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lundi 3 juillet 2017

Le Model 3 de Tesla sera lancé le 28 juillet



Elon Musk a confirmé sur les médias sociaux que Tesla lancera le Model 3 vendredi prochain. Les premiers consommateurs en prendront possession à la fin du mois. Le Model 3 offrira une autonomie de plus de 345 kilomètres par charge d'électricité et coûtera 35 000 $ US pour le modèle de base. Avec ce nouveau modèle, Elon Musk cible un nouveau segment de marché, celui du milieu de gamme, une étape clé pour Tesla.

Fondé en 2003, Tesla Motors compte aujourd’hui 17000 employés. Fort d’une stratégie de positionnement en 4 étapes fort astucieuse (Roadster – voiture sport ; Modèle S – voiture de luxe ; Modèle X – multisegment VUS Minivan ; Modèle grand public – Model 3), Tesla Motors s’attaque au marché une bouchée à la fois en prenant bien soin de faire tomber les préjugés à l’égard de la voiture électrique.

En effet, comme je l’indique à Gilles Parent en entrevue, les voitiures Tesla se distinguent par cinq éléments : la carrosserie (la Roadster était montée sur un châssis de Lotus), les couleurs uniques, l'accélération, la vitesse de croisière et l'autonomie. 

Pour garantir l’alimentation en électricité, Tesla Motors a construit un système de borne à l’échelle de l’Amérique du Nord. Il faut dire que la borne électrique de Tesla est alimentée à l’énergie solaire, un autre produit fabriqué… par l’architecte de Tesla - Elon Musk. 

Car Tesla n'est pas seulement un constructeur automobile. Elle s’intéresse aussi à l'innovation énergétique. En 2018, une usine produira des batteries destinées au stockage fixe pour les entreprises et les résidences.

Parler de Tesla Motors, c’est parler de son joueur clé : Elon Musk. Ingénieur de formation, Musk naît en Afrique du Sud. Il émigre par la suite au Canada puis s’installe définitivement aux États-Unis. Véritable Steve Jobs du 21e siècle, Elon Musk fonde sa première entreprise à 23 ans, Zip2, un bottin téléphonique sur le Web. 

Musk vend Zip2 à 27 ans, à COMPAQ, pour la somme de 307 millions $. Il crée ensuite coup sur coup SolarCity, une firme de panneau solaire, SpaceX, une entreprise spécialisée dans l’exploration spatiale et PayPal qu’il vend à Ebay pour 1,5 milliard $ à 30 ans. 

Mine de rien, Tesla Motors, son dernier joyau, est un exploit remarquable : c’est la première nouvelle entreprise dans le secteur automobile nord-américain à survivre en 90 ans. Autre distinction significative : Tesla Motors nous vient de Silicon Valley et non de Détroit. 

Comme si cela ne suffisait pas, la Tesla est vendue principalement par l’entremise de son site Internet. Véritable révolution dans le monde du marketing automobile, Tesla risque donc de révolutionner non seulement la manière de se déplacer, mais aussi la manière de vendre et d’acheter des véhicules automobiles. Signe du destin et sans surprise, des regroupements de concessionnaires tentent déjà à bloquer la vente de voiture sur Internet.

mercredi 5 avril 2017

Labatt 50 deviendrait Labatt 150

Poisson d’avril de Justin Trudeau - ou de Labatt? Il semble que Labatt 50 deviendrait Labatt 150 pour quelques mois au Canada seulement, juste à temps pour le 1er juillet. Comment expliquer ce changement de nom de la part du géant de la bière? J'en parle avec Louis-Philippe Brulé

mardi 3 janvier 2017

Apple fête son 40e anniversaire d'incorporation

À l'occasion du 40e anniversaire d'incorporation d'Apple (Apple Computer à l'origine), retour obligé sur les moments clés de l'histoire d'Apple, un géant de la techno mais aussi du marketing.

1977 : Incorporation d’Apple Computer le 3 janvier. Le Apple II fait son apparition.
1979 : Steve Jobs et Jef Raskin visitent les bureaux de Xerox et ils ont accès pour la première fois à une interface graphique qui fera éventuellement la réputation d’Apple.

1980 : Lancement en bourse d’Apple qui a pour effet de créer instantanément 300 millionnaires.
1983 : Lancement du premier ordinateur personnel, le Lisa, qui se révèle un échec commercial.
1984 : Lancement du Macintosh. Le nouvel ordinateur personnel est annoncé initialement lors du troisième quart du Super Bowl XVIII. La publicité de 60 secondes est tournée par Ridley Scott. La LaserWriter et la souris assurent le succès du Macintosh.
1985 : Conflit entre John Sculley et Steve Jobs. Le conseil d’administration penche en faveur de Sculley et Jobs est remercié de ses services ! Curieusement, Apple continue sa croissance à la fin des années 80 grâce à une entente intervenue entre Apple et les écoles publiques de la Californie stipulant que chaque institution scolaire recevra un ordinateur Apple II. L'entente avait été signée par Steve Jobs... Jobs crée NeXT Inc.
1986 : Début de la descente aux enfers pour Apple.
1989 : Lancement du Macintosh Portable, un échec commercial.

1991 : Lancement du PowerBook. Apple vend moins de 100 000 unités.
1993 : Lancement du Apple Newton.
1996 : Retour de Steve Jobs à la barre de l’entreprise. Apple éprouve des difficultés financières.
1997 : Lors du Macworld Expo, Steve Jobs annonce à la stupeur générale qu’Apple se joint à Microsoft pour le lancement de la nouvelle version de Microsoft Office (voir la réaction du public à 2 : 30 et à 4 : 50 - discours de Bill Gates).
1998 : Lancement du iMac dont l’équipe de design est dirigée par Jonathan Ive. Apple redevient "in".
1999 : Lancement du iMovi, du Final Cut Pro et du iPhoto.

2001 : Lancement du Mac OS X, basé sur des produits développés dans NeXT. Ouverture des deux premiers magasins Apple («Apple Retail Stores») en Virginie et en Californie. Lancement du iPod qui vendra éventuellement 100 millions d’unités en six ans.
2003 : Lancement des magasins iTunes. Apple offre le téléchargement de chansons à 0,99 $.
2006 : Lancement d'Apple TV.
2007 : Apple Computer devient Apple Inc. Le iPhone est lancé le 29 juin 2007 pour 499 $.
2008 : Apple franchit le cap du 5 milliards de chansons téléchargées depuis le lancement du magasin virtuel iTunes. Apple est nommé l’entreprise la plus admirée par le magazine Fortune. L’entreprise remportera également ce titre en 2009 et 2010.
2009 : Des problèmes de santé obligent Steve Jobs à prendre une pause de 6 mois.
2010 : Lancement du iPad avec une campagne de communication-marketing particulièrement réussie. L'iPad, une petite révolution ? Apple opère 284 magasins Apple dans 10 pays.
2015 : Lancement de la iWatch

mercredi 21 décembre 2016

Le marketing des films du temps des fêtes


Le temps de Fêtes est une période importante pour les cinéphiles. De nombreux films prennent d'ailleurs l'affiche ces jours-ci. Comment les distributeurs et les propriétaires de salles de cinéma tirent-ils leur épingle du jeu? En pleine folie Rogue One : une histoire de Star Wars, je discute avec Karine Lessard de Radio-Canada de l'importance stratégique de cette période pour l'industrie du film... et des jouets ! 

Pour la petite histoire, le premier projet intitulé The Star Wars contient 14 pages écrites à la main. Monsieur Lucas comprend dès le départ l'importance de créer un monde féérique. Pour ce faire, il n’hésite pas à choquer l'industrie.

Pour un, il fait débuter chacun de ses films non pas par un générique, mais par un texte déroulant à l'horizontal et présentant l'intrigue, fortement inspiré des débuts de Flash Gordon, faut-il le préciser.

Lucas sera d’ailleurs poursuivi par la Directors Guild of America et de la Writers Guild of America à cause de son refus de débuter ses films par un générique.

Par ailleurs, les 8 films Star Wars de George Lucas utilisent une formule éprouvée, inspirée des écrits de Joseph Campbell.   

Star Wars, c’est le voyage initiatique d’un héros. La série cristallise l’éternel combat entre le bien et le mal avec ses héros et méchants, princes, magiciens et ogres. 

À l’évidence, George Lucas est un conteur de grand talent. Il entre à l’University of Southern California pour y étudier le cinéma et tourne son premier film: THX 1138.

C’est là qu’il devient un passionné de contes et de légendes. En cours de réflexion, il découvre un livre clé qui va changer sa vie : Les héros sont éternels de Joseph Campbell.

Quand on lui demande d’expliquer le processus créatif relatif à la création de Star Wars, Lucas déclare :

« J’ai d’abord essayé d’adapter certains grands principes de la mythologie à mon histoire. Comme cela ne fonctionnait pas, j’ai finalement décidé de laisser tomber et de me concentrer à la rédaction de l’histoire à part entière. J’ai découvert, en me relisant, que tous les principes mythiques étaient présents. »

En entrevue, il affiche une fascination pour le mythe. « Toutes les histoires mythiques possèdent une réserve commune d’images et de symboles », aime à répéter Lucas.

Pour respecter la structure mythique, le héros doit se couper du monde ordinaire, puis subir une série d’épreuves : l’initiation. Luke, l’adolescent rebel, avide d’aventures, se métamorphose ensuite en héros. Au cours de son itinéraire, il croise ogres et magiciens, labyrinthes et pièges.

Cette recette a permis à George Lucas de générer des ventes remarquables.
(En passant, suite aux ventes décevantes des produits associés au film Godzilla en 1998, c’est Lucas qui va racheter la production invendue pour ensuite la faire fondre et la transformer en poupée Star Wars ! Brillant le monsieur !)  

En cours de route, Lucas devient un control freak. Il sélectionne les cinémas qui présenteront son film ; il exige de se faire payer à chaque semaine plutôt qu’aux deux semaines ; il exige qu'on lui donne la salle la plus grande du cinéma ; il interdit les publicités avant ses films ; et le film doit rester à l’affiche au moins douze semaines dans chaque salle.

Lucas développe aussi le concept de teasing afin d'annoncer le lancement prochain d'un autre film de la saga. Mais comme il génère jusqu’à 10 % des profits de la Fox certaines années, on laisse libre cours à ses demandes.

Au total, les ventes de la marque incluant celles des produits dérivés et des films s’élèveraient à environ 30 milliards $. Il est vrai que les différents films de la série ont donné naissance à des jeux vidéo, des romans, des bandes dessinées, et bien sûr, des poupées pour hommes ou figurines, si vous aimez mieux.

Pas mal pour un gars qui accepta de réduire son cachet de moitié pour financer la fin du tournage de son premier film au milieu des années 70 en échange des droits sur les produits dérivés.

Une autre approche qui a d’ailleurs changé de fond en comble l’industrie du cinéma et permis à Lucas d’être l’un des actionnaires les plus importants de Kenner qui deviendra par la suite Hasbro, l’un des deux géants du jouet avec Mattel... Mais c'était avant la vente de Star Wars à Disney pour 4 milliards $...

jeudi 13 octobre 2016

Sony lance son casque Playstation VR



Sony lance son casque Playstation VR aujourd’hui, un casque mettant en vedette la réalité virtuelle, une technologie qui pourrait changer profondément le monde de la communication et du marketing.

La réalité virtuelle permet à l’utilisateur de s’immerger dans un monde 360 degrés. Pour ce faire, il suffit de porter de « grosses lunettes de ski » qui permettent d’être virtuellement ailleurs, un peu comme si on approchait l’écran HD du téléviseur à quelques centimètres des yeux avec les avantages que cela suppose – une nouvelle couche d’information donc, un environnement plus réaliste créé virtuellement. 

Sans surprise, tous les joueurs clés du monde de la techno travaillent sur la réalité virtuelle. Lors du dernier Salon de la mobilité de Barcelone, Google, Apple, HTC, Sony (et son casque PlayStation), Yahoo! et Facebook en ont tous profité pour faire des annonces importantes dans ce secteur.

Sur le plan commercial, cet engouement s’explique, entre autres, par le ralentissement des ventes de téléphones intelligents et de tablettes à travers le monde. C’est sans compter les difficultés de la montre connectée ou montre intelligente (Apple Watch, par exemple) qui, de toute évidence, ne sera pas la révolution escomptée pour l’instant.

En 2014, Facebook a payé 2 milliards $ pour faire l’acquisition d’Occulus, une firme spécialisée dans la réalité virtuelle et fondée par Palmer Luckey, un jeune surdoué de 22 ans.

Les débouchés potentiels de la réalité virtuelle sont nombreux et spectaculaires : jeux vidéos, événements sportifs, spectacles de musique, formation (cours à l’Université d’Ottawa ?), tourisme et industrie de la porno. 

Sur le plan commercial, cette technologie va également bouleverser le monde de l’immobilier, du marketing, de la vente. 

Comme je le mentionne à Gilles Parent en entrevue, sur le plan humain, en simulant l’interaction, la réalité virtuelle pourrait aussi révolutionner les rapports humains. D’où l’intérêt de Facebook pour cette technologie. On parle déjà d’une industrie de 30 milliards $ en 2020! 

Pour que le rêve devienne réalité, plusieurs défis guettent la réalité virtuelle. Pour profiter pleinement des avantages de cette technologie, il faudra des ordinateurs plus puissants, un Wi-Fi 5G (ou peut-être même le Li-Fi de Philips).

Car, pour l’instant, le problème de la réalité virtuelle est son image -- on voit parfois les pixels, ce qui affecte le niveau de réalisme d’une génération de consommateurs qui a grandi avec la télévision HD. Mais selon Nicolas Lacroix du FM93, un grand fan et expert en technologie, ce problème se pose de moins en moins.

Pour passer à la vitesse supérieure, il sera aussi nécessaire de produire du contenu à la tonne (sport, fiction, cinéma, jeux vidéos, etc.) afin d’éviter les problèmes qui ont ralenti la télévision 3D. Il sera nécessaire de mettre au point des caméras capables de filmer à 360 degrés, ce que Samsung a fait avec sa Gear 360.

Enfin, il faudra éviter les nausées, car, à l’usage, on a constaté que 10 à 15 % des utilisateurs développaient des étourdissements en utilisant la réalité virtuelle. Gare à vous!

vendredi 29 avril 2016

Décès de Phil Kives fondateur de K-Tel et inventeur du l'infopub

On apprenait un peu plus tôt aujourd'hui le décès récent de Phil Kives, fondateur de K-Tel et inventeur de l'infopub.

À l’occasion de ma chronique « pub et marketing » avec l’animateur Benoît Dutrizac du 98,5 FM, à Montréal, je me suis penché sur les origines de la firme canadienne K-tel, un géant de l'infopub créé dans les années soixante par Phil Kives (qui ne se souvient pas des compilations Rock Dynamite Volume 1, 2 et 3 !).

lundi 8 décembre 2014

3 plus gros flops de produits en 2014

Comme la fin de l'année est à nos portes, l'heure est au bilan dans le secteur du marketing. Dans ce premier billet, je reviens sur les 3 plus importants flops de produits en 2014. 

Dans les faits, les entreprises nord-américaines conçoivent plus de 10 000 nouveaux produits annuellement. Mais il y a des dangers associés aux lancements de nouveaux produits.

Selon Kevin Clancy et Robert Shulman, les nouveaux produits échouent pour quatre raisons principales. Premièrement, la stratégie de positionnement est faible (3 échecs sur 10). Deuxièmement, le produit n’est pas à la hauteur (3 échecs sur 10). Troisièmement, la publicité est mal conçue (20 % des échecs). Enfin, la promotion est mal ficelée ou la distribution est inadéquate (10 % chacun).

Avec cela en tête, voici mes 3 flops marketing les plus importants de 2014 :

iCloud d'Apple
En août, Jennifer Lawrence et Kate Upton font partie des nombreuses victimes de la fuite massive de photos nues de vedettes sur le site 4chan. Dans une entrevue, la vedette de la trilogie Hunger Games qualifiera avec raison cet acte de « crime sexuel ». 

En effet, ces images appartenaient à des actrices (mais pas des acteurs) qui les avaient stockées sur le site iCloud d’Apple. Elles ont ensuite été piratées et mises sur internet. Sans surprise, dans une culture du voyeurisme tout azimut, elles ont circulé abondamment dans les médias sociaux.

Initialement, le géant américain Apple a nié toute défaillance de son système de sécurité, préférant mettre la faute sur « les mots de passe des comptes grâce à des opérations d’hameçonnage. »

Au final, la crise aura été un désastre pour Apple, une entreprise qui a lancé plus récemment Apple Pay, un outil qui permet de régler ses achats en se servant d'un iPhone 6.

Pour le géant qui souhaite changer le modèle traditionnel avec son portefeuille virtuel, la crise des photos nues ne pouvait pas arriver à un pire moment. Confiance, confiance, quand tu es ébranlé…

Google Glass
Les Google Glass sont des lunettes équipées d'une caméra intégrée, d'un micro, d'un écran, d'un accès à Internet par Wi-Fi ou Bluetooth et d'un écouteur.

Officiellement, Google continue de croire à son produit, mais force est de constater que le dispositif de lunettes interactif Google Glass n’a pas généré l’engouement attendu.

Les facteurs de l’échec sont nombreux : trop laides, trop chères, trop compliquées et surtout, trop intrusives.

Fire d'Amazon 
Lancé cet été afin de faire compétition à Apple et Samsung, le téléphone Amazon Fire ne se vend pas. 

Contrairement à la stratégie de son Kindle reposant sur le prix, Amazon avait pourtant positionné son téléphone intelligent comme un produit haut de gamme. Puis faute de succès, Amazon a réduit le prix de son Fire, un peu trop tard s’il faut en croire la réaction du public.

Depuis ce temps, les actionnaires d'Amazon montrent des signes d’impatience. Le titre a perdu plus de 20 % depuis le début de l'année. Pas de doute possible, pour le téléphone intelligent Fire, la fin approche à grand pas.   

jeudi 2 octobre 2014

L'histoire surprenante de 10 logos célèbres

Un peu plus tôt aujourd'hui, je racontais l'histoire de 10 logos célèbres (Nike, Apple Coca-Cola, Pepsi-Cola, Microsoft, Google, Londres 2012, Twitter, BP et la BBC) au «Retour de Gilles Parent» avec Gilles Parent du FM93. 

Évidemment, les gens n’admettront jamais que leur choix a été influencé par une publicité, un slogan, un visuel ou pire encore, un logo. Ils vous diront plutôt qu’ils sont à la recherche d’information et que leurs habitudes d’achat sont très rationnelles. C’est faux.

À quelques exceptions près, les gens sont incapables de faire la différence entre une marque et une autre. Lors d’une étude, on a sélectionné 300 personnes fidèles à une grande marque de cigarettes. On les a fait fumer des cigarettes dont la marque était cachée. Ensuite, on leur a demandé d’identifier la marque de cigarette qu’ils avaient l’habitude de fumer. Seulement 2 % des gens furent capables d’identifier leur marque de cigarette favorite parmi celles qu’ils avaient fumées. 

Les experts en marketing ont observé les mêmes résultats avec des utilisateurs de chaînes radiophoniques, de crème à raser, des consommateurs de bière, de boissons gazeuses et de champagne.

Plus récemment, des chercheurs ont collé une étiquette Sanyo à un appareil RCA. Ensuite, ils ont demandé à 900 personnes de comparer les performances de cet appareil avec celles du même produit vendu sous l’étiquette RCA. Soixante-dix pour cent des personnes interrogées ont affirmé que le produit Sanyo était meilleur. Pourtant, il s’agissait, dans les deux cas, du même appareil RCA.

En marketing, nous n’achetons pas des produits, nous achetons des positionnements. Dans les faits, c’est le désir d’exprimer notre personnalité qui nous guide dans le choix des produits et des marques. 

Qu’il s’agisse de bières, de cigarettes, de dentifrices, de quincailleries, de chaussures de sport ou d’automobiles, dépenser est une façon de communiquer notre identité sociale.

Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

lundi 12 mai 2014

50e anniversaire du Nutella

À l'occasion du 50e anniversaire de création du Nutella, j’en profite pour faire la petite histoire de la tartinade numéro 1 dans l'esprit de millions de jeunes et de moins jeunes à travers le monde. 
 
Comme vous le verrez en écoutant cette intervention, dans le domaine des tartinades sucrées comme ailleurs, le marketing prend beaucoup d'importance : publicité, commandite, conditionnement de produit, promotion, image et branding, nom du produit, etc. 

Quel est l’avenir de la tartinade sucrée? En entrevue, j'en parle avec Dominique Arnoldi de l'émision Bien dans son assiette à l'antenne de Radio-Canada. 
 
 

jeudi 19 décembre 2013

10 événements clés en marketing en 2013

Voici mon top 10 des nouvelles marketing et publicité de 2013 :

Lance Armstrong, Tiger Woods et Oscar Pistorius. Décidément, Nike n’a pas de chance dans le choix de ses porte-parole. À bout de souffle, Armstrong rencontre la papesse de la confession, Oprah, en janvier. Entre-temps, on apprend que Nike a mis 3,8 milliards $ dans une réserve pour ses commandites futures avec des vedettes sportives ou autres.

Le 21 janvier, l’émission La Voix, une adaptation de la téléréalité The Voice of Holland, fait une entrée fracassante devant 2 593 000 paires d’yeux à l’antenne de TVA. Le 10 février, 2 832 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous pour la dernière ronde des auditions à l’aveugle de la populaire émission La Voix.

Évidemment, la convergence des médias que l’on connaît depuis quelques années à l'échelle planétaire et qui caractérise La Voix, est un facteur qui permet de comprendre le succès de ce type d’émissions.

La Voix fait l’objet de chroniques et de commentaires à la télévision ; les chansons et la trame sonore sont reprises à la radio ; l’émission fait l’objet de nombreux articles dans les journaux et dans les magazines dans lesquels on passe au peigne fin la vie privée des participants. En somme, la télévision mène à Internet, lequel mène aux magazines, lesquels redirigent les consommateurs vers la télévision, le CD et éventuellement les spectacles.

Blackberry investit 4 millions $ dans une publicité de 30 secondes au Super Bowl. La stratégie du géant canadien de la téléphonie mobile est pour le moins originale : montrer dans sa pub ce que le nouveau Blackberry ne fait pas… Un véritable désastre.

L’industrie des médias papiers est en crise et le lancement en avril de La Presse+, une toute nouvelle édition numérique gratuite du journal La Presse pour la tablette numérique iPad, le confirme une fois de plus.

Après trois ans de recherche et de développement et un investissement de 40 millions $, dont 2 millions $ seulement en recherche, cette nouvelle édition numérique exploite les capacités multifonctionnelles d’iPad avec une interface graphique fort réussie qui s’inspire, entre autres, de Flipboard et de l’application du quotidien The Guardian.

La Presse+ vient s’ajouter aux autres plateformes de l’écosystème de La Presse : format papier, site web et plateforme mobile. Au total, ces différentes plateformes attirent actuellement 1,7 million de lecteurs (environ 900 000 sur Internet et 800 000 pour la version papier).

Radio-Canada annonce en juin la disparition progressive de l’expression « Radio-Canada ». Ainsi, la Première Chaîne s’appellera désormais Ici Première ; la télévision de Radio-Canada se transformera en Ici Télé ; et le site web de la SRC deviendra Ici.ca.

On utilisera désormais les expressions Ici ARTV, Ici Explora, Ici RDI, Ici Info, Ici Musique et Ici Tou.TV pour identifier les autres plateformes médias de Radio-Canada. Dans le langage du métier, on parle de campagne de repositionnement ou de rebranding.

Mais assez rapidement, devant le tollé suscité d’un bout à l’autre du pays, Radio-Canada revient sur sa décision et adopte une position mitoyenne.

6. Feu vert à la fusion Bell-Astral
En achetant Astral pour 3,4 milliards $ en juin, Bell met la main sur plusieurs joyaux : des chaînes payantes de films : Super Écran, HBO et TMN, un réseau radiophonique réparti dans des dizaines de marchés au Canada (le 2e plus important réseau au pays) , des sites Web qui touchent 3 millions d'internautes chaque mois, 9500 panneaux d'affichage publicitaires au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique et bien sûr, des chaînes de télé spécialisées, des canaux rentables et en croissance qui représentent 15 % du marché canadien à eux seuls. 

Coup de théâtre dans l’industrie de l’automobile : on apprenait en août par l’entremise du California Auto Outlook que le Modèle S, une voiture haut de gamme du fabricant d’automobiles électriques Tesla Motors, enregistrait depuis le début de l’année des ventes supérieures à l’Audi A6, la Lexus GS, la Porche, la Volvo, la Cadillac, la Jaguar et la Land Rover en Californie. Ceci dit, Prius reste le meilleur vendeur dans le segment hybride / voiture électrique. 

Fondé en 2003, Tesla Motors compte aujourd’hui 3000 employés. Fort d’une stratégie de positionnement en 4 étapes fort astucieuse (Roadster – voiture sport ; Modèle S – voiture de luxe ; Modèle X – multisegment VUS Minivan ; Modèle grand public – à venir), Tesla Motors s’attaque au marché une bouchée à la fois en prenant bien soin de faire tomber les préjugés à l’égard de la voiture électrique.

Pour garantir l’alimentation en électricité, Tesla Motors propose de construire un système de borne à l’échelle de l’Amérique du Nord avec en prime une promesse unique : la recharge gratuite à vie avec l’achat d’un véhicule Tesla. Il faut dire que la borne électrique de Tesla est alimentée à l’énergie solaire, un autre produit fabriqué… par l’architecte de Tesla Elon Musk.

Véritable révolution dans le monde du marketing automobile, Tesla risque de révolutionner non seulement la manière de se déplacer, mais aussi la manière de vendre et d’acheter des véhicules automobiles sur internet. Signe du destin et sans surprise, des regroupements de concessionnaires songent déjà à bloquer la vente de voiture sur Internet.

En septembre, juste à temps pour la période des fêtes, le géant Target ouvre ses premiers magasins au Québec dont ceux de Montréal, Saint-Georges et Lévis. À l’échelle canadienne, Target engage 20 000 employés. 

En octobre, on apprend que Netflix serait en pourparler avec plusieurs fournisseurs de télévision par câble et satellite, dont Comcast et Time Warner Cable, afin de rendre le service de vidéo en ligne Netflix disponible directement sur leurs terminaux.  

Rogers, Québécor et la Ligue nationale de hockey (LNH) annoncent en décembre la conclusion d'une entente historique de 12 ans pour les droits multimédias et de diffusion qui comprend tous les droits nationaux aux matchs de la LNH sur toutes les plateformes et dans toutes les langues.

L'entente, le plus important contrat de droits multimédias de l'histoire de la Ligue, débutera à compter de la saison 2014-2015 et se poursuivra jusqu'à la fin de la saison 2025-2026. C'est la première fois qu'une ligue sportive à l'échelle nord-américaine accorde tous ses droits (canadiens) nationaux à une seule entreprise à long terme.

Pour Québecor, cette entente est l’occasion de mettre au monde TVA Sports (désormais un passage obligé pour visionner les matchs du Canadien de Montréal) et d’initier officiellement une relation d’affaires avec Gary Bettman.  

D'après Sophie Cousineau du Globe & Mail, les conditions financières de TVA Sports qui compte actuellement 1,6 million d'abonnés comprennent des versements annuels de 120 millions $ à Rogers pour un total de 1,5 milliard $ sur 12 ans. Jusqu'à cette année, RDS payait environ 30 millions $ par an pour une entente similaire.
 
Par ailleurs, les conditions financières de Rogers comprennent des versements annuels à la LNH qui commenceront à un peu plus de 300 millions de dollars la première année, avec des indexations annuelles progressives, jusqu'à environ 500 millions et demi de dollars la dernière année de la période de l'entente.

Ces versements, de concert avec un versement annuel initial de 150 millions de dollars répartis sur les deux premières années de l'entente, s'élèveront à 5,2 milliards de dollars en versements à la LNH au cours de la période de 12 ans. À l'évidence, il s'agit de LA nouvelle de l'année dans le secteur des médias, de la publicité et du marketing.

jeudi 29 août 2013

Tesla Motors révolutionne le marketing automobile



Coup de théâtre dans l’industrie de l’automobile : on apprenait plus tôt cette semaine par l’entremise du California Auto Outlook que le Modèle S, une voiture haut de gamme du fabricant d’automobiles électriques Tesla Motors, enregistrait depuis le début de l’année des ventes supérieures à l’Audi A6, la Lexus GS, la Porche, la Volvo, la Cadillac, la Jaguar et la Land Rover en Californie. Ceci dit, Prius reste le meilleur vendeur dans le segment hybride / voiture électrique. 

Fondé en 2003, Tesla Motors compte aujourd’hui 3000 employés. Fort d’une stratégie de positionnement en 4 étapes fort astucieuse (Roadster – voiture sport ; Modèle S – voiture de luxe ; Modèle X – multisegment VUS Minivan ; Modèle grand public – à venir), Tesla Motors s’attaque au marché une bouchée à la fois en prenant bien soin de faire tomber les préjugés à l’égard de la voiture électrique.

En effet, comme je l’indique à Gilles Parent en entrevue, Tesla se distingue par sa carrosserie racée (la Roadster est montée sur un châssis de Lotus), ses couleurs uniques, son accélération à faire rougir les voitures à essence, sa vitesse de croisière (pointe à 200 km) et son autonomie de 400 km.

Pour garantir l’alimentation en électricité, Tesla Motors propose de construire un système de borne à l’échelle de l’Amérique du Nord avec en prime une promesse unique : la recharge gratuite à vie avec l’achat d’un véhicule Tesla. Il faut dire que la borne électrique de Tesla est alimentée à l’énergie solaire, un autre produit fabriqué… par l’architecte de Tesla Elon Musk.

Car, parler de Tesla Motors, c’est parler de son fondateur clé : Elon Musk. Ingénieur de formation, Musk naît en Afrique du Sud. Il émigre par la suite au Canada puis s’installe définitivement aux États-Unis. Véritable Steve Jobs du 21e siècle, Elon Musk fonde sa première entreprise à 23 ans, Zip2, un bottin téléphonique sur le Web.

Musk vend Zip2 à 27 ans, à COMPAQ, pour la somme de 307 millions $. Il crée ensuite coup sur coup SolarCity, une firme de panneau solaire, SpaceX, une entreprise spécialisée dans l’exploration spatiale et PayPal qu’il vend à Ebay pour 1,5 milliard $ à 30 ans

Mine de rien, Tesla Motors, son dernier joyau, est un exploit remarquable : c’est la première nouvelle entreprise dans le secteur automobile nord-américain à survivre en 90 ans. Autre distinction significative : Tesla Motors nous vient de Silicon Valley et non de Détroit.

Comme si cela ne suffisait pas, la Tesla est vendue principalement par l’entremise de son site Internet. Véritable révolution dans le monde du marketing automobile, Tesla risque donc de révolutionner non seulement la manière de se déplacer, mais aussi la manière de vendre et d’acheter des véhicules automobiles. Signe du destin et sans surprise, des regroupements de concessionnaires songent déjà à bloquer la vente de voiture sur Internet.

jeudi 18 avril 2013

Gesca lance la Presse+


L’industrie des médias papiers est en crise et le lancement ce matin de La Presse+, une toute nouvelle édition numérique gratuite du journal La Presse pour la tablette numérique iPad, le confirme une fois de plus.

Après trois ans de recherche et de développement et un investissement de 40 millions $, dont 2 millions $ seulement en recherche, cette nouvelle édition numérique exploite les capacités multifonctionnelles d’iPad avec une interface graphique fort réussie qui s’inspire, entre autres, de Flipboard et de l’application du quotidien The Guardian.

Les contenus présentés sont distinctifs grâce à une présentation visuelle composée de textes, d’images interactives, de vidéos, de galeries de photos, de dossiers à onglets et d’écrans défilants qui enrichissent la nouvelle.

Les utilisateurs découvriront aussi la toute nouvelle section Pause qui vise plus particulièrement la clientèle féminine, publiée du lundi au samedi sur un thème différent : famille, santé, mode, etc.

La Presse+ vient s’ajouter aux autres plateformes de l’écosystème de La Presse : format papier, site web et plateforme mobile. Au total, ces différentes plateformes attirent actuellement 1,7 million de lecteurs (environ 900 000 sur Internet et 800 000 pour la version papier).

Mais La Presse+, c’est aussi une toute nouvelle manière de penser la publicité, le nerf de la guerre dans une logique d’abonnement gratuit. Dans ce cas, La Presse+ a choisit de s’éloigner de la douzaine de formats publicitaires que l’on retrouve actuellement sur Internet et d’innover.

Dans un souci de séduction auprès des annonceurs potentiels, La Presse a confectionné une centaine de nouveaux gabarits et formats publicitaires. La Presse+ a d’ailleurs pris soin d’organiser au préalable des rencontres avec des annonceurs et des agences de publicité pour tester différents concepts.

En faisant le pari du GRATUIT, La Presse+ joue gros et va à l’encontre du mouvement général que l’on observe dans l’industrie des médias papiers.

Pour la plupart des journaux papier à travers le monde, la solution priorisée pour faire face aux baisses de tirage -- et donc aux baisses de ventes de publicité -- réside dans la formule « site payant d’information ».

Au Canada, le Globe and Mail est un bon exemple de ce mouvement général. Il faut dire que le succès du New York Times, du Financial Times et du Wall Street Journal ont eu un effet d'entraînement sur plusieurs autres quotidiens à l’échelle nord américaine.

Le Wall Street Journal a été le premier à imposer un abonnement payant, en 1997. Aux États-Unis, selon le Poynter Institute, on évalue à environ 16% la proportion des journaux qui ont instauré l'abonnement payant sur le web.

Ceci dit, à l’usage, l’option payante sur le Net est efficace quand un quotidien offre un contenu spécialisé, exclusif et/ou international. En effet, on sait que les gens ne paieront pas pour accéder à des nouvelles générales, ce qui joue contre les médias généralistes basés sur le scoop et la nouvelle de la journée.

Cette annonce de La Presse qui a des échos jusqu’en Europe montre à quel point l’industrie de la nouvelle et de l'information a changé en 80 ans.

D’abord avec l’avènement des chaînes de nouvelles en continue à la télévision qui ont eu pour effet de transformer la notion d’information et de rendre presque caduque le journal papier. Ensuite avec l’arrivée d’Internet et des médias sociaux qui permettent de s’informer instantanément à peu de frais. 

Au-delà de ces deux facteurs clés, plusieurs phénomènes expliquent le lent déclin des quotidiens : les quotidiens ont augmenté leur tarif, la classe moyenne a quitté les centres-villes, les jeunes lisent de moins en moins et un plus grand nombre de lecteurs affirment lire l’exemplaire de quelqu’un d’autre, que ce soit dans le restaurant, au bureau ou chez un ami.
 

En décembre 2012, le magazine Newsweek a mis fin a sa version papier et a lancé une application partiellement payante, cela afin d’économiser 40 millions $ en frais d’impression et de distribution annuellement.

La Presse dont les frais d’impression sont de 90 millions $, une somme énorme, choisi une autre avenue, celle du village gaulois : initier une nouvelle génération de lecteurs à l’information par l’entremise des multiples possibilités du numérique tout en garantissant à ses lecteurs actuels un transfert de plateforme tout en douceur.

En faisant reposer une grande partie de cette nouvelle stratégie sur la tablette iPad (Android viendra plus tard), La Presse prend un autre risque : elle est à la merci de la croissance d’une plateforme unique. En entrevue, les dirigeants de La Presse+ prétendent que 600 000 lecteurs de La Presse possèdent déjà une tablette iPad. Personnellement, ce chiffre m’apparaît un peu élevé.

Pari risqué également, parce qu’avec la stratégie Gesca, il ne peut pas y avoir de retour en arrière, le gratuit ne pouvant pas redevenir payant.

Enfin, pari risqué, car pour rentabiliser l’opération, cela sous-tend que les annonceurs vont emboîter le pas pour contrebalancer la baisse de revenu générée par la baisse des abonnements papiers et des ventes en kiosque. Dans un Québec historiquement frileux de changements, le risque n’est pas négligeable. 

dimanche 2 décembre 2012

Histoire de jouets : Monsieur Patate

Monsieur Patate est inventé en 1949 par George Lerner. L'objectif initial de Lerner est simple et noble : faire aimer les légumes aux enfants. Pour ce faire, il crée un ensemble de 28 pièces en plastique qui seront distribuées initialement dans les boîtes de céréales, ceci toutefois, sans patate de plastique. Pour cela, Monsieur Lerner reçoit 5000 $. 

Conscient que son idée peut faire du chemin, Lerner rachète les droits sur son invention pour 7000 $.

La société Hassenfeld Brothers, qui deviendra plus tard Hasbro, décide de commercialiser Monsieur Patate avec l'idée d'origine (une vraie patate). Le jouet est lancé en 1952 et utilise pour la première fois la publicité à la télévision. Il coûte alors 98 sous. C'est un coup de circuit ! Lerner recevra jusqu'à sa mort 5 % sur les ventes de chaque Monsieur Patate.

En 1964, Hasbro apporte une modification anodine qui relance la marque, cela suite à des pressions du gouvernement américain : on remplace la vraie patate par une patate en plastique avec des trous pour insérer les pièces de plastique (1964). Autre coup de circuit !

Le jeu connaît une troisième vie grâce au film Toy Story en 1995, dans lequel Monsieur Patate joue un rôle clé. Au total, plus de 100 millions de Monsieur Patate ont été vendus depuis 1952.

mercredi 2 mai 2012

10 plus grands désastres de l'histoire des relations publiques


En plein coeur du boycottage étudiant, du scandale entourant SNC-Lavalin en Libye et des problèmes récents des jus Lassonde sur les médias sociaux, jetons aujourd'hui un coup d'oeil sur les plus grands désastres de relations publiques de l'histoire, ceci afin de nous rassurer et de remettre les choses en perspective.

Voici mon Top 10 des plus grands désastres de l'histoire des relations publiques :

1. BP (déversement de pétrole)
Le désastre des désastres dans le domaine écologique. Dès le début, BP multiplie les erreurs. Initialement, la firme rejette la faute du déversement de pétrole sur les exploitants de la plateforme, qu’il s’agisse d’Halliburton ou de Transocean. 

Dans un autre moment d’égarement, BP tente de renommer la crise et utilise l’expression Deepwater Horizons pour qualifier le déversement de brut (du nom de la plateforme pétrolière), mais c’est peine perdue. La presse et les médias électroniques utilisent le mot clé BP pour identifier la marée noire.

Après plusieurs semaines, on parvient – enfin – à colmater une partie de la brèche. BP annonce la création d’un fonds visant à étudier les effets de la marée noire et ses impacts sur l’écosystème marin. 

2. Nouveau Coke
Pressée de revoir sa recette dans les années 80 à cause de la compétition et des publicités de Pepsi mettant en vedette Michael Jackson, la nouvelle formule de Coca-Cola doit révolutionner l’industrie des colas.

Plus sucré que l’original, le Nouveau Coke est le résultat de recherches scientifiques menées auprès de plus de 190 000 personnes et qui donnaient à penser que celui-ci serait un grand succès. Pourtant, le Nouveau Coke est un échec. En l’espace de quelques jours, la firme basée à Atlanta reçoit plus de 400 000 appels de clients insatisfaits et doit interrompre les soaps d'après-midi pour annoncer la bonne nouvelle : le Coca-Cola traditionnel reviendra sur les tablettes.

3. Poulet Frit Kentucky (promotion PFK)
Durant l'une de ses émissions, Oprah Winfrey invite les gens à profiter de la promotion « deux morceaux de poulet grillé gratuits » offerte par les restaurants KFC (ou PFK au Canada français, anciennement le Poulet Frit Kentucky). 

Le coupon en ligne que l'on retrouve sur le site d'Oprah suscite tellement d'enthousiasme (c'est la promotion la plus efficace de l'histoire de KFC) que la populaire chaîne de poulet frit modifie puis annule ses plans initiaux... faute de poulet dans plusieurs de ses restaurants.

4. Bridgestone (pneus)
À partir de 1998, Bridgestone commence à recevoir des plaintes de clients relativement aux comportements routiers de ses pneus mais la firme refuse d’admettre qu’elle a un réel problème avant 2000, lorsque la NHTSA lance une enquête aux États-Unis. 

Après plusieurs tergiversations dans les médias, Bridgestone accepte finalement le blâme et le 2 août 2000, on annonce le rappel de 6,5 millions de pneus – le deuxième plus important rappel en importance dans l’histoire américaine.

5. Bank of America
À l’automne 2011, Bank of America annonce qu'elle va facturer cinq dollars chaque mois à ses clients utilisant une carte de débit. Consterné, les Américains organisent un boycottage de Bank of America sur les médias sociaux et en succursales. 

Après quelques semaines de contestations et des dizaines de milliers de comptes bancaires fermés, Bank of America recule et annule ses hausses de frais. Victoire pour les clients de la banque et première grande démonstration de force des médias sociaux dans le domaine commerciale et du boycottage.

6. Janet Jackson
Pendant une chorégraphie de Janet Jackson, lors de la mi-temps du Super Bowl XXXVIII présenté à l’antenne de CBS en 2004, le chanteur Justin Timberlake arrache par accident une partie du bustier de la chanteuse, laissant voir du même coup le sein droit de Janet Jackson pendant un très court laps de temps – moins d’une seconde.

Dans les semaines qui vont suivre, la FCC, notre équivalent du CRTC, va recevoir plus de 8 millions de plaintes. Selon un sondage AP, 54 % de la population américaine trouve le geste déplacé. Comble de malheur, le commanditaire de la mi-temps, America Online réclame le remboursement de sa commandite – 3.5 millions $.

Sans le vouloir, le sein de Janet a une autre conséquence : il met au monde la reprise numérique à la maison. D'ailleurs, l'événement reste à ce jour, la séquence la plus visionnée en reprise de l'histoire des enregistreurs vidéos - le sein a été revu autour de 40 millions de fois...

(Mentions honorables à Tom Cruise et Martha Stewart dans cette catégorie)

7. Pepsi-Cola
Aux Philippines, Pepsi-Cola a dû faire face à 800 000 gagnants après avoir donné un mauvais numéro gagnant lors d’un concours. La multinationale a eu droit à de violentes manifestations. Elle a finalement acheté la paix en donnant 20 $ à chaque détenteur d’un billet gagnant.

Quelques années plus tard, en 1999, un client de Pepsi récidive en exigeant de recevoir le jet promis dans une publicité humoristique de Pepsi, cela en échange de 7 000 000 de canettes de boissons gazeuses.

8. Coca-Cola
La promotion Magic Summer ’90, une des plus importantes promotions jamais mises sur pied par Coca-Cola, connaît une fin abrupte. En effet, le mécanisme disposé à l’intérieur de certaines des 750 000 cannettes de boisson gazeuse a des ratés.

Le mécanisme qui doit faire surgir entre 5 $ et 200 $ en argent à l’ouverture des canettes refuse de fonctionner à quelques reprises. Au moins un enfant but le liquide remplaçant le Coke dans les cannettes gagnantes. D’autres furent très surpris de voir des rouleaux de dollars surgir de leur cannette.

Coca-Cola fut aussi critiquée pour avoir envoyé aux journalistes des cannettes gagnantes à titre promotionnel. Tout cela se termina en un cuisant échec financier.

9. Maytag
En 1993, Maytag Angleterre évite de peu le fiasco à la suite d’une offre de billets d’avion gratuits avec chaque achat de 150 $ de produits Hoover. Plus de 200 000 clients demandent un voyage aérien gratuit!

10. Tiger Woods
Les années 2009 et 2010 n’auront pas été de tout repos pour Tiger Woods. Sportif le mieux payé au monde et premier milliardaire du sport, Tiger Woods est impliqué dans un scandale de nature sexuelle qui affectera sérieusement son image auprès du public et fera fuir plusieurs commanditaires de prestige. Éventuellement, ces révélations d'infidélité(s) en série mèneront à son divorce.