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jeudi 25 mai 2017

Star Wars fête son 40e anniversaire

La franchise Star Wars/La Guerre des étoiles fête aujourd’hui son 40e anniversaire.

Depuis le lancement du premier Star Wars le 25 mai 1977 dans 45 salles (contre 2655 salles de nos jours), George Lucas a plus d’une fois fait preuve d'un sens aigu de la mise en marché, d’abord en révolutionnant l’univers des effets spéciaux (il fonde Industrial Light and Magic ou ILM), ensuite en réinventant le monde du son grâce à THX Ltd, du jeux vidéo avec LucasArts, de la post-production et mixage son avec Skywalker Sound et de l'animation avec le célèbre studio Pixar.

Personnellement, jamais je n’oublierai le « lightsaber » (« sabre de lumière », ou « sabre lumineux »), les pistolets lasers, le double coucher de soleil sur la planète Tatooine ou les chasseurs X-wing.

Pour la petite histoire, le premier projet intitulé The Star Wars contient 14 pages écrites à la main. 

Monsieur Lucas comprend dès le départ l'importance de créer un monde féérique. Pour ce faire, il n’hésite pas à choquer l'industrie.

Ainsi, il fait débuter chacun de ses films non pas par un générique, mais par un texte déroulant à l'horizontal et présentant l'intrigue, fortement inspiré des débuts de Flash Gordon, faut-il le préciser.

Lucas sera d’ailleurs poursuivi par la Directors Guild of America et de la Writers Guild of America à cause de son refus de débuter ses films par un générique.

Par ailleurs, les films de la série Star Wars de George Lucas utilisent une formule éprouvée, inspirée des écrits de Joseph Campbell.   

Star Wars, c’est le voyage initiatique d’un héros. La série cristallise l’éternel combat entre le bien et le mal avec ses héros et méchants, princes, magiciens et ogres. 

Le premier film sort en 1977, en pleine crise politique et économique. La galaxie de Star Wars est cosmopolite. L’histoire est simple :

  • Un chevalier noir : Darth Vader.
  • Une demoiselle en détresse : la princesse Leia.
  • Un appel à l’aide : R2D2.
  • Un prince charmant qui passe à l’âge adulte : Luke Skywalker.
  • Une mission : délivrer la princesse du méchant.
  • Une aide surnaturelle : un guide, un maître.
  • Un talisman magique : le sabre-laser de son père.
  • Un pouvoir spirituel : la force et Yoda.
  • Des partenaires : Chewbacca et Han.
  • Un labyrinthe : l’Étoile Noire.
  • Un dragon et/ou des monstres : ils abondent.
  • La chasse : les batailles en chasseurs X.
  • La trahison : Lando livre Han à Vader.
  • Les tentations : « sois mon allié ».
  • Le mariage mystique
  • La résurgence du mal : les nombreuses vies du mal.
  • La descente aux enfers : les difficultés s’accumulent.
  • La réconciliation avec le père
À l’évidence, George Lucas est un conteur de grand talent. Il entre à l’University of Southern California pour y étudier le cinéma et tourne son premier film: THX 1138. C’est là qu’il devient un passionné de contes et de légendes. En cours de réflexion, il découvre un livre clé qui va changer sa vie : Les héros sont éternels de Joseph Campbell.

Quand on lui demande d’expliquer le processus créatif relatif à la création de Star Wars, Lucas déclare : « J’ai d’abord essayé d’adapter certains grands principes de la mythologie à mon histoire. Comme cela ne fonctionnait pas, j’ai finalement décidé de laisser tomber et de me concentrer à la rédaction de l’histoire à part entière. J’ai découvert, en me relisant, que tous les principes mythiques étaient présents. »

En entrevue, il affiche une fascination pour le mythe. « Toutes les histoires mythiques possèdent une réserve commune d’images et de symboles », aime à répéter Lucas.

Pour respecter la structure mythique, le héros doit se couper du monde ordinaire, puis subir une série d’épreuves : l’initiation. Luke, l’adolescent rebel, avide d’aventures, se métamorphose ensuite en héros. Au cours de son itinéraire, il croise ogres et magiciens, labyrinthes et pièges.

Cette recette a permis à George Lucas de générer des ventes remarquables. Jusqu’à maintenant, on parle en effet de recette dépassant les 36 milliards $.

(En passant, suite aux ventes décevantes des produits associés au film Godzilla en 1998, c’est Lucas qui va racheter la production invendue pour ensuite la faire fondre et la transformer en poupée Star Wars ! Brillant le monsieur !)

En cours de route, Lucas devient un control freak. Il sélectionne les cinémas qui présenteront son film ; il exige de se faire payer à chaque semaine plutôt qu’aux deux semaines ; il exige qu'on lui donne la salle la plus grande du cinéma ; il interdit les publicités avant ses films ; et le film doit rester à l’affiche au moins douze semaines dans chaque salle.

Lucas développe aussi le concept de teasing afin d'annoncer le lancement prochain d'un autre film de la saga. Mais comme il génère jusqu’à 10 % des profits de la Fox certaines années, on laisse libre cours à ses demandes.

Il est vrai que les différents films de la série ont donné naissance à des jeux vidéo, des romans, des bandes dessinées, et bien sûr, des poupées pour hommes ou figurines, si vous aimez mieux.

Pas mal pour un gars qui accepta de réduire son cachet de moitié pour financer la fin du tournage de son premier film au milieu des années 70 en échange des droits sur les produits dérivés.

Une autre approche qui a d’ailleurs changé de fond en comble l’industrie du cinéma et permis à Lucas d’être l’un des actionnaires les plus importants de Kenner qui deviendra par la suite Hasbro, l’un des deux géants du jouet avec Mattel...

jeudi 28 janvier 2016

Mattel lance une Barbie avec un nouveau corps


Révolution dans le monde du jouet et de la culture populaire - après 57 ans et malgré des ventes de 1 milliard $ annuellement, le géant du jouet Mattel lance trois nouvelles Barbie avec de nouvelles silhouettes : petite, grande et arrondie. 

Pour la petite histoire, Barbie (diminutif de Barbara, prénom de la fille de Madame Handler) est une poupée fabriquée par la société américaine de jouets Mattel et lancée en mars 1959 par Ruth Handler qui, il faut le dire, s’inspire d'une poupée allemande appelée Bild Lilli que l’on offre aux hommes lors des enterrements de vie de jeunesse.

Pour éviter des problèmes avec la poupée Bild Lilli, Mattel achète les droits de Bilt Lilli en 1964. On fait ensuite disparaître la poupée allemande du marché. 

À l'origine, la poupée est vendue blonde ou brune. Suite à des plaintes de parents, la taille de ses seins est réduite. Ceci dit, la taille de seins sera augmentée à nouveau en 1997. Par ailleurs, jusqu'en 1971, Barbie regarde de côté et non de face.  

La première année, 350 000 poupées sont vendues au total. Depuis ce temps, 1 milliard de poupées ont fait le bonheur des petites filles à travers le monde.

Barbie est le premier jouet à utiliser intensivement la publicité TV pour rejoindre sa clientèle.


Depuis 2012, les ventes de Barbie ont plongé au dépends de la princesse Elsa de Frozen.


En parallèle, les idéaux de beauté ont changé, sous l'impact de Kim Kardashian et Beyoncé. Reste à voir si ces changements permettront à Mattel d'inverser la courbe des ventes. 

samedi 24 mai 2014

Décès de Donald Levine créateur de G.I Joe


À l'occasion du décès du père du G.I. Joe, Donald Levine, je racontais un peu plus tôt aujourd’hui en entrevue au FM985 l'histoire et les origines de cette fameuse figurine d'action : création, marketing, transformation à travers le temps, mise en marché, etc.

Dans les faits, le concept marketing de G.I. Joe est conçu par Donald Levine et fait son apparition sur les tablettes en 1964.

Pour différencier les G.I Joe des poupées, on lui ajoute des genoux qui plient et une cicatrice sur le visage. On crée aussi le terme « figurine d'action » pour attirer les garçons.

De 1964 à 1968, les figurines de G.I Joe sont nommées: «Rocky», le marin et soldat, «Skip», le marin et «Ace», le pilote.

G.I. Joe est un succès instantané mais la guerre du Vietnam vient ralentir les ventes. Mais bien vite, la conquête de l'espace au début des années 70 relance la franchise.

À la fin des années 70, un autre phénomène donne un coup de pouce aux ventes de G.I Joe en obligeant la marque à se reféfinir: le film Star Wars de George Lucas remet les figurines d'action au goût du jour.  

lundi 4 mars 2013

10 aliments-clé dans l'univers du fast food




On apprenait vendredi dernier que les taux d'obésité au Canada atteignent des sommets historiques, particulièrement dans certaines régions. Au total, au moins le quart des adultes canadiens seraient obèses, conclut une étude portant sur les taux d'obésité au pays.

Dans le sillage de cette nouvelle, je me penchais un peu plus tôt aujourd’hui sur les origines du fast food avec Benoît Dutrizac et Gilles Parent.

Lors de ces deux entrevues, je définis brièvement le fast food. Par ailleurs, je tente d’expliquer le succès de la restauration rapide, véritable phénomène planétaire. Je m’intéresse aussi au rôle des odeurs, des formes, des couleurs et bien sûr, je brosse un tableau du profil des consommateurs de fast food.

Comme c’est souvent le cas lors de mes interventions marketing et publicité, je m’intéresse ensuite à 10 produits qui ont joué un rôle clé dans l’histoire du fast food. Je débute mon analyse avec le popcorn sucré Cracker Jack.

Considéré par plusieurs comme l’inventeur de la catégorie fast food en 1896, le marketing de Cracker Jack, recette mille fois copiées, repose sur le petit cadeau que l’on retrouve à l’intérieur du sac (en 1912, des cartes de baseball, puis éventuellement des animaux), l’utilisation de mascottes (Jack le marin et Bingo le petit chien font leur apparition en 1918), le rôle de la publicité (Cracker Jack est parmi les premiers produits à utiliser la publicité au début du 20e siècle).  

Par un coup du destin, la chanson emblématique du baseball « Take Me Out to the Ball Game » par Edward Meeker, lancée en 1908, fera référence directement à Cracker Jack, cela pour le plus grand bonheur de son créateur qui bénéficiera à répétition d’une publicité gratuite dans les stades de baseball.

Lors de mon entretien avec Benoît Dutrizac et Gilles Parent, je me penche également sur 9 autres produits :
  • Le Popsicle : disponible à l’origine en 7 saveurs et dont la forme est brevetée.
  • Le take-out chinois : à ne pas confondre avec la cuisine chinoise, le take out chinois fait son apparition à San Francisco. D’ailleurs, on compte aujourd’hui plus de restaurants chinois aux États-Unis que de McDonald's, Poulet Frit Kentucky (PFK), Burger King et Taco Bell réunis.
  • Le Kraft Dinner, plat national du Canada : Kraft vend 1,7 million de boîtes de Kraft Dinner par semaine au pays sur un total de 7 millions de boîtes dans le monde.
  • Le beigne : grâce à l’excellent marketing de Tim Horton, les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de beignes sur la planète.
  • Les tacos : lancé en 1962 par Glen Bell, le taco nord-américain de Taco Bell envahit lentement la planète.
  • Le chocolat industriel : lancé à la fin du 19e siècle par Milton Hershey.
  • Les chips : le marché mondial de la vente de chips s’établit à 20 milliards $ par an sur la planète
  • Les frites (et le popcorn) : la frite congelée, inventée en 1967, aura pour effet de faire bondir les ventes de produits liés à la pomme de terre dont le marché est contrôlé à 80 % par le géant canadien McCain.
Je termine mon analyse par la naissance du hamburger. Je rappelle que le hamburger de masse vendu à la chaîne origine de la chaîne White Castle, lancé en 1921 aux États-Unis. Il connaît une véritable résurrection avec les frères Richard et Maurice McDonald en 1940.

Ceci dit, c’est à Ray Kroc que l’on doit le développement exponentiel de la chaîne McDonald's aux États-Unis et dans le monde. Grâce au Bic Mac, burger à plusieurs étages imaginé par un franchisé de Pittsburg, au clown Ronald McDonald’s, à un marketing brillant et à l’Université McDonald’s, la chaîne McDonald’s deviendra le géant incontesté de la restauration rapide.

samedi 15 décembre 2012

15 meilleures publicités de jouets (vintage)


À quelques jours de Noël, Voici mon TOP 15 des meilleurs messages publicitaires de jouets (vintage) :

Pour ceux qui préfèrent écouter une entrevue radiophonique avec Gilles Parent du FM 93 sur ce sujet, cliquer ici :


Slinky (’60)

Slinky est créé par accident. Imaginé par l'ingénieur Richard James en 1943, il est destiné initialement aux fabricants de bateaux qui cherchent à limiter le mal de mer en absorbant l’impact des vagues sur la coque.  

Après avoir frappé un de ses ressorts par accident à la fin d’un boat show, James regarde l’un de ses ressorts se déplacer comme par magie. Sa femme Betty, peu impressionnée au départ déniche le nom Slinky.

En 1945, Slinky est un succès monstre. Avec le temps, 250 millions de Slinkys ont été vendus.


Monsieur Patate

Monsieur Patate est inventé en 1949 par George Lerner. L'objectif initial de cet inventeur est simple et noble : faire aimer les légumes aux enfants. Il crée un ensemble de 28 pièces en plastique qui seront distribuées initialement dans les boîtes de céréales, ceci toutefois, sans patate de plastique. Pour cela, Monsieur Lerner reçoit 5000 $. 

Conscient que son idée peut faire du chemin, Lerner rachète les droits sur son invention pour 7000 $.

La société Hassenfeld Brothers, qui deviendra plus tard Hasbro, décide de commercialiser Monsieur Patate avec l'idée d'origine (une vraie patate). Le jouet est lancé en 1952 et utilise pour la première fois la publicité à la télévision. Il coûte alors 98 sous. C'est un coup de circuit ! Lerner recevra jusqu'à sa mort 5 % sur les ventes de chaque Monsieur Patate.

En 1964, Hasbro apporte une modification anodine qui relance la marque, cela suite à des pressions du gouvernement américain : on remplace la vrai patate par une patate en plastique avec des trous pour insérer les pièces de plastique (1964). Autre coup de circuit !

Le jeu connaît une troisième vie grâce au film Toy Story en 1995 dans lequel Monsieur Patate joue un rôle clé. Au total, plus de 100 millions de Monsieur Patate ont été vendus depuis 1952.


Barbie (première publicité / 1959)

Barbie (diminutif de Barbara, nom de la fille de Madame Handler) est une poupée fabriquée par la société américaine de jouets Mattel et lancée en mars 1959 par Ruth Handler qui, il faut le dire, s’inspire d'une poupée allemande appelée Bild Lilli que l’on offre aux hommes lors des enterrements de vie de jeunesse.

Pour éviter des problèmes avec la poupée Bild Lilli, Mattel achète les droit de Bilt Lilli en 1964. On fait ensuite disparaître la poupée allemande du marché.

À l'origine, la poupée est vendue blonde ou brune. Suite à des plaintes de parents, la taille de ses seins est réduite. Ceci dit, la taille de seins sera augmentée à nouveau en 1997. Par ailleurs, jusqu'en 1971, Barbie regarde de côté et non de face. 

La première année, 350 000 poupées sont vendues au total. Depuis ce temps, 1 milliard de poupées ont fait le bonheur des petites filles à travers le monde.

Barbie est le premier jouet à utiliser intensivement la publicité TV pour rejoindre sa clientèle.


Etch a Sketch (’60)

Inventé par le français André Cassagnes et présenté pour la première fois à la Foire du Jouet de 1959 à Nuremberg, en Allemagne. Le Magic Screen ou  l'Ardoise Magique / Télécran en français, devient un coup de circuit lors du Noël de 1960. D'ailleurs, pour assurer l’approvisionnement, on gardera l’usine ouverte jusqu'à midi le jour de Noël 1960.


G.I. Joe (’60)

Initialement, un certain Stanley Weston est approché par Hasbro pour créer une poupée masculine basée sur un film intitulé G.I Joe et un show de télévision The Lieutenant.

Dans les faits, G.I. Joe est conçu par Walter Hansen et Phil Kraczkowski et fait son apparition sur les tablettes en 1964. Pour différencier les G.I Joe des poupées, on lui ajoute des genoux qui plient et une cicatrice sur le visage. On crée aussi le terme « figurine d'action » pour attirer les garçons.


De 1964 à 1968, les figurines de G.I Joe sont nommées: «Rocky», le marin et soldat, «Skip», le marin et «Ace», le pilote.

G.I. Joe est un succès instantané mais la guerre du Vietnam vient ralentir les ventes. Mais bien vite, la conquête de l'espace au début des années 70 relance la franchise. À la fin des années 70, un autre phénomène donne un coup de pouce aux ventes de G.I Joe : le film Star Wars remet les figurines d'action au goût du jour.  


Superball (’60)

Quand la Superball est lancée à l’été 1965, elle devient rapidement le jouet le plus populaire de l'année. Lors de la première année seulement, on en vend sept millions à 98 cents chacune.

La recette de la Superball repose sur la compression d'un caoutchouc synthétique -- 3500 livres de pression par pouce carré. Elle est inventée par le chimiste Norman Stingley. 


Spirograph  

Le Spirograph, jouet à succès, est conçu par l'ingénieur britannique Denys Fisher, qui le présente pour la première fois en 1965 à la Foire internationale du jouet de Nuremberg

Les droits de distribution aux États-Unis sont acquis par Kenner qui l’introduit sur ​​le marché américain en 1966. De nos jours, Spirograph est une marque déposée de Hasbro.


Operation 

Inventé par John Spinello dans le cadre d’un devoir au collège. Malheureusement pour lui, Spinello vend le jeu à son parrain, Marvin Glass, pour 500 $ et un emploi.  

Le jeu est lancé en 1965 par la compagnie Milton Bradley qui, pris d'un sentiment de culpabilité, finira par rémunérer John Spinello à sa juste valeur. De nos jours, Hasbro détient les droits sur le jeu Operation

Fait à noter, selon le pays, le jeu Operation n'est pas joué de la même manière. Par exemple, aux États-Unis, le « médecin » est payé en argent pour chaque opération. En Angleterre, le « médecin » collectionne plutôt des portions de corps : coeur, dent, etc. 

Par voie de conséquence, le gagnant aux États-Unis est celui qui a le plus d'argent (et non celui qui réalise le plus d'opérations). En Angleterre, le gagnant est celui qui possède le plus de morceaux du corps.  


Lite-Brite 

Le Lite-Brite est lancé en 1967 par Hasbro. Lite-Brite, c’est l’histoire d’un inventeur qui, au hasard d’une promenade à Time Square, est impressionné par les lumières et les jeux de couleurs des publicités. Un peu à la manière de Georges-Pierre Seurat, il a l’idée de créer un jeu créatif mettant en vedette des petits bouts de verre lumineux qui deviendront des dessins. 


Hot Wheels (1968) 

Inventé par le mari du créateur de la Barbie, Elliot Handler, en 1968. Le célèbre logo Hot Wheels est créé par Rick Irons qui travaillait pour Mattel à cette époque. 


Easy-Bake Oven (1972) 

Lancé par Kenner Products, maintenant une division de Hasbro, en 1963. La première année, plus d'un demi-million de fours sont vendus à 15,95 $ chacun (16 millions entre 1963 et 1997). 

Le four est chauffé par une ampoule. Dans les faits, il s’agit d’un Lite-Brite tourné à 90 degrés.  


Tonka 

Initialement, l’objectif des créateurs de Tonka est de fabriquer des outils de jardinage. Après quelques modifications, un changement de marché et l'addition d'un nouveau logo créé par Erling Eklof, l'entreprise commence à vendre des jouets en métal. Pour nommer la compagnie, on choisit le mot sioux «Tanka» ou Tonka qui signifie «grand» ou «Big».

Avec le temps, l'acier est graduellement remplacé par le plastique (spécialement vrai à partir de la fin des années '80).


SSP Racers de Kenner



Smash up derby de Kenner

Evel Knievel

samedi 1 décembre 2012

Histoire de jouets : Hot Wheels

Inventé par le mari du créateur de la Barbie, Elliot Handler, en 1968, la Hot Wheels est l’un des jouets les plus populaires de tous les temps. 

De nos jours, on compte au moins 100 000 modèles et variations de la Hot Wheels. En 1991, on a franchi le cap de la milliardième voiture Hot Wheels vendue.

Comment expliquer cet engouement pour ces petites voitures de métal dont le logo a été dessiné par Rick Irons ? À l’occasion du temps des fêtes, je me penche sur l'historique des voitures Hot Wheels avec Gilles Parent : origine, marketing, publicité, etc. 

Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

Voir aussi

mardi 30 octobre 2012

Disney achète Lucasfilm pour 4,05 milliards $



Plus tôt aujourd’hui, on apprenait que le géant Disney faisait l’acquisition de Lucasfilm et de la marque Star Wars pour un montant de 4,05 milliards $.
 
À une époque où les studios d’Hollywood privilégient les séries et les valeurs sûres, force est de constater que l’on retrouve dans la marque Star Wars une recette éprouvée, donc rassurante pour un géant comme Disney -- une structure mythique reposant sur des éléments inspirés de westerns, du cinéma japonais, des documentaires de Claude Jutras, du cameraman Jean-Claude Labrecque et des ouvrages de Joseph Campbell, lequel agira éventuellement en tant que conseiller de Lucas dans la saga Star Wars.

Depuis le lancement du premier Star Wars le 25 mai 1977 dans 45 salles (contre 2655 salles de nos jours), George Lucas a plus d’une fois fait preuve d'un sens aigu de la mise en marché, d’abord en révolutionnant l’univers des effets spéciaux (il fonde Industrial Light and Magic ou ILM), ensuite en réinventant le monde du son grâce à THX Ltd, du jeux vidéo avec LucasArts, de la post-production et mixage son avec Skywalker Sound et de l'animation avec le célèbre studio Pixar.

Personnellement, jamais je n’oublierai le « lightsaber » (« sabre de lumière », ou « sabre lumineux »), les pistolets lasers, le double coucher de soleil sur la planète Tatooine ou les chasseurs X-wing.

Pour la petite histoire, le premier projet intitulé The Star Wars contient 14 pages écrites à la main. 

Monsieur Lucas comprend dès le départ l'importance de créer un monde féérique. Pour ce faire, il n’hésite pas à choquer l'industrie. Ainsi, il fait débuter chacun de ses films non pas par un générique, mais par un texte déroulant à l'horizontal et présentant l'intrigue, fortement inspiré des débuts de Flash Gordon, faut-il le préciser. Lucas sera d’ailleurs poursuivi par la Directors Guild of America et de la Writers Guild of America à cause de son refus de débuter ses films par un générique.

Par ailleurs, les 6 films Star Wars de George Lucas utilisent une formule éprouvée, inspirée des écrits de Joseph Campbell.  

Star Wars, c’est le voyage initiatique d’un héros. La série cristallise l’éternel combat entre le bien et le mal avec ses héros et méchants, princes, magiciens et ogres. 

Le premier film sort en 1977, en pleine crise politique et économique. La galaxie de Star Wars est cosmopolite. L’histoire est simple :
  • Un chevalier noir : Darth Vader.
  • Une demoiselle en détresse : la princesse Leia.
  • Un appel à l’aide : R2D2.
  • Un prince charmant qui passe à l’âge adulte : Luke Skywalker.
  • Une mission : délivrer la princesse du méchant.
  • Une aide surnaturelle : un guide, un maître.
  • Un talisman magique : le sabre-laser de son père.
  • Un pouvoir spirituel : la force et Yoda.
  • Des partenaires : Chewbacca et Han.
  • Un labyrinthe : l’Étoile Noire.
  • Un dragon et/ou des monstres : ils abondent.
  • La chasse : les batailles en chasseurs X.
  • La trahison : Lando livre Han à Vader.
  • Les tentations : « sois mon allié ».
  • Le mariage mystique
  • La résurgence du mal : les nombreuses vies du mal.
  • La descente aux enfers : les difficultés s’accumulent.
  • La réconciliation avec le père
À l’évidence, George Lucas est un conteur de grand talent. Il entre à l’University of Southern California pour y étudier le cinéma et tourne son premier film: THX 1138. C’est là qu’il devient un passionné de contes et de légendes. En cours de réflexion, il découvre un livre clé qui va changer sa vie : Les héros sont éternels de Joseph Campbell.

Quand on lui demande d’expliquer le processus créatif relatif à la création de Star Wars, Lucas déclare : « J’ai d’abord essayé d’adapter certains grands principes de la mythologie à mon histoire. Comme cela ne fonctionnait pas, j’ai finalement décidé de laisser tomber et de me concentrer à la rédaction de l’histoire à part entière. J’ai découvert, en me relisant, que tous les principes mythiques étaient présents. »

En entrevue, il affiche une fascination pour le mythe. « Toutes les histoires mythiques possèdent une réserve commune d’images et de symboles », aime à répéter Lucas.

Pour respecter la structure mythique, le héros doit se couper du monde ordinaire, puis subir une série d’épreuves : l’initiation. Luke, l’adolescent rebel, avide d’aventures, se métamorphose ensuite en héros. Au cours de son itinéraire, il croise ogres et magiciens, labyrinthes et pièges.

Cette recette a permis à George Lucas de générer des ventes remarquables. Jusqu’à maintenant, les six films de la série ont généré 4,49 milliards $ de vente de billets et 10 milliards de vente de jouets. On annonce d'ailleurs un 7e film qui sera lancé en 2015.

(En passant, suite aux ventes décevantes des produits associés au film Godzilla en 1998, c’est Lucas qui va racheter la production invendue pour ensuite la faire fondre et la transformer en poupée Star Wars ! Brillant le monsieur !)

En cours de route, Lucas devient un control freak. Il sélectionne les cinémas qui présenteront son film ; il exige de se faire payer à chaque semaine plutôt qu’aux deux semaines ; il exige qu'on lui donne la salle la plus grande du cinéma ; il interdit les publicités avant ses films ; et le film doit rester à l’affiche au moins douze semaines dans chaque salle. 

Lucas développe aussi le concept de teasing afin d'annoncer le lancement prochain d'un autre film de la saga. Mais comme il génère jusqu’à 10 % des profits de la Fox certaines années, on laisse libre cours à ses demandes.

Au total, les ventes de la marque incluant celles des produits dérivés et des films s’élèveraient à près de 30 milliards $. Il est vrai que les différents films de la série ont donné naissance à des jeux vidéo, des romans, des bandes dessinées, et bien sûr, des poupées pour hommes ou figurines, si vous aimez mieux.

Pas mal pour un gars qui accepta de réduire son cachet de moitié pour financer la fin du tournage de son premier film au milieu des années 70 en échange des droits sur les produits dérivés. Une autre approche qui a d’ailleurs changé de fond en comble l’industrie du cinéma et permis à Lucas d’être l’un des actionnaires les plus importants de Kenner qui deviendra par la suite Hasbro, l’un des deux géants du jouet avec Mattel...

jeudi 23 décembre 2010

SPÉCIAL marketing de Noël


En plein préparatifs de Noël, je discutais plus tôt aujourd'hui du marketing des jouets avec Gilles Parent du FM93 à Québec. Nous en avons profité pour faire l'histoire des jouets les plus célèbres : Slinky, Monsieur Patate, Monopoly, Light Brite, Spirograph, Scrabble, Quelques arpents de piège, Mille Bornes, Risk, Ouija, etc.

Au passage, nous avons aussi parlé du Père Noël. Pour la petite histoire, le père Noël est sans aucun doute le personnage fictif le plus célèbre de l’histoire du marketing. Redessiné en 1931 par le suédois Haddon Sundblom (la campagne publicitaire de Coca-Cola cherche à séduire les enfants), le Père Noël connaît plusieurs transformations par rapport à
Saint-Nicolas et aux premières représentations du Père Noël popularisées par les dessinateurs européens et américains, dont Washington Irving et Thomas Nast : il prend du poids, il sourit, il donne des cadeaux et il porte le rouge Coca-Cola sur l'ensemble de son vêtement.

Pour le visage, Sundblom s’inspire initialement d’un livreur de la célèbre compagnie boisson gazeuse. Lorsque le vendeur décède, Sundblom cherche un nouveau visage pour le Père Noël. En manque d’inspiration, il décide que le Père Noël aura... son propre visage !