dimanche 6 octobre 2013

Conférences au Spa Show en compagnie de Simon St-Hilaire



Quel plaisir ce weekend de me retrouver au congrès Spa Show Montréal organisé par Esthétique Spa International en même temps que Simon St-Hilaire, conférencier sur la vente et le service à la clientèle. J'en ai profité entre mes différentes conférences pour assister aux quatre conférences de Simon St-Hilaire données dans des salles pleines à craquer.

Simon St-Hilaire en est déjà à sa 20e année comme formateur à temps plein dans la vente stratégique, la relation avec la clientèle, la vente au détail et la gérance de vente. Au-delà de 800 organisations ont retenu ses services pour des séminaires privés. Il donne aussi des formations et des séminaires en anglais.

Son humour, son charisme, son audace et son habileté auprès des groupes placent Simon St-Hilaire dans une classe à part. Merci Simon pour les nombreux conseils, trucs et suggestions !

mercredi 2 octobre 2013

Une bouteille de Coke d'Andy Warhol pourrait se vendre 60 millions $


On apprend aujourd'hui qu'un tableau d'une bouteille de Coke surdimensionné d'Andy Warhol pourrait se vendre pour plus de 60 millions $ à New York le mois prochain. Selon Bloomberg, cette oeuvre de Warhol sera l'un des lots phares de la soirée de vente aux enchères Christie. C'est dire la puissance de la marque Andy Warhol, à l'origine un publicitaire, et de son célèbre « modèle », une bouteille de Coca-Cola. 

Le géant Coca-Cola est créé en 1886 par John S. Pemberton et disponible à la Jacobs’ Pharmacy. Cette année-là, neuf verres par jour sont vendus.

Comme je le mentionne à Benoît Dutrizac en entrevue au 98,5FM à Montréal et à Gilles Parent au FM93, le comptable de l’entreprise, Frank Robinson, nomme la boisson « Coca-Cola » en pensant que les deux C produiraient un bon effet dans la publicité. Il crée ainsi le célèbre logo de type Spencerian.

En 1925, le conseil d’administration adopte une résolution pour placer la formule secrète du Coca-Cola dans un coffre-fort à la Trust Company Bank à Atlanta.

L’entreprise Coca‑Cola a commencé à faire de la publicité à la télévision le jour de l’Action de grâce en 1950. Depuis ce temps, plusieurs publicités de Coca-Cola sont généralement considérées comme les meilleures annonces télévisées jamais produites, dont le célèbre « I'd like to buy the world a Coke » en 1971 et l'incontournable « Mean Joe Greene » en 1979. À cela s'ajoute, bien sûr, « le relooking du Père Noël » au début des années 30. 

En réponse à l’appel de l’entreprise Coca-Cola, le prototype de la bouteille à contour est conçu par Alexander Samuelson et breveté par la Root Glass Company. Il est approuvé par l’association des embouteilleurs de l’époque et sert à créer la bouteille standard.

En 1985, coup de théâtre, Coca-Cola change la formule du Coca-Cola pour la première fois en 99 ans. Le produit, appelé « Coke Nouveau » de façon populaire, a soulevé des protestations dans tout le pays. Un produit fabriqué avec la formule originale, renommé « Coca-Cola Classique » est remis sur le marché 79 jours plus tard.

De nos jours, les consommateurs assoiffés partout sur la planète boivent les produits de l’entreprise Coca-Cola 1,7 million de fois par jour.

Voir aussi :

mardi 24 septembre 2013

Les normes canadiennes de la publicité publient le Rapport pour la publicité sur les aliments et les boissons destinée aux enfants

Les normes canadiennes de la publicité (NCP) publiaient aujourd’hui leur 5e Rapport de conformité annuel sur l’Initiative canadienne pour la publicité sur les aliments et les boissons destinée aux enfants (IPE), pour l’année 2012. 

Ce Rapport démontre le très haut niveau de conformité des sociétés participantes de l’IPE face aux engagements qu’elles ont pris dans le cadre de cette dernière.

L’Initiative canadienne pour la publicité sur les aliments et les boissons destinée aux enfants (IPE) a été lancée en avril 2007 par l’industrie canadienne des aliments et des boissons. Elle a été développée dans le but de transformer le paysage de la publicité destinée principalement aux enfants de moins de 12 ans en la promotion de produits meilleurs pour la santé. 

L’IPE vient compléter le cadre de réglementation rigoureux qui régit déjà la publicité destinée aux enfants au Canada.
En vertu du programme, des annonceurs canadiens d’aliments et de boissons de premier plan  se sont engagés soit à ne pas faire de publicité destinée principalement aux enfants de moins de 12 ans, soit à centrer leur publicité sur des produits qui sont conformes aux principes d’une saine alimentation, tels que décrits dans le Guide alimentaire canadien.

Le Rapport de conformité 2012 évalue la conformité des participants suivants à leurs engagements : BURGER KING® Canada, Compagnie Campbell du Canada, Coca-Cola Ltée, Danone Inc., Ferrero Canada Ltd , Corporation General Mills Canada, Hershey Canada Inc., Janes Family Foods Ltd, Kellogg Canada Inc., Kraft Canada Inc., Mars Canada Inc., Aliments McCain (Canada), Restaurants McDonald’s du Canada Limitée, Nestlé Canada Inc., Parmalat Canada, PepsiCo Canada ULC, Post Foods Canada Corp., Unilever Canada Inc. et Boulangeries Weston Limitée.
 
Depuis le lancement de l’IPE, les participants ont reformulé et amélioré le profil nutritionnel de bon nombre de produits qu’ils annoncent en réduisant des ingrédients tels que les gras trans, le sodium et le sucre et en y ajoutant de bons nutriments tels que les fibres, les grains entiers, les vitamines et les minéraux. Aujourd’hui, aucun produit couvert par le programme ne contient plus de 200 calories, et chaque repas contient moins de 600 calories. 

Dans la perspective d’une amélioration continue, un processus est actuellement en cours dans le but de renforcer le programme de l’IPE en uniformisant les critères nutritionnels. 

Ces critères reposeront sur des preuves scientifiques généralement reconnues attestant de la relation qui existe entre l’alimentation, la nutrition et la santé, et sur les recommandations sur la nutrition formulées par les gouvernements et les institutions, dont Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et l’Institute of Medicine des États-Unis.

En 2012, une vérification aléatoire – effectuée par NCP pendant douze jours – de la publicité télévisée diffusée dans le cadre d’émissions pour enfants a démontré que les messages publicitaires sur les aliments et les boissons représentaient 20 % du nombre total de messages diffusés, soit une baisse par rapport aux 25 % enregistrés en 2011.  

De tous les messages publicitaires sur les aliments et les boissons diffusés pendant cette période, 86 % portaient sur des produits couverts par l’IPE.

Créé en 1957, NCP constitue l’organisme national indépendant d’autoréglementation de l’industrie de la publicité. Il a pour mission de favoriser et de maintenir la confiance du public dans la publicité. Ses membres – des annonceurs, des agences de publicité, des médias et des fournisseurs de l’industrie de premier plan – sont déterminés à soutenir une autoréglementation responsable et efficace de la publicité. 

Organisme sans but lucratif, NCP administre le Code canadien des normes de la publicité – principal outil d’autoréglementation de la publicité au Canada de même qu’une procédure nationale de traitement des plaintes des consommateurs contre la publicité. Ces plaintes sont jugées par des conseils bénévoles indépendants, composés de représentants chevronnés de l’industrie et du public. 

NCP rend publiques les plaintes retenues dans ses Rapports des plaintes contre la publicité en ligne. À l’aide des Services d’approbation de NPC, l’organisme offre également des services d’examen de textes publicitaires dans cinq catégories réglementées afin d’assurer la conformité de ces derniers avec les lois, les règlements, les codes et les lignes directrices en vigueur. 


Source : Les normes canadiennes de la publicité

mardi 17 septembre 2013

Lise Watier passe le flambeau de Lise Watier Cosmétiques



Les médias étaient conviés ce matin au siège social de Lise Watier Cosmétiques pour une annonce corporative majeure. 

À cette occasion, Madame Lise Watier a fait part, en primeur, du nom de celui qui assurera officiellement la relève à la direction de la compagnie, Monsieur Pierre Plassard.

Pierre Plassard a fait sa marque dans le secteur des cosmétiques, entre autres chez L'Oréal, au sein de la division Cosmétique Active.

Fondée en 1968, la firme Lise Watier, du nom de sa fondatrice Lise Watier, se spécialisait à l’origine dans les soins de beauté, puis éventuellement, dans les cosmétiques et les parfums.

Suite à un incendie qui détruit tout sur son passage en 1990, Lise Watier refuse d’abandonner et fonce tête baissée dans un projet ambitieux : lancer un parfum nommé NEIGE.

Comme je l'indique en entrevue avec Josey Arsenault du FM93, le parfum Neige deviendra éventuellement, en unités vendues, le parfum le plus populaire de l’histoire du Québec et du Canada.

Fort de ce succès, Madame Watier vend son entreprise à Imperial Capital pour plusieurs dizaines de millions $ en 2007. Elle conserve toutefois une participation au sein de l'entreprise.

Depuis, Madame Watier concentre ses efforts à sa fondation et dans le Pavillion Lise Watier, deux entités qui viennent en aide aux femmes en difficultés.

Lise Watier a aussi contribué à la création d’un diplôme en cosmétologie (produits de beauté) à l’UQAC.

Plus récemment, la compagnie Lise Watier a rajeuni son image en utilisant dans sa communication les filles de Madame Watier. Ceci dit, le positionnement qui a fait sa réputation et son succès, « le luxe accessible », a été conservé.

En 2011, Lise Watier Cosmétiques lançait sa première campagne nationale de publicité. Par ailleurs, lors du passage d’Oprah au Québec en 2013, Lise Watier était l’un des commanditaires officiels.

Celle qui s’est classée à de multiples reprises dans la liste des femmes les plus influentes du Québec peut donc dire mission accomplie.

Target ouvre ses premiers magasins au Québec


Le géant Target ouvre aujourd’hui ses premiers magasins au Québec dont ceux de Montréal, Saint-Georges et Lévis.

À quoi ressemblera un magasin Target ? En quoi Target est différent de Walmart, son ennemi juré aux États-Unis ? Quel est le positionnement et la stratégie marketing de Target USA ?

Enfin, qu’est-ce que l’arrivée de Target au Canada signifie pour le consommateur québécois et le commerce de détail ?

J’en discute avec Benoît Dutrizac du98,5FM à Montréal.

Voir aussi :
Comment expliquer le changement de logo de Walmart

jeudi 29 août 2013

Tesla Motors révolutionne le marketing automobile



Coup de théâtre dans l’industrie de l’automobile : on apprenait plus tôt cette semaine par l’entremise du California Auto Outlook que le Modèle S, une voiture haut de gamme du fabricant d’automobiles électriques Tesla Motors, enregistrait depuis le début de l’année des ventes supérieures à l’Audi A6, la Lexus GS, la Porche, la Volvo, la Cadillac, la Jaguar et la Land Rover en Californie. Ceci dit, Prius reste le meilleur vendeur dans le segment hybride / voiture électrique. 

Fondé en 2003, Tesla Motors compte aujourd’hui 3000 employés. Fort d’une stratégie de positionnement en 4 étapes fort astucieuse (Roadster – voiture sport ; Modèle S – voiture de luxe ; Modèle X – multisegment VUS Minivan ; Modèle grand public – à venir), Tesla Motors s’attaque au marché une bouchée à la fois en prenant bien soin de faire tomber les préjugés à l’égard de la voiture électrique.

En effet, comme je l’indique à Gilles Parent en entrevue, Tesla se distingue par sa carrosserie racée (la Roadster est montée sur un châssis de Lotus), ses couleurs uniques, son accélération à faire rougir les voitures à essence, sa vitesse de croisière (pointe à 200 km) et son autonomie de 400 km.

Pour garantir l’alimentation en électricité, Tesla Motors propose de construire un système de borne à l’échelle de l’Amérique du Nord avec en prime une promesse unique : la recharge gratuite à vie avec l’achat d’un véhicule Tesla. Il faut dire que la borne électrique de Tesla est alimentée à l’énergie solaire, un autre produit fabriqué… par l’architecte de Tesla Elon Musk.

Car, parler de Tesla Motors, c’est parler de son fondateur clé : Elon Musk. Ingénieur de formation, Musk naît en Afrique du Sud. Il émigre par la suite au Canada puis s’installe définitivement aux États-Unis. Véritable Steve Jobs du 21e siècle, Elon Musk fonde sa première entreprise à 23 ans, Zip2, un bottin téléphonique sur le Web.

Musk vend Zip2 à 27 ans, à COMPAQ, pour la somme de 307 millions $. Il crée ensuite coup sur coup SolarCity, une firme de panneau solaire, SpaceX, une entreprise spécialisée dans l’exploration spatiale et PayPal qu’il vend à Ebay pour 1,5 milliard $ à 30 ans

Mine de rien, Tesla Motors, son dernier joyau, est un exploit remarquable : c’est la première nouvelle entreprise dans le secteur automobile nord-américain à survivre en 90 ans. Autre distinction significative : Tesla Motors nous vient de Silicon Valley et non de Détroit.

Comme si cela ne suffisait pas, la Tesla est vendue principalement par l’entremise de son site Internet. Véritable révolution dans le monde du marketing automobile, Tesla risque donc de révolutionner non seulement la manière de se déplacer, mais aussi la manière de vendre et d’acheter des véhicules automobiles. Signe du destin et sans surprise, des regroupements de concessionnaires songent déjà à bloquer la vente de voiture sur Internet.

jeudi 15 août 2013

Pétrolia lance une campagne publicitaire



La firme Pétrolia vient de lancer une campagne publicitaire dans les médias. La direction de l'entreprise souhaite s'adresser directement aux citoyens en diffusant des messages à la télévision. 

Pétrolia estime que cette campagne permettra aux Québecois de mieux comprendre les travaux d'exploration pétrolière qu'elle effectue dans l'Est du Québec depuis quelques années. 

À plusieurs égards, cette campagne n’est pas sans rappeler le concept de publicité sociale ou sociétale de Jacques Bouchard. 

Selon Sévigny, la publicité sociale ou sociétale « vise à sensibiliser l’opinion, à informer, à éduquer, à changer des attitudes, à raffermir ou à abolir des habitudes, à convaincre de la légitimité d’une opinion. »* 

Au début des années '70, Kotler a proposé d'élargir l'application des principes du marketing commercial traditionnel au domaine des idées ou des causes sociales. Partie intégrante du marketing, la communication publique a dû, elle aussi, s'adapter à ces nouvelles tâches. 

Comme je l’indique en entrevue à l’antenne de Radio-Canada, Pétrolia veut éviter le cafouillage vécu par l'industrie du gaz de schiste qui a trop attendu avant de tenter d'influencer l'opinion publique. 

Pétrolia compte dépenser plusieurs centaines de milliers de dollars dans cette campagne de promotion. 



* Thérèse Sévigny, cité dans Jacques Bouchard, La publicité sociétale, l'autre publicité, Montréal, Héritage, 1981, p. 12.

vendredi 2 août 2013

Retour à l'école - Luc Dupont et Gino Chouinard



Luc Dupont, professeur au département de communication de l'Université d'Ottawa, se penche sur l'impact marketing du retour à l'école avec Gino Chouinard, animateur de l'émission matinale Salut Bonjour à l'antenne de TVA.

mardi 30 juillet 2013

Comment vendre des tartinades sucrées : la recette Nutella



On apprenait récemment que la production des tartinades Map-O-Spread et du caramel Grenache, deux produits créés par des entreprises familiales d'ici, restera au Québec. 

Dans le sillage de cette nouvelle, je me suis penché en entrevue aujourd’hui sur les origines de Map-O-Spread et du caramel Grenache. Par la même occasion, j’en ai profité pour faire la petite histoire du compétiteur numéro 1 de ces deux produits, j’ai nommé la tartinade Nutella. 

Comme vous le verrez en écoutant cette intervention, dans le domaine des tartinades sucrées comme ailleurs, le marketing prend beaucoup d'importance : publicité, commandite, conditionnement de produit, promotion, image et branding, nom du produit, etc. 

Quel est l’avenir de la tartinade sucrée? En entrevue, j'en parle avec Dominique Arnoldi de l'émision Bien dans son assiette à l'antenne de Radio-Canada.

lundi 1 juillet 2013

Air Canada Rouge promet un service de premier plan


 
Baptême de l’air aujourd’hui pour Air Canada Rouge, une filiale d'Air Canada. Air Canada Rouge promet des prix avantageux et une expérience client de premier plan. Comme je le mentionne en entrevue, il faut dire que les 150 nouveaux agents de bord de Rouge ont tous pris un cours de formation en excellence d'une semaine à l'Institut de Disney en Floride.  

Lancé en 1971, le complexe de Disney World est situé à une trentaine de kilomètres d’Orlando. Pour faire fonctionner adéquatement le complexe floridien de 110 kilomètres carrés qui compte 55 000 employés regroupés dans 32 syndicats, Disney a créé la Disney University, aussi connue sous le nom de Disney Institute.  

Concrètement, cette institution d’enseignement privée est chargée de former les employés et les recrues (plus de 100 nouveaux employés par jour pour Disney seulement) confrontés aux 1500 définitions de tâches différentes contenues dans les 10 conventions collectives de la compagnie.  

Disney offre aussi ses services aux entreprises soucieuses de maximiser leur service à la clientèle comme c’est le cas avec Air Canada Rouge.
 

Durant cette formation, l’employé modèle apprend les rudiments du service à la clientèle Disney centré sur quatre éléments contitutifs : sécurité, courtoisie, spectacle et efficacité.
 

Au hasard de mes échanges avec des employés de Disney en 2009, on m’a révélé que la bibliothèque Disney (oui, oui, ça existe) contenait plus de 3 000 ouvrages consacrés essentiellement à l’entreprise et au service à la clientèle. Il est vrai que Walt Disney était obsédé par l’expérience clients.
 

De son vivant, l’idéateur de Mickey avait l’habitude de mesurer et de tester chaque détail de son offre marketing. Par exemple, lors du lancement de son premier parc en Californie, Walt avait remarqué que la première impression jouait un rôle clé dans l’évaluation d’un parc thématique.  

Pour cette raison, à l’instar des parcs Disney, tous les agents de bord Rouge auront des étiquettes de nom qui identifient leurs villes natales – idéal pour initier les échanges entre le personnel et la clientèle.
 

En outre, Walt Disney avait constaté que chaque client entrait en contact direct avec des employés 60 fois, en moyenne, durant un séjour normal.  

Dans ce contexte – et comme on le constatera probablement assez vite en s’installant dans un avion d’Air Canada Rouge – le personnel accordera beaucoup d’importance au contact visuel, au sourire, aux salutations d’usage, au langage du corps (body language) et au mot « Merci ».
 

Au-delà des employés, chaque petit détail compte sur le complexe Disney : design, éclairage, signalisation, odeur, goût, couleur, etc. À titre d’exemple, dans la section du parc Magic Kingdom dans lequel on retrouve une maison hantée et un vieux cimetière reconstitué, on soupoudre chaque matin de la poussière achetée et livrée dans des sacs de 5 livres.
 

Par ailleurs, dans tous les parcs et les sections de parc, la musique et le choix des couleurs dominantes contribuent à créer subtilement l’état d’âme recherché : excitation, aventure, rêve ou danger, selon l’objectif poursuivi. Dans la seule parade de Cendrillon qui se déroule chaque soir à 20 h à Magic Kingdom, le parcours est sectionné en 33 zones musicales différentes.
 

La gestion des files d’attente est un défi constant. À lui seul, le monorail du parc transporte 110 000 clients chaque jour.
 

Devant chaque manège, on a pris soin d’indiquer le temps d’attente moyen (celui-ci est mesuré constamment, je le sais, on m’a demandé de le faire à une couple de reprises durant mon séjour). Par ailleurs, l’installation de téléviseurs occupe et distrait momentanément la clientèle à la recherche de sensation forte.  

À l’évidence, c’est donc une toute nouvelle culture d’entreprise qu’Air Canada souhaite instaurer dans sa filiale à bas prix.