Brocoli et Saltzman formeront une entreprise, Eon, pour gérer le
développement créatif de James Bond sur le grand écran. Éventuellement,
Saltzman vendra ses parts à United Artist devenue depuis MGM.
Les 24 films de la série donneront naissance à des jeux vidéo, des trames musicales et des bandes dessinées.
À travers le temps, 6 acteurs incarneront James Bond au cinéma :
George Lazenby, Roger Moore, Pierce Brosnan, Timothy Dalton et les très
talentueux Sean Connery et Daniel Craig. Pourtant, c’est Cary Grant qui est le
premier pressenti pour incarner James Bond au cinéma en 1962.
Mais c’est plutôt Sean Connery qui aura l’honneur d’être le premier vrai
James Bond sur grand écran.
Au total, les ventes de la marque James Bond, incluant celles des
produits dérivés, s’élèvent aujourd’hui à plus de 20 milliards $. Cela fait de
James Bond l’une des quatre plus importantes franchises de tous les temps avec Harry
Potter, Marvel (superhéros) et Star Wars.
À eux seuls, les romans de James Bond ont dépassé le cap des 100 millions
de copies vendues. On estime aujourd’hui que plus de 2,5 milliards de paires
d’yeux ont vu les films de James Bond en salle depuis 1962. Pas mal pour un
héros que William Plomer, l’éditeur initial de le série James Bond, trouvera un
peu ennuyeux.
mardi 15 août 2017
Elvis toujours aussi vivant
Cette semaine marque le 40e anniversaire de
la mort d’Elvis Presley. Mais une revue en surface des revenus des stars
vivantes comme décédées permet de constater à quel point Elvis Presley a
traversé avec succès l’épreuve du temps.
Qu’il s’agisse de son nom, son image, sa voix, sa
signature ou son mouvement de hanche – autant d’éléments protégés par le droit
sur l’image aux États-Unis – force est de constater qu’Elvis Presley n’a rien
perdu de sa popularité. Il faut dire que Core Media Group (anciennement CKX), a
longtemps fait un travail admirable afin de « garder en vie » Elvis avant de
vendre son 85 % des droits de la star à Authentic Brand Group en 2013.
En plus d’Elvis, Authentic Brand Group possède les
droits sur l’image de Muhammad
Ali, Marilyn Monroe et Michael Jackson.
À elle seule, la propriété de Graceland qui attire
annuellement 600 000 visiteurs a généré des ventes de près de 20 millions $
l'an dernier.
Évidemment, il est tout à fait superflu de demander à
Elvis de déclarer qu'il emploie ou qu'il est satisfait du produit annoncé;
il suffit d'affirmer, de prouver par l'évidence, c'est-à-dire en montrant la
star près du produit, que l'objet existe dans le monde où elle vit.
À cet égard, on évalue que le marché des stars
décédées vaut à lui seul plus de 800 millions $ annuellement à travers le
monde.
Grâce à Creative Management Group ou CMG Worldwide,
une firme basée dans la région d'Indianapolis et qui comptait jusqu’à tout
récemment dans sa banque plus de 200 vedettes mortes ou vivantes (James Dean,
Fred Astaire, Babe Ruth, Jayne Mansfield, Lou Goering, Betty Page, Malcom X, le
Géant Ferré, Maurice Richard, etc.), les stars disparues sont assurées de faire
les beaux jours de la publicité et du marketing.
Évidemment, l'avantage de ces emprunts posthumes en
marketing est considérable: comme vous le dira GreenLight,
une autre firme qui fait dans les stars décédées, tous les disparus sont de
braves gens, sympathiques, à l’abri des surprises, des amants, des maîtresses
ou de la drogue.
Elvis Presley, John Wayne, James Dean, autant de
personnages qui sont à la fois des héros mythiques et des stéréotypes
susceptibles de plaire à un large public. Ils ont alors comme fonctions
diverses de figurer, investis par délégation de pouvoir, comme les
protagonistes d'une épopée ancienne.
En plus de favoriser l’attention et l’identification,
les vedettes décédées du cinéma, de la musique ou du sport bénéficient
généralement d’un fort capital de sympathie.
En réalité, la star décédée permet souvent de
communiquer un aspect de la personnalité du produit.
Pour acquérir rapidement un taux de notoriété satisfaisant, la célébrité a toujours été un formidable accélérateur. Dans les faits, la vedette représente souvent une assurance sur la visualisation de la publicité. Même lorsque celle-ci est décédée…
jeudi 10 août 2017
10 principes de l’entrepreneur efficace selon Ashton Leblond
Près de 50
ans après sa première acquisition, le fondateur des restaurant Chez Ashton, Ashton
Leblond, fait l’objet d’une biographie intitulée Ashton
Leblond, Juste du vrai!, publiée
aux Éditions Le Dauphin Blanc. Rédigée
par l’auteure Sonia Reid, cette biographie s’intéresse au parcours de
l’homme d’affaires à l’origine des restos Chez Ashton, un des plus beaux succès
de la restauration rapide au Canada.
Sur le plan marketing, cette biographie est d’un grand intérêt car vous avez au bout des doigts l’ABC de la recette commerciale d’Ashton Leblond. À cet égard, c’est un livre qui est riche d’enseignement pour toute personne qui rêve de devenir entrepreneur ou qui s'intéresse à l'univers du marketing.
À partir de mes notes de lectures (je reprends des passages clés du livre de Madame Reid), voici les 10 principes de l’entrepreneur efficace selon Ashton Leblond :
1. Faire preuve d’audace
Ashton Leblond n’a que 20 ans et aucune expérience lorsqu’il décide d’acheter son premier resto – une roulotte. Il n’hésitera pas à payer cinq mille dollars (ce qui correspondrait en 2017 à environ 35 mille dollars) à 20 ans pour sa première roulotte.
2. Focusser sur la qualité des équipements
Dès la prise de possession de la roulotte, Ashton Leblond constate que certaines pièces d’équipement sont désuètes, notamment le poêle au gaz, ce qui le contrarie beaucoup. Sa vision de la qualité est déjà ancrée en lui. Par la suite, ce sera d’ailleurs sa marque de commerce.
Toujours en quête d’amélioration, il est souvent l’un des premiers à essayer les nouvelles technologies et le nouveau matériel, des caisses enregistreuses électroniques jusqu’aux caisses informatisées actuelles reliées à des écrans en cuisine.
3. Se donner un nom distinctif
Après quelques mois d’opération, Ashton appelle son snack bar « Ashton snack bar ». Si les mots snack bar sont familiers à l’oreille des clients, le nom Ashton ne l’est pas du tout. Amusé, Ashton les écoute discuter entre eux et chercher à saisir un quelconque jeu de mot dans cette étrange appellation qu’ils ne comprennent pas.
Lorsqu’Ashton leur explique qu’il s’agit de son prénom, les gens sont surpris. Quel drôle de prénom, tout de même ! Jamais ils n’avaient entendu un tel prénom. Ashton, lui, en rit. Alors qu’il en fut si longtemps gêné, il commence à être fier de ce nom qui le démarque.
Plus tard, une nouvelle réglementation concernant la langue française et l’affichage le force à changer le nom de son commerce. Le choix de Chez Ashton s’impose pour remplacer « Ashton snack bar » et dorénavant c’est à ce nom qu’on reconnaîtra les restaurants d’Ashton.
4. Se donner un positionnement
Dès le départ, Ashton cherche un produit par lequel il pourrait se démarquer de ses concurrents. Selon lui, offrir un produit unique est ce qui lui permettra d’y parvenir. En 1972, il entend parler pour la première fois d’un mets différent : la poutine ! Un restaurateur l’offre déjà en Estrie et Ashton s’y rend pour constater de quoi il en retourne.
Le public adopte définitivement la poutine qui devient le produit vedette de son commerce au bout de six ans. Pendant trois ans, il est le seul poutinier de la ville de Québec.
5. Investir sur le service à la clientèle
Le service à la clientèle doit être impeccable. La courtoisie et la rapidité du service deviennent des éléments clés de son modèle d’affaires.
Ashton s’assure entre autres d’offrir aux employés les formations nécessaires afin de maîtriser l’ensemble des techniques de travail, de bien comprendre les bases du succès de l’entreprise et d’être sensibilisés à l'importance de la qualité. Sa recette pour un service à la clientèle de qualité se résume ainsi : QSP, l’abréviation de Qualité-Service-Propreté, trois mots qui résument à eux seuls toute la philosophie de l’entreprise.
Il veut offrir des mets délicieux préparés avec des aliments frais de qualité. Jamais, il ne lésinera sur le goût et la fraîcheur.
L’un des aspects du génie d’Ashton Leblond est sa constante recherche du service le plus rapide et le plus efficace qui soit. Graduellement, il a conçu un système efficace et des équipements adaptés.
À l’époque, les commandes des clients étaient notées à la main. Il sait que les opérations en sont parfois retardées et que le service à la clientèle en souffre, ce qui est inacceptable. À force de se creuser la tête, il invente un nouveau système : un code de lettres. Ainsi, hot-dog devient HD, hamburger devient H et un cheeseburger se lira CH. Quant aux garnitures, dorénavant R signifie relish, M moutarde, K ketchup, Y mayonnaise, O oignons et OF oignons frits. La prise de commandes est accélérée.
La propreté des lieux, tant en cuisine et en salle à manger que dans les toilettes, est hautement surveillée. Que ce soit chez lui ou dans l’un de ses établissements, il est inacceptable que la propreté soit négligée ou douteuse.
Chacun connaît son rôle et demeure à son poste, s’acquittant adéquatement de ses propres tâches : une personne à la caisse et à la prise de commandes, une personne aux frites, une autre à la cuisson et une dernière aux garnitures.
De plus, les relations avec le client lui plaisent énormément. Il adore les gens, et non seulement s’empresse-t-il de bien les servir, mais il prend des nouvelles de leur famille, il s’arrête pour les écouter, il aime les saluer et bavarder avec eux. Pour lui, rien ne vaut le sourire de satisfaction d’un client.
6. Réfléchir à son marketing
Au Collège, Ashton s’est lié d’amitié avec le représentant de l’un des fournisseurs, la Boulangerie Simard. Le slogan de la boulangerie, qui plaît beaucoup à Ashton, est « Si bon, si frais, Simard ». Ashton Leblond portera plus tard une grande attention à ses propres slogans.
Ainsi, son slogan « Allez-y, gâtez-vous ! Chez Ashton, juste du frais, juste du vrai ! » invite les gens à se faire plaisir tout en leur rappelant que chez lui, la qualité et la fraîcheur sont au rendez-vous.
En 1994, en collaboration avec une agence de publicité, il met sur pied une promotion originale pour augmenter l’achalandage durant le mois de janvier, le plus tranquille en restauration. Il propose un rabais sur son plat vedette, la poutine, selon les variations de la météo : c’est le « rabais météo », comme on l’appelle à l’interne. Ainsi, si la température est de moins 15 C°, le client obtient 15 pour cent de rabais sur la poutine.
Le succès de la promo n’est pas instantané, loin de là. En fait, il faudra une dizaine d’années avant que la promotion connaisse un réel succès. Mais comme toujours, lorsqu’Ashton croit en quelque chose, il est tenace.
7. Simplicité
Le menu Chez Ashton se compose aujourd’hui de frites et poutines, de burgers, d’assiettes sauce, de sandwichs roastbeef, de hot-dogs, de pains à la viande, de guedilles, du Club Ashton et d’une salade.
Malgré la progression continue de sa compagnie, Ashton a le génie de ne pas déroger de son menu. Bien des chaînes autour de lui tentent d’intégrer de nouveaux mets au gré des tendances du marché, comme de la pizza ou des mets végétariens. Ashton sait qu’implanter un nouveau mets coûte cher, parce que cela exige souvent l’achat de nouveaux équipements ou de nouveaux produits.
8. Jeter un coup d’œil sur la compétition
Tout au long de sa carrière, Ashton visite ses concurrents et s’efforce d’offrir une variété de mets à des prix concurrentiels.
9. S’ajuster à la clientèle
Avec autant de nouveaux restaurants dans des quartiers très différents les uns des autres, Ashton doit rapidement s’adapter. Il comprend qu’il ne peut pas s’en tenir à des heures d’ouverture uniformes pour toute la chaîne. Constatant que les jeunes gens sortent dans les bars et les discothèques de la Grande-Allée jusqu’à très tard dans la nuit, Ashton décide d’ouvrir le soir jusqu’aux petites heures du matin.
Par ailleurs, la succursale du boulevard Charest, dans le quartier St-Roch à Québec, est la seule à demeurer ouverte 24 heures. Ashton a compris que cet établissement se trouve dans un secteur où circulent plusieurs travailleurs de nuit. Il tient à les accommoder pour se restaurer, soit en fin de soirée ou au petit matin, lorsqu’ils terminent leur journée.
10. Apprendre de ses erreurs
Depuis le temps qu’on lui casse les oreilles avec le grand marché de Montréal, il prend la décision d’essayer de s’implanter près de la Métropole. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous.
Avant longtemps, il ferme l’établissement et fait une autre tentative en plein Montréal. De nouveau, le concept ne lève pas et Ashton revient au menu classique de Chez Ashton. Mais rien n’y fait. De nouveau, c’est l’échec. Il abandonne finalement l’idée de s’implanter dans le marché montréalais et décide de se consacrer sur la grande région de Québec.
Sur le plan marketing, cette biographie est d’un grand intérêt car vous avez au bout des doigts l’ABC de la recette commerciale d’Ashton Leblond. À cet égard, c’est un livre qui est riche d’enseignement pour toute personne qui rêve de devenir entrepreneur ou qui s'intéresse à l'univers du marketing.
À partir de mes notes de lectures (je reprends des passages clés du livre de Madame Reid), voici les 10 principes de l’entrepreneur efficace selon Ashton Leblond :
1. Faire preuve d’audace
Ashton Leblond n’a que 20 ans et aucune expérience lorsqu’il décide d’acheter son premier resto – une roulotte. Il n’hésitera pas à payer cinq mille dollars (ce qui correspondrait en 2017 à environ 35 mille dollars) à 20 ans pour sa première roulotte.
2. Focusser sur la qualité des équipements
Dès la prise de possession de la roulotte, Ashton Leblond constate que certaines pièces d’équipement sont désuètes, notamment le poêle au gaz, ce qui le contrarie beaucoup. Sa vision de la qualité est déjà ancrée en lui. Par la suite, ce sera d’ailleurs sa marque de commerce.
Toujours en quête d’amélioration, il est souvent l’un des premiers à essayer les nouvelles technologies et le nouveau matériel, des caisses enregistreuses électroniques jusqu’aux caisses informatisées actuelles reliées à des écrans en cuisine.
3. Se donner un nom distinctif
Après quelques mois d’opération, Ashton appelle son snack bar « Ashton snack bar ». Si les mots snack bar sont familiers à l’oreille des clients, le nom Ashton ne l’est pas du tout. Amusé, Ashton les écoute discuter entre eux et chercher à saisir un quelconque jeu de mot dans cette étrange appellation qu’ils ne comprennent pas.
Lorsqu’Ashton leur explique qu’il s’agit de son prénom, les gens sont surpris. Quel drôle de prénom, tout de même ! Jamais ils n’avaient entendu un tel prénom. Ashton, lui, en rit. Alors qu’il en fut si longtemps gêné, il commence à être fier de ce nom qui le démarque.
Plus tard, une nouvelle réglementation concernant la langue française et l’affichage le force à changer le nom de son commerce. Le choix de Chez Ashton s’impose pour remplacer « Ashton snack bar » et dorénavant c’est à ce nom qu’on reconnaîtra les restaurants d’Ashton.
4. Se donner un positionnement
Dès le départ, Ashton cherche un produit par lequel il pourrait se démarquer de ses concurrents. Selon lui, offrir un produit unique est ce qui lui permettra d’y parvenir. En 1972, il entend parler pour la première fois d’un mets différent : la poutine ! Un restaurateur l’offre déjà en Estrie et Ashton s’y rend pour constater de quoi il en retourne.
Le public adopte définitivement la poutine qui devient le produit vedette de son commerce au bout de six ans. Pendant trois ans, il est le seul poutinier de la ville de Québec.
5. Investir sur le service à la clientèle
Le service à la clientèle doit être impeccable. La courtoisie et la rapidité du service deviennent des éléments clés de son modèle d’affaires.
Ashton s’assure entre autres d’offrir aux employés les formations nécessaires afin de maîtriser l’ensemble des techniques de travail, de bien comprendre les bases du succès de l’entreprise et d’être sensibilisés à l'importance de la qualité. Sa recette pour un service à la clientèle de qualité se résume ainsi : QSP, l’abréviation de Qualité-Service-Propreté, trois mots qui résument à eux seuls toute la philosophie de l’entreprise.
Il veut offrir des mets délicieux préparés avec des aliments frais de qualité. Jamais, il ne lésinera sur le goût et la fraîcheur.
L’un des aspects du génie d’Ashton Leblond est sa constante recherche du service le plus rapide et le plus efficace qui soit. Graduellement, il a conçu un système efficace et des équipements adaptés.
À l’époque, les commandes des clients étaient notées à la main. Il sait que les opérations en sont parfois retardées et que le service à la clientèle en souffre, ce qui est inacceptable. À force de se creuser la tête, il invente un nouveau système : un code de lettres. Ainsi, hot-dog devient HD, hamburger devient H et un cheeseburger se lira CH. Quant aux garnitures, dorénavant R signifie relish, M moutarde, K ketchup, Y mayonnaise, O oignons et OF oignons frits. La prise de commandes est accélérée.
La propreté des lieux, tant en cuisine et en salle à manger que dans les toilettes, est hautement surveillée. Que ce soit chez lui ou dans l’un de ses établissements, il est inacceptable que la propreté soit négligée ou douteuse.
Chacun connaît son rôle et demeure à son poste, s’acquittant adéquatement de ses propres tâches : une personne à la caisse et à la prise de commandes, une personne aux frites, une autre à la cuisson et une dernière aux garnitures.
De plus, les relations avec le client lui plaisent énormément. Il adore les gens, et non seulement s’empresse-t-il de bien les servir, mais il prend des nouvelles de leur famille, il s’arrête pour les écouter, il aime les saluer et bavarder avec eux. Pour lui, rien ne vaut le sourire de satisfaction d’un client.
6. Réfléchir à son marketing
Au Collège, Ashton s’est lié d’amitié avec le représentant de l’un des fournisseurs, la Boulangerie Simard. Le slogan de la boulangerie, qui plaît beaucoup à Ashton, est « Si bon, si frais, Simard ». Ashton Leblond portera plus tard une grande attention à ses propres slogans.
Ainsi, son slogan « Allez-y, gâtez-vous ! Chez Ashton, juste du frais, juste du vrai ! » invite les gens à se faire plaisir tout en leur rappelant que chez lui, la qualité et la fraîcheur sont au rendez-vous.
En 1994, en collaboration avec une agence de publicité, il met sur pied une promotion originale pour augmenter l’achalandage durant le mois de janvier, le plus tranquille en restauration. Il propose un rabais sur son plat vedette, la poutine, selon les variations de la météo : c’est le « rabais météo », comme on l’appelle à l’interne. Ainsi, si la température est de moins 15 C°, le client obtient 15 pour cent de rabais sur la poutine.
Le succès de la promo n’est pas instantané, loin de là. En fait, il faudra une dizaine d’années avant que la promotion connaisse un réel succès. Mais comme toujours, lorsqu’Ashton croit en quelque chose, il est tenace.
7. Simplicité
Le menu Chez Ashton se compose aujourd’hui de frites et poutines, de burgers, d’assiettes sauce, de sandwichs roastbeef, de hot-dogs, de pains à la viande, de guedilles, du Club Ashton et d’une salade.
Malgré la progression continue de sa compagnie, Ashton a le génie de ne pas déroger de son menu. Bien des chaînes autour de lui tentent d’intégrer de nouveaux mets au gré des tendances du marché, comme de la pizza ou des mets végétariens. Ashton sait qu’implanter un nouveau mets coûte cher, parce que cela exige souvent l’achat de nouveaux équipements ou de nouveaux produits.
8. Jeter un coup d’œil sur la compétition
Tout au long de sa carrière, Ashton visite ses concurrents et s’efforce d’offrir une variété de mets à des prix concurrentiels.
9. S’ajuster à la clientèle
Avec autant de nouveaux restaurants dans des quartiers très différents les uns des autres, Ashton doit rapidement s’adapter. Il comprend qu’il ne peut pas s’en tenir à des heures d’ouverture uniformes pour toute la chaîne. Constatant que les jeunes gens sortent dans les bars et les discothèques de la Grande-Allée jusqu’à très tard dans la nuit, Ashton décide d’ouvrir le soir jusqu’aux petites heures du matin.
Par ailleurs, la succursale du boulevard Charest, dans le quartier St-Roch à Québec, est la seule à demeurer ouverte 24 heures. Ashton a compris que cet établissement se trouve dans un secteur où circulent plusieurs travailleurs de nuit. Il tient à les accommoder pour se restaurer, soit en fin de soirée ou au petit matin, lorsqu’ils terminent leur journée.
10. Apprendre de ses erreurs
Depuis le temps qu’on lui casse les oreilles avec le grand marché de Montréal, il prend la décision d’essayer de s’implanter près de la Métropole. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous.
Avant longtemps, il ferme l’établissement et fait une autre tentative en plein Montréal. De nouveau, le concept ne lève pas et Ashton revient au menu classique de Chez Ashton. Mais rien n’y fait. De nouveau, c’est l’échec. Il abandonne finalement l’idée de s’implanter dans le marché montréalais et décide de se consacrer sur la grande région de Québec.
lundi 3 juillet 2017
Le Model 3 de Tesla sera lancé le 28 juillet
Elon Musk a
confirmé sur les médias sociaux que Tesla lancera le Model 3 vendredi
prochain. Les premiers consommateurs en prendront possession à la fin
du mois. Le Model 3 offrira une autonomie de plus de 345 kilomètres par charge
d'électricité et coûtera 35 000 $ US pour le modèle de base. Avec ce nouveau
modèle, Elon Musk cible un nouveau segment de marché, celui du milieu de gamme,
une étape clé pour Tesla.
Fondé en 2003, Tesla Motors compte aujourd’hui 17000 employés. Fort
d’une stratégie de positionnement en 4 étapes fort astucieuse (Roadster –
voiture sport ; Modèle S – voiture de luxe ; Modèle X – multisegment VUS
Minivan ; Modèle grand public – Model 3), Tesla Motors s’attaque au marché une
bouchée à la fois en prenant bien soin de faire tomber les préjugés à l’égard
de la voiture électrique.
En effet, comme je l’indique à Gilles Parent en entrevue, les voitiures Tesla se
distinguent par cinq éléments : la carrosserie (la Roadster était montée sur un châssis de Lotus), les couleurs uniques, l'accélération, la vitesse de croisière et l'autonomie.
Pour garantir l’alimentation en électricité, Tesla Motors a construit un
système de borne à l’échelle de l’Amérique du Nord. Il faut dire que la borne
électrique de Tesla est alimentée à l’énergie solaire, un autre produit
fabriqué… par l’architecte de Tesla - Elon Musk.
Car Tesla
n'est pas seulement un constructeur automobile. Elle s’intéresse aussi à l'innovation
énergétique. En 2018, une usine produira des batteries destinées au stockage
fixe pour les entreprises et les résidences.
Parler de Tesla Motors, c’est parler de son joueur clé : Elon Musk.
Ingénieur de formation, Musk naît en Afrique du Sud. Il émigre par la suite au
Canada puis s’installe définitivement aux États-Unis. Véritable Steve Jobs du
21e siècle, Elon Musk fonde sa première entreprise à 23 ans, Zip2, un bottin
téléphonique sur le Web.
Musk vend Zip2 à 27 ans, à COMPAQ, pour la somme de 307 millions $. Il
crée ensuite coup sur coup SolarCity, une firme de panneau solaire, SpaceX, une
entreprise spécialisée dans l’exploration spatiale et PayPal qu’il vend à Ebay
pour 1,5 milliard $ à 30 ans.
Comme si cela ne suffisait pas, la Tesla est vendue principalement par l’entremise de son site Internet. Véritable révolution dans le monde du marketing automobile, Tesla risque donc de révolutionner non seulement la manière de se déplacer, mais aussi la manière de vendre et d’acheter des véhicules automobiles. Signe du destin et sans surprise, des regroupements de concessionnaires tentent déjà à bloquer la vente de voiture sur Internet.
samedi 17 juin 2017
McDonald's et le CIO se séparent
McDonald’s
et le CIO se séparent après plus de 40 ans d’alliance. C’est une très mauvaise nouvelle pour le CIO.
D’abord, parce que McDonald’s était un partenaire du CIO depuis 1976 – les Jeux Olympiques de Montréal. Le géant de la restauration rapide investissait 100 millions $ par cycle olympique de 4 ans.
Il faisait partie des 13 partenaires de premier niveau du mouvement olympique, réunis dans le programme TOP ; Coca Cola, General Electric, Bridgestone, Panasonic, Toyota et Omega étaient du lot.
Ensuite parce que McDonald’s est avec Procter & Gamble la firme qui mesure le mieux le retour sur l’invetissement marketing. En d’autres mots, le message de McDonald’s est « 100 millions $ pour deux jeux (un d’été et un d’hiver), ça n’a plus de sens ! »
Essentiellement, McDonald’s achetait la visibilité et l’image des Jeux. Or, les cotes d’écoute des Jeux de Rio ont été désastreuses chez les 19-49 – recul de 25% - on a parlé de l’effet Netflix !
Et l’image des Jeux est au plus bas. Les Jeux de 2014 ont eu lieu à Sootchi. Ceux de 2016 au Brésil, en plein scandale gouvernemental.
C’est sans compter avec le choix de villes sur le plan de la pub TV et de la commandite – les trois prochains jeux se dérouleront en Asie, ce qui n’est pas idéal pour l’heure de diffusion des compétitions en Amérique du nord.
McDonald's est le dernier en liste d'une longue liste de commanditaires qui quittent le bateau avec Budweiser, Citigroup, TD Ameritrade et AT&T. Je parle de ce développement d'importance sur le plan marketing avec François Gagnon du 985 FM.
D’abord, parce que McDonald’s était un partenaire du CIO depuis 1976 – les Jeux Olympiques de Montréal. Le géant de la restauration rapide investissait 100 millions $ par cycle olympique de 4 ans.
Il faisait partie des 13 partenaires de premier niveau du mouvement olympique, réunis dans le programme TOP ; Coca Cola, General Electric, Bridgestone, Panasonic, Toyota et Omega étaient du lot.
Ensuite parce que McDonald’s est avec Procter & Gamble la firme qui mesure le mieux le retour sur l’invetissement marketing. En d’autres mots, le message de McDonald’s est « 100 millions $ pour deux jeux (un d’été et un d’hiver), ça n’a plus de sens ! »
Essentiellement, McDonald’s achetait la visibilité et l’image des Jeux. Or, les cotes d’écoute des Jeux de Rio ont été désastreuses chez les 19-49 – recul de 25% - on a parlé de l’effet Netflix !
Et l’image des Jeux est au plus bas. Les Jeux de 2014 ont eu lieu à Sootchi. Ceux de 2016 au Brésil, en plein scandale gouvernemental.
C’est sans compter avec le choix de villes sur le plan de la pub TV et de la commandite – les trois prochains jeux se dérouleront en Asie, ce qui n’est pas idéal pour l’heure de diffusion des compétitions en Amérique du nord.
McDonald's est le dernier en liste d'une longue liste de commanditaires qui quittent le bateau avec Budweiser, Citigroup, TD Ameritrade et AT&T. Je parle de ce développement d'importance sur le plan marketing avec François Gagnon du 985 FM.
mercredi 14 juin 2017
Radio du Rocher Percé achète trois journaux de TC Media
André Méthot, président de Radio du Rocher Percé inc. et Claude
Dauphin, directeur général, ont annoncé aujourd’hui l’achat de trois (3)
hebdomadaires appartenant à TC Media, soit Le Pharillon de Gaspé, Le
Havre de Chandler et L'Écho de la Baie de New-Richmond. Les deux investisseurs achètent les trois journaux
ainsi que les propriétés web s’y rattachant.
Les gestionnaires de Radio du Rocher Percé inc. intégreront les
activités du Journal de l’Est aux hebdomadaires de la transaction. Les
huit employés intégreront l’équipe de Radio du Rocher Percé inc. et du Journal
de l'Est qui compte également huit personnes.
Président de Radio du Rocher Percé inc., André Méthot a
administré pendant plusieurs années deux quincailleries Home Hardware en
Gaspésie. Il est l'instigateur de nombreux projets économiques et touristiques
dans sa région natale de la Gaspésie.
vendredi 9 juin 2017
Décès d'Adam West, le Batman de la série TV
Adam West,
qui a joué le rôle de Batman de 1966 à 1968 au réseau ABC, est décédé un peu
plus tôt aujourd’hui à l’âge de 88 ans des suites d'une leucémie.
Comme je le
mentionne en entrevue au 985 FM, malgré une cinquantaine de films, une centaine d'apparitions à la télévision dans des rôles divers et des voix hors champ pour Family Guy et les Simpsons, le personnage de Batman aura collé à
Adam West jusqu’à la fin de sa vie.
On ne peut
pas parler du Batman d’Adam West sans évoquer les méchants (une bonne douzaine)
et bien sûr, les gadgets du superhéros, entre autres, la batmobile, la
batcoptère, les batmenottes et le batsignale.
À l’ère de
la télévision naissante dans les années soixante, la série télévisée Batman –
plus de 120 épisodes entre 1966 et 1968 sur la chaîne ABC – va contribuer à mettre au goût du jour le personnage de Batman et à faire d’Adam West une
superstar l'espace d'un instant.
Les films
de Batman dans les années 80 vont ensuite relancer la franchise originale
à la TV et donner naissance à une nouvelle génération de fans.
Fait à
signaler, le film de Batman lancé en 1984 repose davantage sur la psychologie
des personnages imaginés par les créateurs originaux que sur le personnage de
la série télévisée de ABC dans les années 60.
En outre,
le film est lancé au moment où la franchise de Batman traverse sa plus
importante crise : baisse de vente, rumeurs de fin de parution, assassinat puis
renaissance de Robin, etc.
On retrouve
dans le personnage de Batman, créé en 1939 par Bob Kane et Bill Finger, des
thèmes éternels (le personnage binaire, orphelin et costumé), des personnages
archétypaux (le Joker, le Penguin, la Catwoman, le Sphinx, Mr Freeze), une
ville maudite (Gotham City) et un faire-valoir
ou sidekick, Robin, qui permit d’ailleurs à l’époque de doubler les ventes de
bandes dessinées Batman en kiosque.
Batman est
le 2e personnage le plus populaire de l’histoire des comic books derrière
Superman et devant Spiderman, selon IGN Top 100 Comic Book Heroes of All Time.
Pour
maximiser les chances de réussite de ce super héros dont les ventes ont frisé
le million de copies durant le golden age des comic books, Batman profite de la
machine de DC Comics (et sa première incarnation National Publications), l’un
des deux géants du comic books avec Marvel qui appartient maintenant à Disney.
Mais ce qui fera l’originalité du Batman incarné par Adam West, c’est son côté amusant, surjoué, kitch, un véritable théâtre de l’absurde, reflet de la contre-culture du moment (ou peut-être une satire ?).
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