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jeudi 12 avril 2018

Cambridge Analytica - est-ce la fin de Facebook ?


Avec ses deux milliards de membres et malgré le scandale Cambridge Analytica, Facebook est le site de socialisation le plus populaire sur la planète.

Facebook a été lancé en février 2004 par Mark Zuckerberg et les cofondateurs Dustin Moskovitz, Chris Hughes et Eduardo Saverin. Au départ, seuls les étudiants du Harvard College pouvaient joindre la communauté et y naviguer. Au courant de 2004, les universités de Stanford, Columbia et Yale se sont incorporées au site. 

Cette expansion a continué peu à peu à d’autres universités de Boston, de la Ligue Ivy et éventuellement à la plupart des universités des États-Unis. Puis, en 2005, Facebook s’est élargi pour inclure les élèves du secondaire, en 2006, les employés de plusieurs sociétés (par exemple, Microsoft) et finalement, en septembre 2006, Facebook s’est ouvert à toute personne possédant une adresse de courriel.

En 2009, la firme Compete.com annonce que le site Facebook est le réseau social le plus utilisé à travers le monde. À la fin de 2009, le site de réseautage le plus populaire de la planète compte plus de 300 millions de membres, dont 25 % sont des utilisateurs quotidiens ! En 2012, Facebook achète Instagram pour 1 milliard $, une somme jugée grotesque à l’époque. En mai 2012, à quelques heures de son lancement en bourse, Facebook atteint les 900 millions d'utilisateurs actifs. 

Pour les dirigeants d'agences de publicité et de marketing, Facebook est le média social par excellence selon une étude réalisée par The Creative Group. Ceci dit, depuis le changement de son algorithme au début 2018, « la bonne approche à prendre sera de réduire la fréquence de publication, d’investir davantage en production de contenu de qualité et de soutenir la diffusion avec un budget média plus substantiel et, surtout, mieux ciblé », insiste Jean-Philippe Shoiry, stratège nouveaux médiax chez Republik. 

Appellés à identifier la seule plateforme sociale qu'ils utiliseraient à des fins professionnelles et personnelles, les dirigeants d'entreprise (44 %) et les employés (58 %) ont nommé Facebook en premier. LinkedIn arrive deuxième, avec 17 % pour les dirigeants et 13 % pour les employés. Instagram est le deuxième en popularité (13 %) parmi les participants de 18-34 ans. 

Cambridge Analytica - est-ce la fin de Facebook ? J'en parle avec Stéphane Bellavance, Marie-Ève Janvier, Valérie Lebeuf et Philippe Pépin de Rythme FM à Montréal.

lundi 19 mars 2018

Nouveau logo pour Desjardins


Desjardins dévoilait la semaine dernière son nouveau logo. Conçu par l'agence LG2, ce logo de Desjardins se veut plus moderne, flexible, épuré, dynamique et simple que le logo précédent tout en conservant l’alvéole et le vert emblématique de l’institution financière. Autant de caractéristiques qui vont faciliter son utilisation et sa déclinaison sur les nouvelles plateformes de Desjardins : mobilité et web, entre autres. 

Comme le rappelait il y a quelques années Pierre Léonard, vice-président, directeur création / Branding et design / Montréal à Parallèle, gestion de marques : « Un logo communique beaucoup. Les formes et les couleurs transmettent des idées. Les milliers de caractères typographiques existants ont été conçus pour faire ressortir des valeurs qu’ils ajoutent aux mots ».

Un logo symbolise votre marque. Il doit être simple, donner une image positive de votre produit et véhiculer un message. Il doit aussi être original (pensons au logo de l'UQAM avec un accent sur la lettre A), s’adapter aux circonstances (pensons au logo de Google) et traverser les années, 10 à 15 ans idéalement dans le cas d’un logo (PS : celui de Desjardins avait 40 ans avant sa cure de rafraîchissement !).

Comme je le mentionne en entrevue avec Louis-Philippe Brulé du 1047 FM à Gatineau/Ottawa, un logo n’est pas seulement un dessin pour attirer l’attention des gens. C’est aussi une façon d’évoquer des ambiances et de jouer sur les émotions.

Quand vous décidez d’utiliser la couleur, les formes et les lignes dans la conception de votre logo, votre choix devrait se baser sur des critères objectifs comme la visibilité et la lisibilité, mais aussi sur des critères subjectifs comme les idées que la combinaison de ces éléments graphiques évoquent auprès des consommateurs.  

Mission accomplie donc pour Desjardins et LG2 !

lundi 14 octobre 2013

Netflix ou l’univers télévisuel en mutation



Selon Shalini Ramachandran du Wall Street Journal, Netflix serait en pourparler avec plusieurs fournisseurs de télévision par câble et satellite, dont Comcast et Time Warner Cable, afin de rendre le service de vidéo en ligne Netflix disponible directement sur leurs terminaux.

Déjà, le mois dernier, Netflix avait conclu deux ententes du genre, l’une avec une entreprise de câblodistribution britannique, la société Virgin Media, l’autre avec Com Hem, en Suède.

Ce développement constitue un tournant majeur dans la guerre que se livre depuis plusieurs années Netflix et les fournisseurs de télévision par câble et satellite.

Historiquement, les compagnies de diffusion par câble et par satellite percevaient Netflix comme un compétiteur direct. Netflix, c’est ce qui permettait aux gens de couper la corde, pour reprendre l’expression consacrée dans le monde des médias. C'est d'autant plus vrai que la firme de Los Gatos en Californie est responsable de près d'un tiers du trafic internet en Amérique du nord en soirée.

Dans les faits, le réflexe premier de la nouvelle génération consiste souvent à abandonner la télévision par câble et satellite, perçue comme étant trop dispendieuses, pour le service Netflix, disponible sur des tonnes de plateformes : iPhone, iPad, Android, Apple TV, Roku, Xbox, Playstation, télévision intelligente, tablettes, écrans d’ordinateur, etc.

En parallèle, Hulu, Apple, Amazon et Microsoft ont aussi lancé divers modèles de distribution du contenu télévisuel permettant de court-circuiter le modèle traditionnel fondé sur les fournisseurs de télévision par câble et satellite.

Dans ce contexte hautement compétitif, les fournisseurs de télévision par câble et satellite font donc un nouveau calcul en ce qui a trait à la création, la distribution et la consommation du contenu télévisuel. 

Pour un, l’accès direct des clients des câblos et des satellites à Netflix pourrait devenir un argument fort pour conserver les clientèles naturelles et ralentir la migration des clientèles plus jeunes vers le service Netflix.

En outre, comme le note le Wall Street Journal, les fournisseurs de télévision par câble et satellite constatent que les clients de Netflix possèdent souvent des connexions plus rapides, donc plus payantes pour les fournisseurs de signaux internet, des produits qu’offrent les fournisseurs de signaux TV.

Pour Netflix qui compte plus de 35,6 millions de clients, cette entente serait potentiellement intéressante, car elle permettrait aux utilisateurs de la télévision conventionnelle de passer directement et facilement à Netflix.

Par voie de conséquence, cela permettrait à Netflix d’avoir accès directement et sans tracas aux vastes clientèles des câblos et des satellites -- 100 millions de foyers aux États-Unis. Économie de temps et d’argent !

Dans sa quête de séduction auprès des fournisseurs de télévision, Netflix se comporte d’ailleurs de plus en plus comme un réseau de télévision classique, entre autres, en développant ses propres séries comme House of Cards et Arrested Development, en plus de conclure des accords avec des studios de cinéma, pensons à DreamWorks, par exemple. Netflix a même remporté un premier prix Emmy cette année pour une série offerte exclusivement par l'entremise d'internet.

Évidemment, si Comcast peut commencer à vendre des abonnements Netflix directement à ses clients de la même manière qu'il le fait déjà pour ses chaînes spécialisées et payantes, il pourrait négocier une commission fort lucrative à Netflix.

Ceci dit, selon le Wall Street Journal, le partenariat entre les câblodistributeurs et Netflix serait conditionnel à l’utilisation par les câblos de la technologie Netflix pour alimenter les terminaux.

Chose certaine, les câblodistributeurs doivent s’ajuster dès que possible à quatre phénomènes clés, des facteurs qui menacent leur survie : (1) le déploiement actuel des réseaux de fibre optique (lesquels permettent l'émergence d'un Netflix) ; (2) la fin de la télévision de rendez-vous ; (3) la multiplication des plateformes permettant de visionner du contenu télévisuel (la TV n'est plus seule) et (4) le deploiement rapide de la télévision intelligente.

Aux États-Unis, plus de 20 % des foyers possèdent déjà un téléviseur branché directement sur Internet (33 % en 2016). Ces consommateurs de télévision ont déjà accès à Netflix dans le confort de leur foyer.

C’est sans compter les 350 milliards $ de revenus publicitaires en jeu à la télévision, des dollars qui pourraient migrer au gré des cotes d’écoute et des clientèles qui abandonnent chaque jour le câble ou le satellite.

Tout cela au moment où on apprend par l'entremise de la Presse Canadienne que le gouvernement canadien dévoilera prochainement un plan afin d'obliger les fournisseurs de télévision par câble et satellite à offrir aux clients la possibilité de payer les services à la carte. 

Pas de doute possible, la télévision est au cœur d’une mutation d’importance qui aura des conséquences majeures sur les Videotron, Bell Télé, Cogeco, Shaw et Rogers. Des changements qui obligeront les fournisseurs de télévision par câble et satellites à pactiser avec l'ennemi Netflix. Parlez-en à Blockbuster.

mardi 16 août 2011

Publicité 3D sur iPad



Après le cinéma 3D et les chaînes de télévision 3D, voici la pub 3D sur la plateforme iPad. 

Comme je le mentionnais lors de mon spécial prédictions technos à l’antenne du FM985 (Benoît Dutrizac) et du FM93 (Louis Lacroix), le 3D est le pari numéro un des producteurs de contenus et des diffuseurs de contenus pour les prochaines années. 

Pour connaître l’histoire du 3D à travers le temps, je vous invite aussi à écouter la première portion de mon entrevue sur le sujet avec Benoît Dutrizac.

Merci à Nicolas Lacroix pour ce lien.

mercredi 24 novembre 2010

Pub en ligne : un marché potentiel de 50 milliards $


Selon Mary Meeker, analyste chez Morgan Stanley, la pub en ligne devrait connaître une croissance importante dans les prochaines années. Pour appuyer sa thèse, Madame Meeker a comparé deux données de base : le temps passé sur chacun des médias (en %) vs. les investissements publicitaires par média (en %).

En jetant un coup d'oeil sur le tableau ci-haut, on constate que la radio occupe 16 % du temps d'écoute mais génère 9 % des dépenses publicitaires ; la TV, 31 % du temps mais 39 % des dépenses. En comparaison, Internet occupe 28 % du temps médias mais seulement 13 % des investissements publicitaires.

Signe des temps, les recettes des éditeurs générées par la publicité en ligne au Canada ont quintuplé au cours des six dernières années, passant de 364 millions de dollars en 2004, à 1,8 milliard en 2009, surpassant du fait même les recettes de 1,4 milliard générées par la radio (Source : IAB Canada - Samuel Parent).

jeudi 7 janvier 2010

La mobilité représente l'avenir de la publicité


S’il faut se fier aux annonces faites jusqu’à maintenant au Consumer Electronics Show de Las Vegas (CES), la mobilité des contenus représente l'avenir du marketing et de la publicité.

Déjà à la fin du mois de décembre 2009, une étude de Morgan Stanley confirmait que le marché du sans-fil connaîtrait dans les prochaines années une croissance fulgurante, en particulier le téléphone intelligent 3G (smartphone) et la tablette internet (voir tableau ci-haut tiré de eMarketer).

Auparavant, Scott Howe, responsable du pôle publicité et édition de Microsoft, annonçait en grande pompe que les dépenses en publicité mobile atteindraient 28,8 milliards $ en 2014.

Selon Howe, la publicité sur les téléphones mobiles devrait connaître son envol dans un délai de deux à trois ans, grâce à quatre facteurs clés : de nouvelles applications sur les smartphones, la popularité croissante des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, l'exploitation d'opportunités nouvelles dans la distribution des contenus et une croissance fulgurante dans certains pays émergents.

jeudi 1 octobre 2009

5 révolutions qui ont secoué la télévision


Depuis 30 ans, cinq changements successifs ont contribué à changer la façon de concevoir et de mettre en marché la télévision.

1. La naissance de la télévision spécialisée
Regardées au départ avec scepticisme, les chaînes spécialisées font lentement leur chemin dans les années 80.

Évidemment, d’un point de vue publicitaire, la télévision spécialisée permet un ciblage pointu des clientèles, elle coûte moins cher et elle ajoute de la portée et de la fréquence. Mais la multiplication des chaînes eut aussi pour effet d’augmenter significativement la fragmentation des auditoires.

2. L’apparition de la télécommande
Dès son arrivée au début des années 80, la télécommande amène les téléspectateurs à prendre une mauvaise habitude: devant la multiplication des choix, les gens changent de chaînes à l’aide de leur télécommande, que ce soit durant les programmes ou pendant les pauses commerciales; ils zappent.

Historiquement, les premières études sur le zapping datent de 1982. En 2000, un article publié dans le magazine Info Presse Communications montre l’importance du phénomène. On y apprend, entre autres, que 61% des auditeurs ne demeurent pas à l’écoute pendant les pauses publicitaires (Desormiers et Marcil, 2000 : 55). Par ailleurs, une personne sur deux pratiquerait le zapping.

Dans les faits, la majorité du zapping se produit en début et en fin d’émission. Conséquemment, les publicités placées entre les programmes sont plus zappées que les publicités présentées à l’intérieur des programmes.

Le service de recherche de McDonald’s confirme que le taux de mémorisation des messages télévisés sera plus élevé si les commerciaux sont présentés durant un programme plutôt qu’entre les programmes (McDonald’s, 1981 : 2).

3. La naissance du magnétoscope
Comme si cela n’était pas suffisant, le magnétoscope traditionnel (VHS et/ou Beta), puis le magnétoscope numérique (TiVo, par exemple), vont réduire l’efficacité de la publicité à la télévision. Évidemment, le zipping a des conséquences importantes en publicité.

4. Des messages publicitaires plus courts
Pour éviter de perdre des téléspectateurs tentés d’utiliser le magnétoscope ou la télécommande, les annonceurs vont développer initialement un réflexe naturel : ils vont miser sur des messages plus courts.

Malheureusement, les messages de plus en plus courts et nombreux vont augmenter le zapping et donc, diminuer l’efficacité des messages à plus long terme.

Entre 1982 et 1992, le nombre de commerciaux à la télévision a augmenté de 26% (Katz, 1995 : 63). Or, le sens commun veut qu’il devient de plus en plus difficile de transmettre un message efficace dans cet environnement.

5. Bien sûr, Internet
Le Web et l'émergence de plusieurs plateformes dont le smart phone vont avoir des effets multiples sur la télévision -- celle d'aujourd'hui et de demain.

Dans la publicité traditionnelle, le message venait interrompre le programme. La télévision dominait la relation d’affaires.

Avec Internet, le client occupe le gros bout du bâton grâce a l’interactivité et l’effet de la multiplication des produits et des compétiteurs. Soudainement, le client est le véritable chef à bord. C’est un changement de paradigme fondamental.

Pour Pierre Bélanger, spécialiste en technologies émergentes à l'Université d’Ottawa : « On vient de passer à un autre mode de consommation. C'est la fin de la télévision de rendez-vous comme c’était le cas en 1975. »

lundi 31 août 2009

10 prédictions dans le monde des médias

Avec la multiplication des plateformes de diffusion, nous sommes assûrément au milieu de la plus radicale transformation des médias depuis l'invention du journal. Voici mes 10 prédictions relatives au monde des médias et de la publicité.

1. Le concept des «Social News» prend de l’ampleur
Les nouvelles ne sont plus signalées par des journalistes mais par du monde ordinaire, ce qui aura pour effet de court-circuiter les canaux traditionnels.


Twitter est un bon exemple de ce changement radical. En décembre 2008, Israël est devenu le premier pays du monde à tenir une conférence de presse durant laquelle le Ministre des affaires extérieures a pris des questions du public posées par l’entremise de Twitter.

En mars 2009, des fans de Twitter annoncent en primeur le tremblement de terre qui frappe San Francisco. Les médias traditionnels rapporteront la nouvelle 10 minutes plus tard.

2. La programmation de rendez-vous décline
En fait, nous regardons – ou écoutons -- les choses quand bon nous semble.

Prenons, par exemple, le site Hulu. Lancé en 2007, Hulu (hulu.com) est un site Web qui vous permet de visionner des émissions de télévision – et des séries cultes – de NBC, Fox, ABC et d’autres chaînes dont Comedy Central, USA Network, SPEED Channel, Sci Fi, E! et Versus.

Hulu est une bibliothèque d'émissions TV sur le Net. C’est comme si vous aviez à portée de la main l’ensemble des séries TV tournées depuis 50 ans.

Avec Hulu, vous bâtissez votre horaire et vous choisissez vos programmes. Parmi les séries cultes que vous pouvez retrouver sur Hulu, il y a Lost in Space (Perdus dans l'espace), Voyage at the Bottom of the Sea (Voyage au fond des mers), Prison Break, The Simpsons et Heroes. Le site se finance grâce à la publicité en ligne.

3. La mobilité devient la norme
Le téléphone devient un GPS, une radio, un téléviseur, un journal, une centrale de jeux, etc.

Conséquence de ce changement : selon Scott Howe, responsable du pôle publicité et édition de Microsoft, la publicité sur les téléphones mobiles devrait connaître son envol dans un délai de deux à trois ans, grâce à de nouvelles applications sur les smartphones et la popularité croissante des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.

4. Les sites sociaux dominent
Selon SOM, 1 adulte québécois sur 4 a maintenant un profil Facebook. En d’autres mots, autour d’un million et demi de personnes (1,56 M) font partie de ce réseau social au Québec.

En moyenne, la moitié des membres de Facebook au Québec passent au moins 90 minutes par semaine sur le site. Ce sont les 18-24 ans qui passent en moyenne le plus de temps --240 minutes par semaine.

5. Les blogues continuent sur leur lancée
Récemment, eMarketer s’est penché sur la croissance du lectorat des blogues aux États-Unis. La firme estime que d'ici 2013, 58% des internautes liront au moins un blogue mensuellement ; et 17% de gens animeront/alimenteront au moins un blogue.

6. Le flux d’informations est constant
Le flux de l'information devient un élément naturel de nos vies.

7. Les médias traditionnels déclinent
Les signes ne manquent pas. Gannett, le plus important propriétaire de quotidiens aux États-Unis, annonce qu’il va éliminer environ 1400 emplois dans les prochains jours. Récemment, le Rocky Mountain News a fermé ses portes.

De son côté, le Seattle Post-Intelligencer a cessé de publier son édition papier pour se concentrer sur sa version en ligne. À peu près au même moment, le Detroit Free Press et le Detroit News annonçaient qu’ils mettaient fin à la livraison à domicile quatre jours par semaine.

Au mois d'avril, le Christian Science Monitor a renoncé à sa version papier sur semaine. Philadelphie sera probablement la première ville d'importance aus États-Unis qui n'aura pas de quotidien.

Au Canada le Halifax Chronicle-Herald a fait disparaître son édition du dimanche, tandis que le Halifax Daily News fermait ses portes. La Presse a cessé de publier le dimanche ; le National Post a choisi d'éliminer l'édition du lundi durant le mois de juillet et d'août.

8. La mesure PPM devient la norme
Initialement, le Portable People Meter (PPM) a été conçu par Arbitron, une entreprise basée aux États-Unis.

Le PPM est un dispositif de mesure d'audience passive - de la taille d'un petit téléphone cellulaire – qui permet de suivre l'exposition des consommateurs aux médias, que ce soit la radio terrestre ou en ligne, le câble, la télévision par satellite, terrestre ou satellite.

9. La TV tousse
Au Canada comme ailleurs, le Web et l'émergence de plusieurs plateformes ont commencé à affecter les chaînes généralistes.

Il y a quelques temps, un rapport de PriceWaterhouse Coopers présentait la télévision conventionnelle comme le secteur de l'industrie des médias canadiens faisant face au plus grand défi au chapitre de la croissance des revenus au cours des cinq prochaines années.

Selon TD Newcrest et Yankee Group, la fragmentation, l'impact des nouvelles technologies comme la transmission numérique, et la télévision à haute définition (HD) et des nouvelles plateformes sont à l'origine de cet environnement difficile pour les radiodiffuseurs conventionnels.

10. La pub change pour toujours
Pour contourner les nombreux problèmes des médias traditionnels, attendez-vous à voir de plus en plus de marques s'associer à des émissions (Ma maison Rona) et des segments d'émission (cotes boursières Desjardins). La multiplication des messages et le placement de produit (Coca-Cola dans American Idol) deviendront la norme.

lundi 6 juillet 2009

La pub mobile atteindrait 28,8 milliards $ en 2014


Selon Scott Howe, responsable du pôle publicité et édition de Microsoft, la publicité sur les téléphones mobiles devrait connaître son envol dans un délai de deux à trois ans, grâce à de nouvelles applications sur les smartphones et la popularité croissante des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.

Dans la mesure où de plus en plus de consommateurs adoptent les nouvelles technologies et les smartphones (pensons, entre autres, au iPhone), la publicité mobile atteindrait $ 28,8 milliards en 2014, notamment en profitant des opportunités inexploitées dans la distribution et les pays émergents.

Je dis bien « atteindrait » parce que les défis sont nombreux pour la pub sur le téléphone mobile. En effet, un rapport de recherche publié récemment donne à penser que la télévision présente un environnement commercial plus efficace que l'Internet ou les dispositifs mobiles.

L’étude de la Cable & Telecommunications Association et de la firme de recherche NeuroFocus, a révélé que la télévision reçoit des notes élevées pour l'engagement émotionnel, commercial et l'intention d'achat.

Par ailleurs, on constate que le petit écran du téléphone mobile suscite une réponse émotionnelle moins importante que l’écran de la télévision. Ceci dit, la pub sur les mobiles obtient généralement de bons taux de mémorisation, probablement à cause des efforts nécessaires à la captation du message, i.e., attention et concentration.

Dans les prochains mois, les annonceurs vont bénéficier d'un outil de plus pour mieux jauger l'intérêt de leurs investissements publicitaires sur l'Internet mobile. En effet, Médiamétrie vient d'être sélectionné par l'Association française du multimédia mobile (AFMM) – dont font partie Orange, SFR et Bouygues Telecom – pour mesurer l'audience des sites accessibles sur un téléphone portable.