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mercredi 14 juin 2017

Radio du Rocher Percé achète trois journaux de TC Media



André Méthot, président de Radio du Rocher Percé inc. et Claude Dauphin, directeur général, ont annoncé aujourd’hui l’achat de trois (3) hebdomadaires appartenant à TC Media, soit Le Pharillon de Gaspé, Le Havre de Chandler et L'Écho de la Baie de New-Richmond. Les deux investisseurs achètent les trois journaux ainsi que les propriétés web s’y rattachant.

Les gestionnaires de Radio du Rocher Percé inc. intégreront les activités du Journal de l’Est aux hebdomadaires de la transaction. Les huit employés intégreront l’équipe de Radio du Rocher Percé inc. et du Journal de l'Est qui compte également huit personnes.

Président de Radio du Rocher Percé inc., André Méthot a administré pendant plusieurs années deux quincailleries Home Hardware en Gaspésie. Il est l'instigateur de nombreux projets économiques et touristiques dans sa région natale de la Gaspésie.

Diplômé en Droit de l'Université Laval et détenteur d’un DESS en toxicomanie de l'Université Sherbrooke, Claude Dauphin a débuté en radio à Radio Ville-Marie de Montréal pour ensuite être appelé en Gaspésie afin d’oeuvrer dans le secteur de la santé plus spécifiquement auprès des établissements traitant les personnes aux prises avec des problèmes de drogue. C’est après avoir obtenu un micro dans une radio de Chandler qu'il décide de poursuivre dans le domaine des médias en fondant avec André Méthot une radio à Percé (Radio du Rocher Percé) et un journal (Journal de l’Est).

mardi 18 avril 2017

Transcontinental met en vente ses hebdos au Québec

TC Transcontinental met en vente ses 93 journaux du Québec et de l'Ontario. À terme, ce processus permettra de transférer la gestion ainsi que les responsabilités du marketing à des éditeurs locaux, ce qui est une bonne nouvelle en soit sur le plan régional. Pour Transcontinental qui avait acheté les 40 journaux régionaux de Québecor en 2014, il s’agit d’un retournement de situation majeur, mais sans surprise.  

« Nous sommes persuadés que la vente de ces actifs à des acteurs locaux représente la meilleure avenue pour contribuer à la pérennité de la presse locale et favoriser une plus grande proximité avec les annonceurs et les communautés desservies », a souligné François Olivier, président et chef de la direction de TC Transcontinental.

Il est vrai qu’avec la montréalisation des médias, l’hebdomadaire prend une place primordiale en région. D'un point de vue publicitaire, les hebdos sont idéals pour agir localement. Ils sont la source d’information par excellence d’une région. Les hebdomadaires constituent avec la radio le principal média pour se tenir au courant de ce qui se passe près de chez soi.

Comme je l'indique dans mon livre Quels médias choisir pour votre publicité, les lecteurs ont la conviction que les hebdos constituent un moyen efficace pour savoir ce qui se passe dans leur coin de pays. Pour la majorité d’entre eux, c’est le lien par excellence entre une région et ses citoyens quand vient le temps de s’informer sur l’actualité locale : politique, culture, économie, sport, etc.

Selon Jacques Dorion qui a bâti une grille d'évaluation des hebdos fort utile, l’hebdomadaire est un achat politique : « C’est une façon de se situer dans la communauté au milieu de l’information locale. Les hebdos ont l’avantage d’être en même temps un média de masse et un produit très ciblé localement. »

Les hebdos traitent d’événements qui ne sont pas couverts dans la plupart des autres grands médias tels la télévision ou les grands quotidiens.

Sans surprise, on remarque que l’intérêt pour les hebdos est légèrement plus élevé dans les petits marchés (moins de 100 000 habitants) et le taux de consultation est important dans la ceinture de Montréal.

Les hebdomadaires touchent une cible précise — une ville, un quartier ou une municipalité. Leur public est moins fragmenté que celui d’autres médias. Pour cette raison, la publicité dans les hebdos permet d’atteindre votre cible à peu de frais.

Les hebdomadaires sont flexibles. Ils permettent d’agir rapidement, d’annoncer une ouverture, des rénovations, une vente, etc. Vous pouvez y placer une annonce à quelques jours — ou quelques heures! — d’avis.

L’hebdomadaire permet également de détailler les caractéristiques de vos produits. À l’instar des quotidiens, les hebdomadaires sont des médias d’information. Conséquemment, les lecteurs sont plus réceptifs à des textes détaillés.

Sur ce plan, les hebdos sont idéals pour les PME. Avec la radio, l’hebdomadaire est le média le plus utilisé par les PME sur le plan local. Les principaux annonceurs dans les hebdos sont les concessionnaires automobiles, les magasins de meubles et le commerce au détail.

Malgré ces nombreuses forces, l’hebdomadaire ressemble à la radio -- c’est un média qui n’est pas toujours jugé à sa juste valeur par les publicitaires. Les jeunes planificateurs médias boudent souvent les hebdomadaires. Ils ne les considèrent pas assez sexy.

Pourtant, localement, les entreprises se servent encore des hebdos, pensons aux concessionnaires automobiles, aux chaînes d’épiceries, aux pharmacies, aux restaurateurs, aux marchands de meubles, aux plombiers, aux commerces de détail et aux agents immobiliers. Généralement, les annonceurs nationaux qui achètent de la publicité dans les hebdomadaires sont ceux qui ont des franchises, par exemple, Jean Coutu, Subway ou Burger King.

Si les meilleurs jours de la presse papier sont loin derrière, la performance des hebdos reste intéressante: selon Hebdos Québec, l'industrie de la presse hebdomadaire générait 309 $ millions de dollars en recettes publicitaires en 2014 (Source : Hebdos Québec ) et il s’agit de l’un des rares médias papier dont le tirage soit en progression (Source : CDMQ, «Hebdomadaires, une année d’adaptation», Le Guide annuel des médias 2014, p. 84.)

Le tirage total hebdomadaire est de 7 019 402 d’exemplaires, incluant les membres Hebdos Québec et les non-membres (Source : CDMQ, «Hebdomadaires, une année d’adaptation», Le Guide annuel des médias 2014, p. 84.) Pour un, le site de TC Médias journaux génère 3,4 millions de visiteurs uniques par mois au Québec (Source : Google Analytics, mars 2015).

lundi 3 novembre 2014

NADbank et PMB fusionnent



Deux des principales organisations de mesure des médias au Canada, PMB Print Measurement Bureau et NADbank, ont annoncé la semaine dernière que leurs membres respectifs ont approuvé la fusion des deux compagnies.

La nouvelle association amalgamée, qui desservira plus de 500 membres, combinera les ressources des industries canadiennes des revues et des journaux. Elle financera une étude qui vise la mesure de leurs actifs d’imprimerie et numériques communs et offrira aussi de l’information à jour sur l’utilisation des produits et des marques par les Canadiens.

Auparavant, NADbank et PMB produisaient différentes études à différents temps de l’année, ce qui se soldait par l’obligation des organisations visées par les études à analyser, comparer et interpréter deux ensembles de données. 

Chacune des deux parties fusionnantes croit qu’aller de l’avant avec une seule étude combinée mènera à des données plus cohérentes, une réduction de la duplication et une réduction des coûts pour l’industrie.

Le sondage unifié est basé sur une nouvelle méthodologie en ligne, créant un échantillon représentatif de 36 000 Canadiens âgés de 12 ans et plus, sur les marchés locaux et nationaux. La nouvelle étude fera son apparition sur le terrain en janvier 2015. 

Les données dévoilées en 2015 seront un amalgame des données déjà existantes chez PMB et NADbank pendant que l’échantillon pour la nouvelle étude s’accumule au cours de l’année – une approche conçue spécifiquement pour offrir une transition vers les nouvelles données.

La nouvelle organisation fusionnée, qui sera nommée dans les prochains mois, sera menée par 24 membres du conseil d’administration, six de chaque groupe membre (agences, annonceurs, revues, journaux).

mardi 4 mars 2014

Campagne électorale : le rôle clé des médias


Les médias jouent désormais un rôle clé dans les campagnes électorales. En plus de définir l'agenda, ils contribuent à façonner l'image que nous avons de chacun des chefs.
 
Regardons les choses en face : un parti politique ne peut plus aspirer à la victoire s'il ne commence pas par apprendre à choisir et à utiliser efficacement les médias. Voici donc, en quelques mots, ce qu'il faut savoir pour mieux comprendre toute la place qu'occupent les médias dans la campagne électorale.
 
La télévision
Les politiciens sont en amour avec le petit écran. Ce n'est pas un hasard. Les communicateurs professionnels savent depuis longtemps que la télévision est le média le plus puissant pour faire sortir le vote.
 
D'un point de vue stratégique, la télévision offre plusieurs avantages. En plus de générer rapidement la notoriété du chef et contribuer ainsi à façonner son image, la télévision positionne les partis politiques sur l'échiquier.
 
La recherche indique que les électeurs s'en remettent à la télévision pour suivre le déroulement des campagnes électorales. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les indécis, un segment de la population qui a la capacité de faire ou de défaire les gouvernements.
 
En réalité, la télévision permet d'injecter dans le message politique une bonne dose d'émotion. Cela explique pourquoi 70 % des budgets publicitaires en campagne électorale sont investis en « spots télévision ».
 
Pendant très longtemps, on a pensé que l'électeur était une créature rationnelle. Puis, au début des années 60, le débat télévisé entre Kennedy et Nixon a montré que l'électeur est avant tout influencé par des éléments émotionnels : un vêtement, un sourire, un bébé, une chevelure, l'assurance, la confiance, l'improvisation...
 
Selon Patrick White, auteur du livre Le Village CNN, « la télévision est le média le plus adapté à la communication de l'émotion, et la communication de cette émotion est immédiate ». Cela explique pourquoi les chefs politiques doivent toujours injecter une bonne dose d'émotion dans chacune de leurs apparitions publiques, spécialement durant le débat des chefs.
 
La radio
Les partis politiques ne l'avoueront pas, mais ils utilisent principalement la radio pour saisir le pouls de la population. Que ce soit durant les tribunes publiques ou les émissions de lignes ouvertes, la radio donne la possibilité de tester des thèmes et de mesurer la réaction de l'électorat.
 
Côté communication, la radio permet aux politiciens de parler directement aux gens et d'exploiter le sentiment d'appartenance des auditeurs. C'est un média très humain qui a l'avantage de rejoindre des cibles pointues et donc, il permet d'ajuster son discours en fonction des auditoires et de viser un segment précis, que ce soit les jeunes, les femmes ou les professionnels. Mieux encore, la radio est partout : à la maison, au travail ou dans la voiture. C'est le média de la guérilla politique.
 
Le quotidien
Pour le politicien, le journal a plusieurs forces. En plus d'attirer des électeurs plus instruits et plus intéressés par la chose politique, le quotidien rejoint ce qu'il est convenu d'appeler les leaders d'opinion. 

Le leader ou connecteur joue un rôle clé le jour du vote. Il est davantage informé que la moyenne des électeurs. Son réseau de contacts est plus étendu. Il s'intéresse à la chose politique. Mais plus que tout, il influence son entourage.
 
Ceci dit, la plupart des politiciens ont une peur folle des entrevues avec les grands quotidiens. C'est que ce média ne permet pas de contrôler pleinement les contenus. Voilà pourquoi certains politiciens aguerris refusent systématiquement d'accorder des entrevues aux équipes éditoriales des grands journaux durant les campagnes.
 
L'affichage
Au Québec, l'affichage joue un rôle important dans les premiers moments de la campagne. Historiquement, les journalistes ont pris l'habitude de s'en remettre à la pose des affiches pour juger du degré de préparation d'un parti. Gare à vous si vous avez le malheur de poser vos affiches en dernier : on conclura que vous n'êtes pas prêt à faire face à la musique.
 
D'un point de vue créatif, l'affiche est un média difficile. En fait, c'est le média qui dépend le plus de la qualité de la communication. La bonne affiche contient le nom du candidat, le nom du comté et le logo du parti. Elle utilise une couleur dominante et consacre l'essentiel de l'espace à une photographie du candidat vu de face.
 
En publicité politique, un bon panneau-affiche, c'est d'abord une bonne idée. Il faudra chercher à communiquer votre message non pas en l'exprimant verbalement, mais en le représentant. Un exemple : les panneaux du OUI durant le référendum de 1995.
 
Hebdos et brochures
Pour le politicien, les hebdos sont idéaux pour agir localement, spécialement en région.
 
Au niveau local, les brochures sont particulièrement utiles pour les candidats qui n'ont pas les moyens financiers de faire de la publicité dans les médias traditionnels.
 
Internet
Les perspectives offertes par Internet sont nombreuses. Internet est un média interactif et varié : publicité, médias sociaux, sites, etc. Il permet de stimuler les troupes et de mesurer précisément la circulation du site.

Par ailleurs, Internet est un média flexible et spécialisé qui rejoint un électorat jeune. C'est un incontournable, surtout si un parti compte sur ce segment de la population pour être porté au pouvoir.

lundi 13 janvier 2014

Virage numérique pour le quotidien Le Devoir



L’industrie des médias papiers est en crise et le lancement prochain d’une édition numérique payante du journal Le Devoir pour la tablette numérique iPad, le confirme une fois de plus.

Le Devoir vient s’ajouter aux autres plateformes quotidiens comme La Presse+.

En faisant le pari du PAYANT, Le Devoir se distance de La Presse+ qui a privilégié le GRATUIT au Québec.

Pour la plupart des journaux papier à travers le monde, la solution priorisée pour faire face aux baisses de tirage -- et donc aux baisses de ventes de publicité -- réside dans la formule « site payant d’information ».

Au Canada, le Globe and Mail est un bon exemple de ce mouvement général. Il faut dire que le succès du New York Times, du Financial Times et du Wall Street Journal ont eu un effet d'entraînement sur plusieurs autres quotidiens à l’échelle nord américaine.

Le Wall Street Journal a été le premier à imposer un abonnement payant, en 1997. Aux États-Unis, selon le Poynter Institute, on évalue à environ 16 % la proportion des journaux qui ont instauré l'abonnement payant sur le web.

Ceci dit, à l’usage, l’option payante sur le Net est efficace quand un quotidien offre un contenu spécialisé, exclusif et/ou international comme c’est le cas avc le journal Le Devoir. En effet, on sait que les gens ne paieront pas pour accéder à des nouvelles générales, ce qui joue contre les médias généralistes basés sur le scoop et la nouvelle de la journée.

Cette annonce du journal Le Devoir montre à quel point l’industrie de la nouvelle et de l'information a changé en quelques années.

D’abord avec l’avènement des chaînes de nouvelles en continue à la télévision qui ont eu pour effet de transformer la notion d’information et de rendre presque caduque le journal papier. Ensuite avec l’arrivée d’Internet et des médias sociaux qui permettent de s’informer instantanément à peu de frais. 

Au-delà de ces deux facteurs clés, plusieurs phénomènes expliquent le lent déclin des quotidiens : les quotidiens ont augmenté leur tarif, la classe moyenne a quitté les centres-villes, les jeunes lisent de moins en moins et un plus grand nombre de lecteurs affirment lire l’exemplaire de quelqu’un d’autre, que ce soit dans le restaurant, au bureau ou chez un ami.

jeudi 19 décembre 2013

10 événements clés en marketing en 2013

Voici mon top 10 des nouvelles marketing et publicité de 2013 :

Lance Armstrong, Tiger Woods et Oscar Pistorius. Décidément, Nike n’a pas de chance dans le choix de ses porte-parole. À bout de souffle, Armstrong rencontre la papesse de la confession, Oprah, en janvier. Entre-temps, on apprend que Nike a mis 3,8 milliards $ dans une réserve pour ses commandites futures avec des vedettes sportives ou autres.

Le 21 janvier, l’émission La Voix, une adaptation de la téléréalité The Voice of Holland, fait une entrée fracassante devant 2 593 000 paires d’yeux à l’antenne de TVA. Le 10 février, 2 832 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous pour la dernière ronde des auditions à l’aveugle de la populaire émission La Voix.

Évidemment, la convergence des médias que l’on connaît depuis quelques années à l'échelle planétaire et qui caractérise La Voix, est un facteur qui permet de comprendre le succès de ce type d’émissions.

La Voix fait l’objet de chroniques et de commentaires à la télévision ; les chansons et la trame sonore sont reprises à la radio ; l’émission fait l’objet de nombreux articles dans les journaux et dans les magazines dans lesquels on passe au peigne fin la vie privée des participants. En somme, la télévision mène à Internet, lequel mène aux magazines, lesquels redirigent les consommateurs vers la télévision, le CD et éventuellement les spectacles.

Blackberry investit 4 millions $ dans une publicité de 30 secondes au Super Bowl. La stratégie du géant canadien de la téléphonie mobile est pour le moins originale : montrer dans sa pub ce que le nouveau Blackberry ne fait pas… Un véritable désastre.

L’industrie des médias papiers est en crise et le lancement en avril de La Presse+, une toute nouvelle édition numérique gratuite du journal La Presse pour la tablette numérique iPad, le confirme une fois de plus.

Après trois ans de recherche et de développement et un investissement de 40 millions $, dont 2 millions $ seulement en recherche, cette nouvelle édition numérique exploite les capacités multifonctionnelles d’iPad avec une interface graphique fort réussie qui s’inspire, entre autres, de Flipboard et de l’application du quotidien The Guardian.

La Presse+ vient s’ajouter aux autres plateformes de l’écosystème de La Presse : format papier, site web et plateforme mobile. Au total, ces différentes plateformes attirent actuellement 1,7 million de lecteurs (environ 900 000 sur Internet et 800 000 pour la version papier).

Radio-Canada annonce en juin la disparition progressive de l’expression « Radio-Canada ». Ainsi, la Première Chaîne s’appellera désormais Ici Première ; la télévision de Radio-Canada se transformera en Ici Télé ; et le site web de la SRC deviendra Ici.ca.

On utilisera désormais les expressions Ici ARTV, Ici Explora, Ici RDI, Ici Info, Ici Musique et Ici Tou.TV pour identifier les autres plateformes médias de Radio-Canada. Dans le langage du métier, on parle de campagne de repositionnement ou de rebranding.

Mais assez rapidement, devant le tollé suscité d’un bout à l’autre du pays, Radio-Canada revient sur sa décision et adopte une position mitoyenne.

6. Feu vert à la fusion Bell-Astral
En achetant Astral pour 3,4 milliards $ en juin, Bell met la main sur plusieurs joyaux : des chaînes payantes de films : Super Écran, HBO et TMN, un réseau radiophonique réparti dans des dizaines de marchés au Canada (le 2e plus important réseau au pays) , des sites Web qui touchent 3 millions d'internautes chaque mois, 9500 panneaux d'affichage publicitaires au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique et bien sûr, des chaînes de télé spécialisées, des canaux rentables et en croissance qui représentent 15 % du marché canadien à eux seuls. 

Coup de théâtre dans l’industrie de l’automobile : on apprenait en août par l’entremise du California Auto Outlook que le Modèle S, une voiture haut de gamme du fabricant d’automobiles électriques Tesla Motors, enregistrait depuis le début de l’année des ventes supérieures à l’Audi A6, la Lexus GS, la Porche, la Volvo, la Cadillac, la Jaguar et la Land Rover en Californie. Ceci dit, Prius reste le meilleur vendeur dans le segment hybride / voiture électrique. 

Fondé en 2003, Tesla Motors compte aujourd’hui 3000 employés. Fort d’une stratégie de positionnement en 4 étapes fort astucieuse (Roadster – voiture sport ; Modèle S – voiture de luxe ; Modèle X – multisegment VUS Minivan ; Modèle grand public – à venir), Tesla Motors s’attaque au marché une bouchée à la fois en prenant bien soin de faire tomber les préjugés à l’égard de la voiture électrique.

Pour garantir l’alimentation en électricité, Tesla Motors propose de construire un système de borne à l’échelle de l’Amérique du Nord avec en prime une promesse unique : la recharge gratuite à vie avec l’achat d’un véhicule Tesla. Il faut dire que la borne électrique de Tesla est alimentée à l’énergie solaire, un autre produit fabriqué… par l’architecte de Tesla Elon Musk.

Véritable révolution dans le monde du marketing automobile, Tesla risque de révolutionner non seulement la manière de se déplacer, mais aussi la manière de vendre et d’acheter des véhicules automobiles sur internet. Signe du destin et sans surprise, des regroupements de concessionnaires songent déjà à bloquer la vente de voiture sur Internet.

En septembre, juste à temps pour la période des fêtes, le géant Target ouvre ses premiers magasins au Québec dont ceux de Montréal, Saint-Georges et Lévis. À l’échelle canadienne, Target engage 20 000 employés. 

En octobre, on apprend que Netflix serait en pourparler avec plusieurs fournisseurs de télévision par câble et satellite, dont Comcast et Time Warner Cable, afin de rendre le service de vidéo en ligne Netflix disponible directement sur leurs terminaux.  

Rogers, Québécor et la Ligue nationale de hockey (LNH) annoncent en décembre la conclusion d'une entente historique de 12 ans pour les droits multimédias et de diffusion qui comprend tous les droits nationaux aux matchs de la LNH sur toutes les plateformes et dans toutes les langues.

L'entente, le plus important contrat de droits multimédias de l'histoire de la Ligue, débutera à compter de la saison 2014-2015 et se poursuivra jusqu'à la fin de la saison 2025-2026. C'est la première fois qu'une ligue sportive à l'échelle nord-américaine accorde tous ses droits (canadiens) nationaux à une seule entreprise à long terme.

Pour Québecor, cette entente est l’occasion de mettre au monde TVA Sports (désormais un passage obligé pour visionner les matchs du Canadien de Montréal) et d’initier officiellement une relation d’affaires avec Gary Bettman.  

D'après Sophie Cousineau du Globe & Mail, les conditions financières de TVA Sports qui compte actuellement 1,6 million d'abonnés comprennent des versements annuels de 120 millions $ à Rogers pour un total de 1,5 milliard $ sur 12 ans. Jusqu'à cette année, RDS payait environ 30 millions $ par an pour une entente similaire.
 
Par ailleurs, les conditions financières de Rogers comprennent des versements annuels à la LNH qui commenceront à un peu plus de 300 millions de dollars la première année, avec des indexations annuelles progressives, jusqu'à environ 500 millions et demi de dollars la dernière année de la période de l'entente.

Ces versements, de concert avec un versement annuel initial de 150 millions de dollars répartis sur les deux premières années de l'entente, s'élèveront à 5,2 milliards de dollars en versements à la LNH au cours de la période de 12 ans. À l'évidence, il s'agit de LA nouvelle de l'année dans le secteur des médias, de la publicité et du marketing.

jeudi 5 décembre 2013

TC Media achète les hebdos de Sun Media

Sun Media et TC Media, une division de TC Transcontinental, annoncent aujourd'hui la conclusion d’une transaction en vertu de laquelle les 74 hebdos de Sun Media au Québec passent aux mains de TC Media pour une somme de 75 millions $.

Cette transaction s'inscrit dans la nouvelle réalité numérique qui transforme chaque jour le marché de la presse écrite locale. Les clients-publicitaires peuvent maintenant annoncer sur une multitude de plateformes qui n’existaient même pas il y a un peu plus d’une décennie

En vendant ses 74 hebdos à TC Transcontinental, Sun Media assure la pérennité de la propriété québécoise de ces journaux.

D'un point de vue publicitaire, les hebdos sont idéals pour agir localement. Ils sont la source d’information par excellence d’une région. D’après une étude CROP, 89% des gens interrogés croient que les hebdomadaires constituent le principal média pour se tenir au courant de ce qui se passe chez eux.

Comme je l'indique dans mon livre Quel médias choisir pour votre publicité, les lecteurs ont la conviction que les hebdos constituent un moyen efficace pour savoir ce qui se passe dans leur coin de pays. Pour la majorité d’entre eux, c’est le lien par excellence entre une région et ses citoyens.

Un sondage Sondagem confirme cette perception. Selon cette étude, 84,7% des répondants estiment que leurs hebdos traitent d’événements qui ne sont pas traités dans la plupart des autres grands médias tels la télévision, la radio ou les grands quotidiens.

On remarque que l’intérêt pour les hebdos est légèrement plus élevé dans les petits marchés (moins de 100 000 habitants) et le taux de consultation est très important dans la ceinture de Montréal.

Les hebdomadaires offrent une couverture géographique ciblée et un fort taux de pénétration. La presse hebdomadaire québécoise est bien implantée. Si vous avez un commerce, l’hebdo rejoint votre public cible sans débordement ni gaspillage.

Les hebdomadaires touchent une cible précise — une ville, un quartier ou une municipalité. Leur public est moins fragmenté que celui d’autres médias. Pour cette raison, la publicité dans les hebdos permet d’atteindre votre cible à peu de frais.

La publicité locale représente approximativement 90% des revenus publicitaires des hebdomadaires. Les principaux concurrents des hebdos sont la radio, la télé régionale, le quotidien et les circulaires.

La publicité dans les hebdos favorise l’image de votre commerce. Selon Descarie & complices, les entreprises qui annoncent dans les hebdos bénéficient d’un capital de sympathie plus élevé que ceux qui ne le font pas. Ils sont plus connus et on les apprécie davantage.

Quand vous désirez vous rapprocher des gens, la publicité dans les hebdos est une bonne idée. La recherche indique que les gens sont 20% plus favorables aux entreprises lorsque celles-ci font de la publicité dans les hebdos.

Les hebdomadaires sont flexibles. Ils permettent d’agir rapidement, d’annoncer une ouverture, des rénovations, une vente, etc. Vous pouvez y placer une annonce à quelques jours — ou quelques heures! — d’avis.

L’hebdomadaire permet de détailler les caractéristiques de vos produits. À l’instar des quotidiens, les hebdomadaires sont des médias d’information. Conséquemment, les lecteurs sont plus réceptifs à des textes détaillés.

Les hebdos sont idéals pour les PME. Selon Everest, l’hebdomadaire est le média le plus utilisé par les PME. Les principaux annonceurs dans les hebdos sont les concessionnaires automobiles, les magasins de meubles et le commerce au détail.

Malgré ces nombreuses forces, l’hebdomadaire ressemble à la radio. En effet, c’est un média qui n’est pas toujours jugé à sa juste valeur par les publicitaires professionnels.

Les jeunes planificateurs médias boudent souvent les hebdomadaires. Ils ne les considèrent pas assez sexy. La publicité nationale compte d’ailleurs pour moins de 10% du volume publicitaire des hebdos au Québec — contre le tiers des budgets publicitaires en 1972.

Depuis quelques années, les hebdos ont pallié au manque d’informations qui rendaient leur sélection difficile. Une étude de Décarie & complices confirme l’efficacité des hebdomadaires comme médias publicitaires: 42% des répondants consultent régulièrement la publicité dans les hebdos et 77% des lecteurs apprécient la publicité dans les hebdos.

mercredi 9 octobre 2013

Décès de Paul Desmarais, grand bâtisseur

Le propriétaire de Power Corporation, Paul Desmarais, est mort hier soir à l’âge de 86 ans.

Né le 4 janvier 1927, Paul Desmarais est le 4ième enfant de Jean-Noël et Lébéa Desmarais. Peu après sa naissance, survient le krach boursier de 1929 : effondrement du prix des matières premières, compressions salariales, chômage. Sudbury, région minière, n’est pas épargnée.

Très jeune, Paul apprend l’ouverture sur le monde. Il faut dire que la région de Sudbury est peuplée d’immigrants et que cette diversité culturelle le stimule. Son père lui transmet également la nécessité de pouvoir communiquer avec les deux communautés fondatrices du pays.   

En 1947, Paul Desmarais entre à l’Université d’Ottawa en sciences commerciales. À l’époque, le programme comprend des cours de connaissances générales auxquels s’ajoutent des cours de comptabilité, de droit commercial et de finances.   

Pendant ses études à l’Université d’Ottawa, Paul Desmarais démontre un sens aigu du leadership en devenant le vice-président de la Fédération Nationale des Étudiants Universitaires Canadiens (FNEUC).

Fort d’un solide bagage et de son diplôme d’études supérieures en poche, Paul Desmarais s’inscrit en droit à Osgoode  Hall, suivant ainsi les traces de son père. Mais Paul ne terminera jamais ses études de droit, le destin mettant alors sur son chemin une opportunité qu’il doit saisir à tout prix. 

En 1951, les parents de Paul Desmarais font face à un problème de taille : la Sudbury-Copper Cliff Suburban Electric Railway Company, un réseau de tramways fondé par le grand-père maternel de Paul Desmarais en 1912, ne fait plus ses frais.

Pour un, l’usage intensif des équipements a entraîné des problèmes mécaniques qui empêchent l’entreprise de connaître la rentabilité. Les tramways doivent donc être renouvelés et les coûts d’achat sont devenus exorbitants.

En outre, le réseau conçu en 1913 ne répond plus aux besoins de la ville qui a connu une forte croissance. Enfin, la prospérité d’après-guerre a permis aux citoyens d’acquérir une voiture et de s’en servir pour se rendre au travail, ce qui ajoute aux problèmes de l’entreprise.

La seule solution viable consiste donc à remplacer les tramways par des autobus qui devront couvrir toute la ville. Après de longs et coûteux travaux pour enlever les rails et refaire les routes, la Sudbury Bus Lines débute ses activités.

En 1950, l’entreprise gère 33 autobus mais elle possède une dette qui dépasse les 300 000$, une somme qu’on ne parvient pas à rembourser. C’est à ce moment que Paul entre en jeux. Il persuade ses parents de le laisser tenter un redressement de l’entreprise pendant ses vacances d’été.

N’ayant rien à perdre et persuadés des talents de leur fils, Jean-Noël et Lébéa lui vendent la Sudbury Bus Lines pour la somme de 1$. Sans même y penser, cette marque de confiance deviendra la première brique à l’édification de l’empire Desmarais.

Agé de 24 ans, Paul Desmarais s’investit corps et âme dans son nouveau projet. Il planifie les horaires, négocie le prix des pièces de remplacement et trouve l’argent nécessaire pour assurer la survie de l’entreprise. Parfois, il se rend à l’atelier pour aider les mécaniciens et passer le balai.

Convaincu que les employés sont sa meilleure ressource, il s’assure qu’ils recevront leur salaire, sans faute, chaque semaine. Pour ce faire, il doit même emprunter de l’argent pour couvrir les dépenses courantes. Bien sûr, cette façon de faire ne peut tenir bien longtemps.

Après un examen minutieux de la situation, Paul constate que le talon d’Achille de la Sudbury Bus Lines est l’itinéraire partant de Sudbury à Copper Cliff. En effet, cette ligne engloutit les profits de la compagnie car, bien que bondée aux heures de pointes, elle est vide entre les quarts de travail.

Desmarais décide alors d’approcher la compagnie Inco, propriétaire de la mine de Copper Cliff pour lui proposer un plan d’affaires sur cinq ans.

Après quelques négociations, les administrateurs d’Inco acceptent le projet de Desmarais et lui versent les fonds nécessaires au fonctionnement de la ligne d’autobus. Paul Desmarais vend ensuite cet itinéraire à une compagnie concurrente qui saura l’exploiter de façon rentable.

Cinq ans plus tard, avec l’aide de son frère Louis et d’un ami, Paul Desmarais a réussi un tour de force : la Sudbury Bus Line génère des profits.

De nos jours, l’histoire de la rentabilisation de l’entreprise par Paul Desmarais fait partie de la légende. C’est qu’elle illustra à merveille le caractère et la personnalité de Paul Desmarais : goût du défi, amour du risque calculé, grande capacité d’analyse.

Fort de sa réussite et de son expérience dans le domaine du transport en commun, Paul Desmarais se porte acquéreur, en 1955, de la Gatineau Bus Line, qui dessert la région de Hull-Ottawa, puis de Québec Autobus en 1960.   Paul Desmarais utilise cette nouvelle entité pour se porter acquéreur de nombreuses entreprises dans le domaine du transport en commun dont Transport Provincial, la compagnie Voyageur au Québec et Voyageur-Colonial en Ontario.

Son flair pour les affaires l’amène très vite à réaliser que le marché du transport en commun est saturé et qu’il devra maintenant passer à la deuxième phase de l’édification de son empire : la diversification.  Ainsi, en 1962, il acquiert suffisamment d’actions du Montréal Trust pour siéger sur le conseil d’administration.

Cette fenêtre sur le monde financier le fait connaître par les grands financiers et accélère sa compréhension des rouages de l’industrie. On dit d’ailleurs de Paul Desmarais qu’il possède un air assuré et un sens de la diplomatie qui font de lui un négociateur hors pair.

Ce talent jouera certainement un rôle dans la phase de diversification qui se poursuit avec, entre autres, l’acquisition de Gelco (anciennement Gatineau Power), la compagnie d’assurance vie Impériale et la corporation de valeurs Trans-Canada

Cette diversification de ses intérêts lui permet de parfaire ses connaissances du monde de la finance. Il apprend à connaître ses concurrents, à trouver des occasions d’affaires et à faire des offres sur des entreprises qu’il considère intéressantes. Cette période de prospection et d’apprentissage nous amène à parler de Power Corporation.

L’entreprise Power Corporation est fondée en 1925 par A. J. Nesbitt et P.A.Thomson. Son objectif consiste à permettre aux Canadiens de profiter du développement hydroélectrique du pays.

Éventuellement, l’entreprise prend aussi de l’expansion avec des positions dans des entreprises telles que Consolidated-Bathurst, Dominion Glass et Canada Steamship Lines, ce qui en fait la plus grosse société de gestion de l’époque.

Pourtant, en 1967, Power Corporation éprouve de sérieuses difficultés. La compagnie est en déclin et a un urgent besoin d’un président capable de prendre des décisions.

Saisissant la chance de mettre la main sur l’entreprise qu’il convoitait depuis longtemps, Paul Desmarais accepte de sortir Power Corporation de son marasme, mais à la condition d’être actionnaire majoritaire, président du conseil d’administration et directeur général de la compagnie.

Une fois en poste, M. Desmarais obtient le financement nécessaire au redressement de l’entreprise. Il vend aussi certains avoirs et les remplace par de nouvelles acquisitions en accord avec la stratégie de l’organisation.

Aujourd’hui, Power Corporation est une société de gestion et de portefeuille internationale qui détient, entre autres, des participations dans des sociétés actives dans les secteurs des services financiers, de l’assurance et des communications.

Ses principales filiales sont : Power Financial Corp., Power Technology Investment Corp. and Gesca Ltee. Au moment d’écrire ces lignes, Power Corporation gère des actifs de $500 milliards.

De nos jours, les fils de Paul Desmarais, Paul jr. et André sont à la tête de Power Corporation et mettent en application les leçons de gestion et la philosophie d’investissement enseignées par leur père.


Ses citations

«Dans toutes les affaires financières, il est très important d'avoir la force et, surtout, le temps d'attendre, le temps d'élaborer une stratégie.»
[ Paul Desmarais ]  


«Il faut avoir une stratégie, mais il faut qu'elle soit souple, c'est l'instinct qui nous dit quand il faut changer de stratégie. Les deux conditions sont importantes mais on ne peut pas avoir l'une sans l'autre.»
[ Paul Desmarais ] 


«Il faut prendre des risques, il faut toujours prendre des risques. Mais l'attente comporte aussi un risque.»
[ Paul Desmarais ]

jeudi 18 avril 2013

Gesca lance la Presse+


L’industrie des médias papiers est en crise et le lancement ce matin de La Presse+, une toute nouvelle édition numérique gratuite du journal La Presse pour la tablette numérique iPad, le confirme une fois de plus.

Après trois ans de recherche et de développement et un investissement de 40 millions $, dont 2 millions $ seulement en recherche, cette nouvelle édition numérique exploite les capacités multifonctionnelles d’iPad avec une interface graphique fort réussie qui s’inspire, entre autres, de Flipboard et de l’application du quotidien The Guardian.

Les contenus présentés sont distinctifs grâce à une présentation visuelle composée de textes, d’images interactives, de vidéos, de galeries de photos, de dossiers à onglets et d’écrans défilants qui enrichissent la nouvelle.

Les utilisateurs découvriront aussi la toute nouvelle section Pause qui vise plus particulièrement la clientèle féminine, publiée du lundi au samedi sur un thème différent : famille, santé, mode, etc.

La Presse+ vient s’ajouter aux autres plateformes de l’écosystème de La Presse : format papier, site web et plateforme mobile. Au total, ces différentes plateformes attirent actuellement 1,7 million de lecteurs (environ 900 000 sur Internet et 800 000 pour la version papier).

Mais La Presse+, c’est aussi une toute nouvelle manière de penser la publicité, le nerf de la guerre dans une logique d’abonnement gratuit. Dans ce cas, La Presse+ a choisit de s’éloigner de la douzaine de formats publicitaires que l’on retrouve actuellement sur Internet et d’innover.

Dans un souci de séduction auprès des annonceurs potentiels, La Presse a confectionné une centaine de nouveaux gabarits et formats publicitaires. La Presse+ a d’ailleurs pris soin d’organiser au préalable des rencontres avec des annonceurs et des agences de publicité pour tester différents concepts.

En faisant le pari du GRATUIT, La Presse+ joue gros et va à l’encontre du mouvement général que l’on observe dans l’industrie des médias papiers.

Pour la plupart des journaux papier à travers le monde, la solution priorisée pour faire face aux baisses de tirage -- et donc aux baisses de ventes de publicité -- réside dans la formule « site payant d’information ».

Au Canada, le Globe and Mail est un bon exemple de ce mouvement général. Il faut dire que le succès du New York Times, du Financial Times et du Wall Street Journal ont eu un effet d'entraînement sur plusieurs autres quotidiens à l’échelle nord américaine.

Le Wall Street Journal a été le premier à imposer un abonnement payant, en 1997. Aux États-Unis, selon le Poynter Institute, on évalue à environ 16% la proportion des journaux qui ont instauré l'abonnement payant sur le web.

Ceci dit, à l’usage, l’option payante sur le Net est efficace quand un quotidien offre un contenu spécialisé, exclusif et/ou international. En effet, on sait que les gens ne paieront pas pour accéder à des nouvelles générales, ce qui joue contre les médias généralistes basés sur le scoop et la nouvelle de la journée.

Cette annonce de La Presse qui a des échos jusqu’en Europe montre à quel point l’industrie de la nouvelle et de l'information a changé en 80 ans.

D’abord avec l’avènement des chaînes de nouvelles en continue à la télévision qui ont eu pour effet de transformer la notion d’information et de rendre presque caduque le journal papier. Ensuite avec l’arrivée d’Internet et des médias sociaux qui permettent de s’informer instantanément à peu de frais. 

Au-delà de ces deux facteurs clés, plusieurs phénomènes expliquent le lent déclin des quotidiens : les quotidiens ont augmenté leur tarif, la classe moyenne a quitté les centres-villes, les jeunes lisent de moins en moins et un plus grand nombre de lecteurs affirment lire l’exemplaire de quelqu’un d’autre, que ce soit dans le restaurant, au bureau ou chez un ami.
 

En décembre 2012, le magazine Newsweek a mis fin a sa version papier et a lancé une application partiellement payante, cela afin d’économiser 40 millions $ en frais d’impression et de distribution annuellement.

La Presse dont les frais d’impression sont de 90 millions $, une somme énorme, choisi une autre avenue, celle du village gaulois : initier une nouvelle génération de lecteurs à l’information par l’entremise des multiples possibilités du numérique tout en garantissant à ses lecteurs actuels un transfert de plateforme tout en douceur.

En faisant reposer une grande partie de cette nouvelle stratégie sur la tablette iPad (Android viendra plus tard), La Presse prend un autre risque : elle est à la merci de la croissance d’une plateforme unique. En entrevue, les dirigeants de La Presse+ prétendent que 600 000 lecteurs de La Presse possèdent déjà une tablette iPad. Personnellement, ce chiffre m’apparaît un peu élevé.

Pari risqué également, parce qu’avec la stratégie Gesca, il ne peut pas y avoir de retour en arrière, le gratuit ne pouvant pas redevenir payant.

Enfin, pari risqué, car pour rentabiliser l’opération, cela sous-tend que les annonceurs vont emboîter le pas pour contrebalancer la baisse de revenu générée par la baisse des abonnements papiers et des ventes en kiosque. Dans un Québec historiquement frileux de changements, le risque n’est pas négligeable. 

mercredi 1 février 2012

Le Journal de Montréal et le Journal de Québec lancent un nouveau site web


Conçus pour refléter les nouvelles habitudes de navigation de l’internaute et lui proposer une expérience plus riche, les nouveaux sites web du Journal de Montréal et du Journal de Québec sont dotés d’une interface interactive, au graphisme novateur.

En respect avec le ton et le style fort populaires et appréciés des versions papiers, ils proposent des sites très visuels, avec plus de photos, plus de vidéos et la possibilité de consulter facilement le contenu grâce à un aperçu mosaïque ou des textes abrégés.

Les nouveaux sites web continuent d’encourager l’interaction et de proposer une couverture des sujets qui touchent les lecteurs et internautes québécois, des informations vulgarisées : actualités, sports, arts & spectacles, politique, argent, concours.

Fait à noter, le Journal de Montréal et le Journal de Québec accueilleront sous peu une équipe de nouveaux blogueurs, qui sont tous des acteurs reconnus et influents dans leurs milieux. Ils lanceront le débat, réagiront à l’actualité et divertiront les internautes.

En outre, tout le contenu du célèbre cahier Weekend sera rendu disponible en intégralité sur le web pour la première fois. La populaire page En cinq minutes, qui présente aux lecteurs un sujet d’actualité en version résumée et simplifiée, intègre également les nouveaux sites web.

Les deux sites offriront une toute nouvelle façon de suivre l’actualité grâce à des couvertures en direct et des infographies animées qui évolueront en direct pendant les événements importants.

Entièrement gratuit pendant les premiers mois suivant le lancement, l’accès à certains contenus enrichis sera ensuite réservé aux membres VIP. Une grande partie des sites demeurera néanmoins disponible pour tous, sans abonnement. 

Source : Quebecor