lundi 17 novembre 2014

Groupe TVA acquiert 15 magazines de TC Transcontinental



Groupe TVA, filiale de Québecor Média, fait l’acquisition aujourd’hui de 15 magazines de TC Transcontinental, pour une somme en espèces de 55,5 M$.

À la clôture de cette transaction, Groupe TVA deviendra ainsi le propriétaire exclusif de 11 des titres acquis, soit Coup de pouce, Canadian Living, Véro Magazine, Décormag, Style at Home, Fleurs Plantes Jardins, Canadian Gardening, Québec Vert, The Hockey News, MaisonNeuves.com, Condo Maison Direct et les sites Internet recettes.qc.ca, Quoi manger et On the table.

Groupe TVA détiendra également une participation effective de 51 % dans l’entreprise Les Publications Transcontinental-Hearst inc., qui exploite les magazines Elle Canada et Elle Québec en partenariat avec Groupe Hearst qui en détient 49 % des parts.

De plus, Groupe TVA et Groupe Bayard détiendront mutuellement 50 % des parts des Publications Senior inc., qui publient les magazines Le Bel Âge et Good Times.

Groupe TVA, filiale de Québecor Média, est une entreprise de communication intégrée active dans la création, la production, la diffusion et la distribution de produits audiovisuels ainsi que dans l’édition de magazines.

Groupe TVA est la plus importante entreprise de diffusion d’émissions de divertissement, d’information et d’affaires publiques et d’édition de magazines de langue française en Amérique du Nord et une des plus grandes entreprises privées de production. 

Cette transaction est sujette à l’approbation du Bureau de la concurrence. 

Rappellons qu'il y a quelques mois, c'est Transcontinental qui achetait 74 journaux hebdomadaires québécois de Sun Media, une filiale de Québecor.

lundi 3 novembre 2014

NADbank et PMB fusionnent



Deux des principales organisations de mesure des médias au Canada, PMB Print Measurement Bureau et NADbank, ont annoncé la semaine dernière que leurs membres respectifs ont approuvé la fusion des deux compagnies.

La nouvelle association amalgamée, qui desservira plus de 500 membres, combinera les ressources des industries canadiennes des revues et des journaux. Elle financera une étude qui vise la mesure de leurs actifs d’imprimerie et numériques communs et offrira aussi de l’information à jour sur l’utilisation des produits et des marques par les Canadiens.

Auparavant, NADbank et PMB produisaient différentes études à différents temps de l’année, ce qui se soldait par l’obligation des organisations visées par les études à analyser, comparer et interpréter deux ensembles de données. 

Chacune des deux parties fusionnantes croit qu’aller de l’avant avec une seule étude combinée mènera à des données plus cohérentes, une réduction de la duplication et une réduction des coûts pour l’industrie.

Le sondage unifié est basé sur une nouvelle méthodologie en ligne, créant un échantillon représentatif de 36 000 Canadiens âgés de 12 ans et plus, sur les marchés locaux et nationaux. La nouvelle étude fera son apparition sur le terrain en janvier 2015. 

Les données dévoilées en 2015 seront un amalgame des données déjà existantes chez PMB et NADbank pendant que l’échantillon pour la nouvelle étude s’accumule au cours de l’année – une approche conçue spécifiquement pour offrir une transition vers les nouvelles données.

La nouvelle organisation fusionnée, qui sera nommée dans les prochains mois, sera menée par 24 membres du conseil d’administration, six de chaque groupe membre (agences, annonceurs, revues, journaux).

dimanche 26 octobre 2014

Noël commence de plus en plus tôt



Si vous vous promenez dans les grandes surfaces, vous avez probablement l’impression que Noël commence de plus en plus tôt.

Comme le mentionne Claude-André Mayrand dans un article consacré au marketing de la fête de Noël, « Des grandes surfaces comme Costco et Rona vendent des articles du temps des Fêtes depuis un bon bout de temps et les magasins de la chaîne Dollarama garnissent leurs tablettes de décorations aux couleurs de Noël depuis le début du mois d’octobre. »

Ce n’est donc pas juste une impression. Si le « Noël psychologique » débutait auparavant au lendemain de l’Halloween, il commence maintenant deux à trois semaines plus tôt. D'ailleurs, avec la compétition entre les bannières, je ne serais pas étonné que le tout commence un jour dès la mi-septembre. Pour consulter l’article de Claude-André Mayrand, cliquer ici.

Pour connaître l’histoire de 15 jouets célèbres, cliquer ici.

Pour connaître l’histoire de Hot Wheels, cliquer ici.

Pour connaître l’histoire du Père Noël, cliquer ici.

mardi 21 octobre 2014

Le marketing de la Série mondiale



Dans les prochains jours, environ 15 millions de personnes seront rivées devant leur téléviseur pour la Série mondiale opposant Kansas City à San Francisco.

Sur le plan publicitaire, la Série mondiale ne se compare en rien au match final du Super Bowl. Ceci dit, chaque année, des compagnies investissent des millions de dollars pour présenter de nouveaux produits à des millions de téléspectateurs captifs. 

Comme je le mentionne en entrevue à Benoît Dutrizac, cette année, la pause publicitaire de 30 secondes de la Série mondiale coûtera près de 500 000 $ (contre 4 millions $ du 30 secondes pour la dernière classique du Super Bowl).

Par ailleurs, chaque match de la Série mondiale génèrera des revenus publicitaires supérieurs à 40 millions $. Donc idéalement, le diffuseur officiel souhaitera une série plus longue que plus courte. Il faut dire qu’avec les années, le rendez-vous du baseball s’est étiré avec l’avant-match et l’après-match. Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

jeudi 2 octobre 2014

L'histoire surprenante de 10 logos célèbres

Un peu plus tôt aujourd'hui, je racontais l'histoire de 10 logos célèbres (Nike, Apple Coca-Cola, Pepsi-Cola, Microsoft, Google, Londres 2012, Twitter, BP et la BBC) au «Retour de Gilles Parent» avec Gilles Parent du FM93. 

Évidemment, les gens n’admettront jamais que leur choix a été influencé par une publicité, un slogan, un visuel ou pire encore, un logo. Ils vous diront plutôt qu’ils sont à la recherche d’information et que leurs habitudes d’achat sont très rationnelles. C’est faux.

À quelques exceptions près, les gens sont incapables de faire la différence entre une marque et une autre. Lors d’une étude, on a sélectionné 300 personnes fidèles à une grande marque de cigarettes. On les a fait fumer des cigarettes dont la marque était cachée. Ensuite, on leur a demandé d’identifier la marque de cigarette qu’ils avaient l’habitude de fumer. Seulement 2 % des gens furent capables d’identifier leur marque de cigarette favorite parmi celles qu’ils avaient fumées. 

Les experts en marketing ont observé les mêmes résultats avec des utilisateurs de chaînes radiophoniques, de crème à raser, des consommateurs de bière, de boissons gazeuses et de champagne.

Plus récemment, des chercheurs ont collé une étiquette Sanyo à un appareil RCA. Ensuite, ils ont demandé à 900 personnes de comparer les performances de cet appareil avec celles du même produit vendu sous l’étiquette RCA. Soixante-dix pour cent des personnes interrogées ont affirmé que le produit Sanyo était meilleur. Pourtant, il s’agissait, dans les deux cas, du même appareil RCA.

En marketing, nous n’achetons pas des produits, nous achetons des positionnements. Dans les faits, c’est le désir d’exprimer notre personnalité qui nous guide dans le choix des produits et des marques. 

Qu’il s’agisse de bières, de cigarettes, de dentifrices, de quincailleries, de chaussures de sport ou d’automobiles, dépenser est une façon de communiquer notre identité sociale.

Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

samedi 27 septembre 2014

Comment la cassette a changé le monde de la musique


Aujourd’hui, aux quatre coins du globe, les amoureux de la cassette prendront part au «Cassette Store Day» ou «Journée de la cassette», en français. Pour les nostalgiques et les curieux, je fais l’histoire de la cassette avec Guy Simard du FM985 à Montréal : origine, âge d’or, déclin, impact sur le modèle d'affaire de l'industrie de la musique, etc. Voici le lien pour écouter cette entrevue.

mardi 9 septembre 2014

Apple lance l'Apple Watch et un nouveau système de paiement mobile, le ApplePay



Un peu plus tôt aujourd’hui, Tim Cook a présenté les nouveaux appareils de la gamme Apple : deux iPhone, une montre intelligente baptisé AppleW atch et un nouveau système de paiement mobile, le ApplePay.

Depuis janvier 2010, il s’agit des premiers lancements de produits d'Apple. Retour obligé sur les moments clés de l'histoire d'Apple, un géant de la techno mais aussi du marketing.

1970 
1976 : Création d’Apple à Cupertino, Californie. Le premier logo utilise une image de Sir Isaac Newton. Le Apple I est mis en vente au prix de 666.66 $.
1977 : Incorporation d’Apple Computer le 3 janvier. Le Apple II fait son apparition.
1979 : Steve Jobs et Jef Raskin visitent les bureaux de Xerox et ils ont accès pour la première fois à une interface graphique qui fera éventuellement la réputation d’Apple.


1980
1980 : Lancement en bourse d’Apple qui a pour effet de créer instantanément 300 millionnaires.
1983 : Lancement du premier ordinateur personnel, le Lisa, qui se révèle un échec commercial.
1984 :
Lancement du Macintosh. Le nouvel ordinateur personnel est annoncé initialement lors du troisième quart du Super Bowl XVIII. La publicité de 60 secondes est tournée par Ridley Scott. La LaserWriter et la souris assurent le succès du Macintosh.
1985 : Conflit entre John Sculley et Steve Jobs. Le conseil d’administration penche en faveur de Sculley et Jobs est remercié de ses services ! Curieusement, Apple continue sa croissance à la fin des années 80 grâce à une entente intervenue entre Apple et les écoles publiques de la Californie stipulant que chaque institution scolaire recevra un ordinateur Apple II. L'entente avait été signée par Steve Jobs... Jobs crée NeXT Inc.
1986 : Début de la descente aux enfers pour Apple.
1989 :
Lancement du Macintosh Portable, un échec commercial.


1990
1991 : Lancement du PowerBook. Apple vend moins de 100 000 unités.
1993 : Lancement du Apple Newton.
1996 : Retour de Steve Jobs à la barre de l’entreprise. Apple éprouve des difficultés financières.
1997 : Lors du Macworld Expo, Steve Jobs annonce à la stupeur générale
qu’Apple se joint à Microsoft pour le lancement de la nouvelle version de Microsoft Office (voir la réaction du public à 2 : 30 et à 4 : 50 - discours de Bill Gates).
1998 :
Lancement du iMac dont l’équipe de design est dirigée par Jonathan Ive. Apple redevient "in".
1999 : Lancement du iMovi, du Final Cut Pro et du iPhoto.


2000
2001 : Lancement du Mac OS X, basé sur des produits développés dans NeXT. Ouverture des deux premiers magasins Apple («Apple Retail Stores») en Virginie et en Californie. Lancement du iPod qui vendra éventuellement 100 millions d’unités en six ans.
2003 :
Lancement des magasins iTunes. Apple offre le téléchargement de chansons à 0,99 $.
2006 : Lancement d'Apple TV.
2007 : Apple Computer devient Apple Inc.
Le iPhone est lancé le 29 juin 2007 pour 499 $.
2008 : Apple franchit le cap du 5 milliards de chansons téléchargées depuis le lancement du magasin virtuel iTunes. Apple est nommé l’entreprise la plus admirée par le magazine Fortune. L’entreprise remportera également ce titre en 2009 et 2010.
2009 : Des problèmes de santé obligent Steve Jobs à prendre une pause de 6 mois.

2010
2010 : Lancement du iPad avec une campagne de communication-marketing particulièrement réussie. L'iPad, une petite révolution ? Apple opère 284 magasins Apple dans 10 pays.
2014 : Lancement de la montre intelligente Apple Watch (iWatch ?), des iPhone 6 et iPhone 6 Plus, et d'un système de paiement mobile, le Apple Pay.

lundi 8 septembre 2014

Conférence de Luc Dupont à la Fondation du Cégep Garneau

Garneau Travail et la Fondation du Cégep Garneau présenteront le jeudi 23 octobre 2014 à la salle des Pas perdus le 5 à 7 Conférence « Propulsez la relève », sous la présidence d’honneur de M. Alain Aubut, président directeur général de la Fondation de l’entrepreneurship.

Pour la première édition de ce rendez-vous rassemblant la communauté d’affaires de la grande région de Québec et les étudiants, employés et amis du Cégep Garneau, M. Luc Dupont, professeur au Département de communication de l’Université d’Ottawa, auteur renommé et diplômé du Cégep Garneau, fera le point sur « Comment réussir en affaires »

Il a accepté avec enthousiasme d’être porte-parole de cet événement et se joint aux membres de Garneau Travail et à tous les membres du conseil d’administration de la Fondation pour souligner l’importance de cet événement dont les bénéfices seront dédiés à la relève entrepreneuriale. 

M. Dupont invite donc chaleureusement les gens d’affaires, les anciens du Cégep Garneau et le grand public à joindre leurs efforts à ceux de Garneau Travail et de la Fondation afin de faire de cette activité un grand succès.

Les billets sont disponibles au montant de 40 $ par personne (un reçu pour don de 20 $ sera émis) ou de 15 $ par étudiant. L’événement sera agrémenté d’un cocktail dînatoire. Pour faire l’achat de billets, allez au www.fondation.cegepgarneau.ca ou téléphonez au 418-688-8310, poste 2561.

Garneau Travail est une entreprise-école qui a à cœur la satisfaction de sa clientèle. Composée d’une équipe de gestionnaires dynamiques, sa mission consiste à offrir des services professionnels à la communauté par le biais de projets entrepreneuriaux. 

Tout en faisant acquérir divers apprentissages aux étudiants du CÉGEP Garneau de Québec, Garneau Travail permet de stimuler leur fibre entrepreneuriale en les sensibilisant au milieu des affaires dans un environnement concret et pédagogique.

La Fondation soutient le Cégep Garneau dans ses projets de développement et contribue à la réussite éducative des étudiants qui ont choisi cette institution. La Fondation octroie des bourses aux étudiants, offre un financement à leurs projets d’études et soutient la formation internationale. 

Dans le cadre de sa dernière campagne majeure de financement, la Fondation a contribué significativement à de grands projets mobilisateurs du Cégep tels que la construction du stade des Élans, la rénovation de l’auditorium du Cégep et l’acquisition de matériel scientifique.

mercredi 3 septembre 2014

Exposition - Marketing politique à l'ère de Maurice Duplessis


Depuis la mi-juin, le Musée canadien de l’histoire invite les visiteurs à découvrir la fascinante histoire du marketing politique de l’Union nationale, racontée dans l’exposition « Duplessis donne à sa province » – Le marketing politique de l’Union nationale, qui restera à l’affiche jusqu’au 7 décembre 2014.

Comme vous pourrez le constater en visitant cette exposition franchement fascinante, le marketing politique à la sauce Duplessis n'avait rien à envier à celui des grands partis politiques d'aujourd'hui. À l’évidence, Maurice Duplessis a été l'objet d'un travail soigné de « mise en marché » : radio, film, slogan, publicité par l'objet, etc. 

On y retrouve même la caméra qui a servit à construire l'image de Duplessis pendant toutes ces années au cinéma et à la télévision, une véritable pièce de collection dont on peut imaginer l'importance dans la stratégie d'image et de marketing de Maurice Duplessis. Un grand moment d'émotion!

 

La majorité de ces objets provient de la collection d’Alain Lavigne, professeur à l’Université Laval et auteur de Duplessis, pièce manquante d’une légende.

L’exposition fera découvrir les premières manifestations d’un marketing politique professionnel qui n’a rien à envier à celui des grands partis politiques d’aujourd’hui. Les visiteurs constateront par le fait même que Maurice Duplessis s’est prêté à un travail soigné de « mise en marché ».  


Divisée en trois espaces distincts, « Duplessis donne à sa province » – Le marketing politique de l’Union nationale met d’abord en lumière les moyens promotionnels utilisés avant la venue de la télévision. 

Tant le parti de Maurice Duplessis que les gouvernements qu’il a formés ont vite saisi l’importance de la propagande permettant d’utiliser la photographie, la documentation écrite et audio ainsi que les objets.

Le deuxième espace dévoile les techniques visant à « mettre en marché » le chef de l’Union nationale. Les visiteurs pourront y apprécier comment l’image de Maurice Duplessis a reçu l’attention minutieuse de ses stratèges. 


De l’image de leader charismatique du parti à celle de chef d’État, ces images sont entretenues habilement, de son vivant comme après sa mort survenue le 7 septembre 1959, pendant qu’il était encore en fonction. 


Finalement, les visiteurs découvriront les détails du marketing d’élection, constatant la variété et l’originalité des moyens de communication utilisés par l’Union nationale lors de ses campagnes électorales, entre autres, les slogans de chacune des époques de l'Union Nationale:



« Duplessis donne à sa province » – Le marketing politique de l’Union nationale, exposition itinérante réalisée par le Musée québécois de culture populaire, sera présentée au Musée canadien de l’histoire du 12 juin au 7 décembre 2014. Je vous la recommande fortement.

L’Association canadienne des producteurs pétroliers est partenaire officiel du Musée canadien de l’histoire.

mardi 26 août 2014

Burger King fait l’acquisition de Tim Hortons pour 12,5 milliards $



La chaîne américaine de hamburgers Burger King fait l’acquisition des restaurants Tim Hortons pour 12,5 milliards $. La nouvelle société réalisera des ventes d'environ 23 milliards de dollars et possédera plus de 18 000 restaurants établis dans 100 pays.

Tim Hortons restera basé à Oakville, au Canada, et Burger King à Miami, la nouvelle entité aura son siège au Canada. Cette manœuvre comptable évitera au nouveau géant de la restauration rapide d'avoir à payer des impôts sur ses bénéfices à la fois aux États-Unis et au Canada.

Tim Hortons continuera de gérer ses propres activités, dont le siège social est à Oakville. En d’autres mots, cette transaction ne changera pas la façon dont Tim Hortons collabore avec ses franchisés et son modèle d'affaires. C’est une bonne nouvelle pour les Canadiens qui vouent à l’égard de Tim Hortons un véritable culte.

Tim Hortons, c'est d'abord l'histoire d'un joueur de hockey du même nom (Tim Horton sans le «s») qui cherche à préparer son après-carrière, de Jim Charade, un Montréalais qui travaillera brièvement chez Vachon, et de Ron Joyce, un ex-policier et ex-militaire particulièrement doué pour le marketing et le travail aride. 

Ensemble, ils vont bâtir une chaîne de beignes -- une beignerie -- qui deviendra éventuellement le «joueur» le plus important de l'industrie de la restauration rapide au Canada (22.6 % des revenus, selon les chiffres les plus récents disponibles). 

L'aventure des restaurants Tim Hortons débute en 1964 à Hamilton. Tim Horton, joueur de défense des Maple Leafs de Toronto, gagnant de 4 Coupes Stanley, propriétaire d'une concession automobile et de quelques restaurants de hamburgers cherche à assurer sa retraite à une époque où les joueurs de la LNH avaient un salaire annuel d'environ 40 000 $.

Lors d'une visite chez le coiffeur, Tim Horton rencontre un certain Jim Charade qui revient d'une visite à Boston lors de laquelle il a mangé dans un Mister Donuts. Emballé par son expérience, il suggère à Tim Horton de se lancer dans la vente de beignes.

Le premier restaurant de Tim Hortons lancé en 1964 vend uniquement des beignes et du café -- 69 cents la douzaine. Malheureusement pour Tim Horton, les premiers chiffres ne sont pas à la hauteur. 

Devant la difficulté de la tâche, Tim Horton et Jim Charade partent à la recherche de partenaires franchisés pour garantir la survie de l'entreprise. 

C'est à ce moment qu'ils rencontrent Ron Joyce, un ex-policier qui jouera un rôle clé dans le développement de Tim Hortons. S'il est peu instruit, Ron Joyce est en revanche un surdoué naturel du marketing. 

En 1965, Ron Joyce comprend que la chaîne ne pourra pas à long terme faire reposer son argument de vente sur Tim Horton, le joueur de hockey. Ron Joyce réalise également que la propreté et la standardisation des opérations sont deux éléments clés de la survie de l'entreprise.

Par ailleurs, comme je l'indique en entrevue à Gilles Parent, Ron Joyce saisit la nécessité de repositionner la beignerie, lui donner un slogan distinctif ( « Toujours Frais » ), s'éloigner de l'argument hockey, se donner un logo et lancer constamment des produits originaux dont les célèbres Timbits. 

Il faudra aussi accélérer le franchisage pour augmenter les entrées d'argent et se concentrer initialement dans les petites communautés, donc éviter Toronto.

À force de travail, Ron Joyce finit par impressionner Tim Hortons qui le fait accéder au rang de partenaires de plein exercise en 1967. 

Suite au décès de Tim Horton en 1974 dans un tragique incident de la route alors qu'il cherche à éviter son arrestation par la police, Ron Joyce fait l'acquisition de la chaîne Tim Hortons pour 1 million $ de la veuve de Tim Horton.

Joyce développe alors la marque vigoureusement, lançant divers produits (biscuits - 1981 ; croissants - 1983 ; soupes et chili - 1985 ; bagels - 1996, etc.), multipliant les restaurants et les marchés. Certaines années, Tim Hortons ouvrira jusqu'à 300 restaurants au Canada. 

Seule ombre au tableau, Joyce reconnaîtra dans sa biographie qu'il a trop attendu pour envahir le Québec, laissant toute la place à Dunkin Donuts.

La croisance exponentielle de Tim Hortons attirera éventuellement l'attention du géant américain Wendy's qui se portera acquéreur de la bannière canadienne en 1995 pour 600 millions $ avant de s'en départir définitivement sous les pressions de Nelson Peltz, un raider soucieux de maximiser la valeur intrinsèque des restaurants Tim Hortons au sein de l'actionnariat. 

Dans cette foulée et pour des raison fiscales (oui, oui, dans ce cas-ci également), Tim Hortons redeviendra canadienne en 2009.