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mardi 3 janvier 2017

Apple fête son 40e anniversaire d'incorporation

À l'occasion du 40e anniversaire d'incorporation d'Apple (Apple Computer à l'origine), retour obligé sur les moments clés de l'histoire d'Apple, un géant de la techno mais aussi du marketing.

1977 : Incorporation d’Apple Computer le 3 janvier. Le Apple II fait son apparition.
1979 : Steve Jobs et Jef Raskin visitent les bureaux de Xerox et ils ont accès pour la première fois à une interface graphique qui fera éventuellement la réputation d’Apple.

1980 : Lancement en bourse d’Apple qui a pour effet de créer instantanément 300 millionnaires.
1983 : Lancement du premier ordinateur personnel, le Lisa, qui se révèle un échec commercial.
1984 : Lancement du Macintosh. Le nouvel ordinateur personnel est annoncé initialement lors du troisième quart du Super Bowl XVIII. La publicité de 60 secondes est tournée par Ridley Scott. La LaserWriter et la souris assurent le succès du Macintosh.
1985 : Conflit entre John Sculley et Steve Jobs. Le conseil d’administration penche en faveur de Sculley et Jobs est remercié de ses services ! Curieusement, Apple continue sa croissance à la fin des années 80 grâce à une entente intervenue entre Apple et les écoles publiques de la Californie stipulant que chaque institution scolaire recevra un ordinateur Apple II. L'entente avait été signée par Steve Jobs... Jobs crée NeXT Inc.
1986 : Début de la descente aux enfers pour Apple.
1989 : Lancement du Macintosh Portable, un échec commercial.

1991 : Lancement du PowerBook. Apple vend moins de 100 000 unités.
1993 : Lancement du Apple Newton.
1996 : Retour de Steve Jobs à la barre de l’entreprise. Apple éprouve des difficultés financières.
1997 : Lors du Macworld Expo, Steve Jobs annonce à la stupeur générale qu’Apple se joint à Microsoft pour le lancement de la nouvelle version de Microsoft Office (voir la réaction du public à 2 : 30 et à 4 : 50 - discours de Bill Gates).
1998 : Lancement du iMac dont l’équipe de design est dirigée par Jonathan Ive. Apple redevient "in".
1999 : Lancement du iMovi, du Final Cut Pro et du iPhoto.

2001 : Lancement du Mac OS X, basé sur des produits développés dans NeXT. Ouverture des deux premiers magasins Apple («Apple Retail Stores») en Virginie et en Californie. Lancement du iPod qui vendra éventuellement 100 millions d’unités en six ans.
2003 : Lancement des magasins iTunes. Apple offre le téléchargement de chansons à 0,99 $.
2006 : Lancement d'Apple TV.
2007 : Apple Computer devient Apple Inc. Le iPhone est lancé le 29 juin 2007 pour 499 $.
2008 : Apple franchit le cap du 5 milliards de chansons téléchargées depuis le lancement du magasin virtuel iTunes. Apple est nommé l’entreprise la plus admirée par le magazine Fortune. L’entreprise remportera également ce titre en 2009 et 2010.
2009 : Des problèmes de santé obligent Steve Jobs à prendre une pause de 6 mois.
2010 : Lancement du iPad avec une campagne de communication-marketing particulièrement réussie. L'iPad, une petite révolution ? Apple opère 284 magasins Apple dans 10 pays.
2015 : Lancement de la iWatch

mardi 19 juillet 2016

Comment expliquer le buzz entourant Pokemon Go?

Pokémon GO est un jeu de réalité augmentée qui vous permet de voyager dans le monde réel et le monde virtuel de Pokémon avec un iPhone ou un téléphone intelligent Android. Comment expliquer le buzz entourant Pokemon Go ? Mon entrevue avec Louis Lacroix de l’émission «puisqu’il faut se lever» au 98,5 FM à Montréal.

vendredi 15 juillet 2016

Pokémon GO - un succès fulgurant



Pokemon Go – un succès fulgurant. Les statistiques de SimilarWeb démontrent que 6,30 % des appareils Android au Canada auraient l’application installée. Pour Pokémon, les utilisateurs gardent l’application ouverte et active pour une moyenne de 33 minutes et 25 secondes. Dans ce contexte, préparez-vous à voir la publicité apparaître sur cette app.

Comme je le rappelle en entrevue à Georges Pothier de «Salut Bonjour» à TVA, l’app repose pourtant sur un principe vieux comme le monde : la chasse au trésor, ici des Pokemon(s). En marketing, on ne réinvente pas la roue...

jeudi 14 juillet 2016

Pokemon Go - un phénomène rarement vu



Pokemon Go – c’est la nouvelle folie qui obsède des millions de gens sur les iPhone partout à travers le Canada.

Comme je le mentionne en entrevue à Richard Latendresse de TVA, l’app repose sur un principe vieux comme le monde : la chasse au trésor, ici des Pokemon(s). Et le tour est joué.

Partout, dans les rues, dans les parcs, à la maison ou dans les cimetières, les Pokémons alimentent la folie. Ce faisant, l'app contribue à la socialisation ; elle alimente la nostalgie et oblige les utilisateurs à bouger.

Pas mal pour une app dont l’inspiration vient d’un poisson d’avril de Google il y a deux ans. La farce du 1er avril a inspiré un programmeur informatique à contacter Nintendo pour concevoir un nouveau jeu alliant GPS, course au trésor, collection et photos - la réalité augmentée. Un vrai coup de génie !

lundi 8 décembre 2014

3 plus gros flops de produits en 2014

Comme la fin de l'année est à nos portes, l'heure est au bilan dans le secteur du marketing. Dans ce premier billet, je reviens sur les 3 plus importants flops de produits en 2014. 

Dans les faits, les entreprises nord-américaines conçoivent plus de 10 000 nouveaux produits annuellement. Mais il y a des dangers associés aux lancements de nouveaux produits.

Selon Kevin Clancy et Robert Shulman, les nouveaux produits échouent pour quatre raisons principales. Premièrement, la stratégie de positionnement est faible (3 échecs sur 10). Deuxièmement, le produit n’est pas à la hauteur (3 échecs sur 10). Troisièmement, la publicité est mal conçue (20 % des échecs). Enfin, la promotion est mal ficelée ou la distribution est inadéquate (10 % chacun).

Avec cela en tête, voici mes 3 flops marketing les plus importants de 2014 :

iCloud d'Apple
En août, Jennifer Lawrence et Kate Upton font partie des nombreuses victimes de la fuite massive de photos nues de vedettes sur le site 4chan. Dans une entrevue, la vedette de la trilogie Hunger Games qualifiera avec raison cet acte de « crime sexuel ». 

En effet, ces images appartenaient à des actrices (mais pas des acteurs) qui les avaient stockées sur le site iCloud d’Apple. Elles ont ensuite été piratées et mises sur internet. Sans surprise, dans une culture du voyeurisme tout azimut, elles ont circulé abondamment dans les médias sociaux.

Initialement, le géant américain Apple a nié toute défaillance de son système de sécurité, préférant mettre la faute sur « les mots de passe des comptes grâce à des opérations d’hameçonnage. »

Au final, la crise aura été un désastre pour Apple, une entreprise qui a lancé plus récemment Apple Pay, un outil qui permet de régler ses achats en se servant d'un iPhone 6.

Pour le géant qui souhaite changer le modèle traditionnel avec son portefeuille virtuel, la crise des photos nues ne pouvait pas arriver à un pire moment. Confiance, confiance, quand tu es ébranlé…

Google Glass
Les Google Glass sont des lunettes équipées d'une caméra intégrée, d'un micro, d'un écran, d'un accès à Internet par Wi-Fi ou Bluetooth et d'un écouteur.

Officiellement, Google continue de croire à son produit, mais force est de constater que le dispositif de lunettes interactif Google Glass n’a pas généré l’engouement attendu.

Les facteurs de l’échec sont nombreux : trop laides, trop chères, trop compliquées et surtout, trop intrusives.

Fire d'Amazon 
Lancé cet été afin de faire compétition à Apple et Samsung, le téléphone Amazon Fire ne se vend pas. 

Contrairement à la stratégie de son Kindle reposant sur le prix, Amazon avait pourtant positionné son téléphone intelligent comme un produit haut de gamme. Puis faute de succès, Amazon a réduit le prix de son Fire, un peu trop tard s’il faut en croire la réaction du public.

Depuis ce temps, les actionnaires d'Amazon montrent des signes d’impatience. Le titre a perdu plus de 20 % depuis le début de l'année. Pas de doute possible, pour le téléphone intelligent Fire, la fin approche à grand pas.   

mercredi 3 décembre 2014

Bell Média lance Crave TV

Bell Média a dévoilé ses plans aujourd'hui pour le lancement de Crave TV, un service de visionnement en ligne qui sera lancé le 11 décembre prochain. 

Le service Crave TV offrira aux abonnés des séries TV exclusives, des comédies et des documentaires. Ce service de visionnement sur demande en ligne qui entrera directement en compétition avec Netflix coûtera 4 $ par mois. 

Parmi les « exclusivités » de Crave TV, on comptera la comédie Seinfeld. Plus tôt cette année, Bell avait aussi annoncé qu'elle avait obtenu les droits canadiens exclusifs de HBO pour les séries The Sopranos, Sex and the City, The Wire et Six Feet Under.

Sans surprise, les clients de Telus Optik TV, Bell Tele Fibe et Bell Aliant FibreOP TV auront accès au service de visionnement sur demande de Crave TV au moment du lancement du service par Bell. 

Les clients pourront également visionner le contenu sur des applications mobiles, le web, les consoles de jeux et les téléviseurs intelligents (ITV). 

Ce développement constitue un tournant important dans la guerre que se livre depuis plusieurs années Netflix et les fournisseurs de télévision par câble et par satellite au Canada.

Historiquement, les compagnies de diffusion par câble et par satellite percevaient Netflix comme un compétiteur pas très dangereux. Après tout, Netflix a pendant longtemps concentré ses activités dans le domaine de la location de DVD. 

À cette époque, Netflix « c’est ce qui permettait aux gens d’éviter les amendes consécutives au retour des DVD en retard ». C'est d'ailleurs ce qui explique la création de la firme en 1997 - un DVD d'Apollo 13 retourné en retard.

Depuis ce temps, les choses ont bien changé chez Netflix. De nos jours, la firme de Los Gatos en Californie est présente dans plus de 40 pays et elle est responsable de plus du tiers du trafic internet en Amérique du Nord en soirée. Mieux encore, Netflix compte au-delà de 50 millions de clients à travers le monde !

Dans les faits, il faut dire que le réflexe premier de la nouvelle génération de clients consiste de plus en plus à abandonner la télévision par câble et par satellite, perçue comme étant trop dispendieuses, pour le service Netflix, disponible sur des tonnes de plateformes : iPhone, iPad, Android, Apple TV, Roku, Xbox, Playstation, télévision intelligente, tablettes, écrans d’ordinateur, etc.

En parallèle, Hulu, Apple, Google, Amazon et Microsoft ont aussi lancé divers modèles de distribution du contenu télévisuel permettant de court-circuiter le modèle traditionnel fondé sur les fournisseurs de télévision par câble et satellite. 

Dans ce contexte hautement compétitif, les fournisseurs de télévision par câble et satellite font donc un nouveau calcul en ce qui a trait à la création, la distribution et la consommation du contenu télévisuel.

Pour un, la création de Crave TV et autres services du même genre pourrait devenir un argument fort pour conserver les clientèles naturelles et ralentir la migration des clientèles plus jeunes vers le service Netflix.

En outre, les fournisseurs de télévision par câble et satellite constatent que les clients de Netflix possèdent souvent des connexions plus rapides, donc plus payantes pour les fournisseurs de signaux internet, des produits qu’offrent les fournisseurs de signaux TV. 

Dans sa quête de séduction auprès des fournisseurs de télévision, Netflix se comporte d’ailleurs de plus en plus comme un réseau de télévision classique, entre autres, en développant ses propres séries comme House of Cards et Orange is the New Black

En outre, Netflix a conclut des accords avec des studios de cinéma, pensons à DreamWorks, Paramount Pictures, Lions Gate Entertainments et MGM, par exemple. Netflix a même remporté un premier prix Emmy l'a dernier pour une série offerte exclusivement par l'entremise d'internet. 

Chose certaine, les câblodistributeurs doivent s’ajuster dès que possible à quatre phénomènes clés, des facteurs qui menacent leur survie : (1) le déploiement actuel des réseaux de fibre optique à la Bell, lesquels permettent l'émergence d'un Netflix ; (2) la fin de la télévision de rendez-vous ; (3) la multiplication des plateformes permettant de visionner du contenu télévisuel (téléphone intelligent et tablette numérique) et (4) le déploiement rapide de la télévision intelligente.

Aux États-Unis, plus de 20 % des foyers possèdent déjà un téléviseur branché directement sur Internet (33 % en 2016). Ces consommateurs de télévision ont déjà accès à Netflix dans le confort de leur foyer.

C’est sans compter les 350 milliards $ de revenus publicitaires en jeu à la télévision, des dollars qui pourraient migrer au gré des cotes d’écoute et des clientèles qui abandonnent chaque jour le câble ou le satellite.

Tout cela au moment où on apprend par l'entremise de la Presse canadienne (PC) que le gouvernement canadien dévoilera prochainement un plan afin d'obliger les fournisseurs de télévision par câble et satellite à offrir aux clients la possibilité de payer les services à la carte. 

Pas de doute possible, la télévision est au cœur d’une mutation d’importance qui aura des conséquences majeures sur les Videotron, Bell Télé, Cogeco, Shaw et Rogers. Des changements qui obligeront éventuellement les fournisseurs de télévision par câble et par satellites à pactiser avec l'ennemi Netflix. C’est ma prédiction.

jeudi 2 octobre 2014

L'histoire surprenante de 10 logos célèbres

Un peu plus tôt aujourd'hui, je racontais l'histoire de 10 logos célèbres (Nike, Apple Coca-Cola, Pepsi-Cola, Microsoft, Google, Londres 2012, Twitter, BP et la BBC) au «Retour de Gilles Parent» avec Gilles Parent du FM93. 

Évidemment, les gens n’admettront jamais que leur choix a été influencé par une publicité, un slogan, un visuel ou pire encore, un logo. Ils vous diront plutôt qu’ils sont à la recherche d’information et que leurs habitudes d’achat sont très rationnelles. C’est faux.

À quelques exceptions près, les gens sont incapables de faire la différence entre une marque et une autre. Lors d’une étude, on a sélectionné 300 personnes fidèles à une grande marque de cigarettes. On les a fait fumer des cigarettes dont la marque était cachée. Ensuite, on leur a demandé d’identifier la marque de cigarette qu’ils avaient l’habitude de fumer. Seulement 2 % des gens furent capables d’identifier leur marque de cigarette favorite parmi celles qu’ils avaient fumées. 

Les experts en marketing ont observé les mêmes résultats avec des utilisateurs de chaînes radiophoniques, de crème à raser, des consommateurs de bière, de boissons gazeuses et de champagne.

Plus récemment, des chercheurs ont collé une étiquette Sanyo à un appareil RCA. Ensuite, ils ont demandé à 900 personnes de comparer les performances de cet appareil avec celles du même produit vendu sous l’étiquette RCA. Soixante-dix pour cent des personnes interrogées ont affirmé que le produit Sanyo était meilleur. Pourtant, il s’agissait, dans les deux cas, du même appareil RCA.

En marketing, nous n’achetons pas des produits, nous achetons des positionnements. Dans les faits, c’est le désir d’exprimer notre personnalité qui nous guide dans le choix des produits et des marques. 

Qu’il s’agisse de bières, de cigarettes, de dentifrices, de quincailleries, de chaussures de sport ou d’automobiles, dépenser est une façon de communiquer notre identité sociale.

Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

mardi 9 septembre 2014

Apple lance l'Apple Watch et un nouveau système de paiement mobile, le ApplePay



Un peu plus tôt aujourd’hui, Tim Cook a présenté les nouveaux appareils de la gamme Apple : deux iPhone, une montre intelligente baptisé AppleW atch et un nouveau système de paiement mobile, le ApplePay.

Depuis janvier 2010, il s’agit des premiers lancements de produits d'Apple. Retour obligé sur les moments clés de l'histoire d'Apple, un géant de la techno mais aussi du marketing.

1970 
1976 : Création d’Apple à Cupertino, Californie. Le premier logo utilise une image de Sir Isaac Newton. Le Apple I est mis en vente au prix de 666.66 $.
1977 : Incorporation d’Apple Computer le 3 janvier. Le Apple II fait son apparition.
1979 : Steve Jobs et Jef Raskin visitent les bureaux de Xerox et ils ont accès pour la première fois à une interface graphique qui fera éventuellement la réputation d’Apple.


1980
1980 : Lancement en bourse d’Apple qui a pour effet de créer instantanément 300 millionnaires.
1983 : Lancement du premier ordinateur personnel, le Lisa, qui se révèle un échec commercial.
1984 :
Lancement du Macintosh. Le nouvel ordinateur personnel est annoncé initialement lors du troisième quart du Super Bowl XVIII. La publicité de 60 secondes est tournée par Ridley Scott. La LaserWriter et la souris assurent le succès du Macintosh.
1985 : Conflit entre John Sculley et Steve Jobs. Le conseil d’administration penche en faveur de Sculley et Jobs est remercié de ses services ! Curieusement, Apple continue sa croissance à la fin des années 80 grâce à une entente intervenue entre Apple et les écoles publiques de la Californie stipulant que chaque institution scolaire recevra un ordinateur Apple II. L'entente avait été signée par Steve Jobs... Jobs crée NeXT Inc.
1986 : Début de la descente aux enfers pour Apple.
1989 :
Lancement du Macintosh Portable, un échec commercial.


1990
1991 : Lancement du PowerBook. Apple vend moins de 100 000 unités.
1993 : Lancement du Apple Newton.
1996 : Retour de Steve Jobs à la barre de l’entreprise. Apple éprouve des difficultés financières.
1997 : Lors du Macworld Expo, Steve Jobs annonce à la stupeur générale
qu’Apple se joint à Microsoft pour le lancement de la nouvelle version de Microsoft Office (voir la réaction du public à 2 : 30 et à 4 : 50 - discours de Bill Gates).
1998 :
Lancement du iMac dont l’équipe de design est dirigée par Jonathan Ive. Apple redevient "in".
1999 : Lancement du iMovi, du Final Cut Pro et du iPhoto.


2000
2001 : Lancement du Mac OS X, basé sur des produits développés dans NeXT. Ouverture des deux premiers magasins Apple («Apple Retail Stores») en Virginie et en Californie. Lancement du iPod qui vendra éventuellement 100 millions d’unités en six ans.
2003 :
Lancement des magasins iTunes. Apple offre le téléchargement de chansons à 0,99 $.
2006 : Lancement d'Apple TV.
2007 : Apple Computer devient Apple Inc.
Le iPhone est lancé le 29 juin 2007 pour 499 $.
2008 : Apple franchit le cap du 5 milliards de chansons téléchargées depuis le lancement du magasin virtuel iTunes. Apple est nommé l’entreprise la plus admirée par le magazine Fortune. L’entreprise remportera également ce titre en 2009 et 2010.
2009 : Des problèmes de santé obligent Steve Jobs à prendre une pause de 6 mois.

2010
2010 : Lancement du iPad avec une campagne de communication-marketing particulièrement réussie. L'iPad, une petite révolution ? Apple opère 284 magasins Apple dans 10 pays.
2014 : Lancement de la montre intelligente Apple Watch (iWatch ?), des iPhone 6 et iPhone 6 Plus, et d'un système de paiement mobile, le Apple Pay.

vendredi 24 janvier 2014

10 publicités légendaires du Super Bowl

Apple - 1984


Coca-Cola - Mean Joe Green


McDonald's - Larry Bird vs Michael Jordan The Showdown


Bridgestone - Carma

Victoria Secret - Adriana Lima


Volkswagen - The Force


Budweiser - Frogs


Doritos - Doritos gratuit


Noxzema - Farrah Fawcett et Joe Namath Noxzema (vintage)


Pepsi - Coke Guy Caught on Cam

lundi 14 octobre 2013

Netflix ou l’univers télévisuel en mutation



Selon Shalini Ramachandran du Wall Street Journal, Netflix serait en pourparler avec plusieurs fournisseurs de télévision par câble et satellite, dont Comcast et Time Warner Cable, afin de rendre le service de vidéo en ligne Netflix disponible directement sur leurs terminaux.

Déjà, le mois dernier, Netflix avait conclu deux ententes du genre, l’une avec une entreprise de câblodistribution britannique, la société Virgin Media, l’autre avec Com Hem, en Suède.

Ce développement constitue un tournant majeur dans la guerre que se livre depuis plusieurs années Netflix et les fournisseurs de télévision par câble et satellite.

Historiquement, les compagnies de diffusion par câble et par satellite percevaient Netflix comme un compétiteur direct. Netflix, c’est ce qui permettait aux gens de couper la corde, pour reprendre l’expression consacrée dans le monde des médias. C'est d'autant plus vrai que la firme de Los Gatos en Californie est responsable de près d'un tiers du trafic internet en Amérique du nord en soirée.

Dans les faits, le réflexe premier de la nouvelle génération consiste souvent à abandonner la télévision par câble et satellite, perçue comme étant trop dispendieuses, pour le service Netflix, disponible sur des tonnes de plateformes : iPhone, iPad, Android, Apple TV, Roku, Xbox, Playstation, télévision intelligente, tablettes, écrans d’ordinateur, etc.

En parallèle, Hulu, Apple, Amazon et Microsoft ont aussi lancé divers modèles de distribution du contenu télévisuel permettant de court-circuiter le modèle traditionnel fondé sur les fournisseurs de télévision par câble et satellite.

Dans ce contexte hautement compétitif, les fournisseurs de télévision par câble et satellite font donc un nouveau calcul en ce qui a trait à la création, la distribution et la consommation du contenu télévisuel. 

Pour un, l’accès direct des clients des câblos et des satellites à Netflix pourrait devenir un argument fort pour conserver les clientèles naturelles et ralentir la migration des clientèles plus jeunes vers le service Netflix.

En outre, comme le note le Wall Street Journal, les fournisseurs de télévision par câble et satellite constatent que les clients de Netflix possèdent souvent des connexions plus rapides, donc plus payantes pour les fournisseurs de signaux internet, des produits qu’offrent les fournisseurs de signaux TV.

Pour Netflix qui compte plus de 35,6 millions de clients, cette entente serait potentiellement intéressante, car elle permettrait aux utilisateurs de la télévision conventionnelle de passer directement et facilement à Netflix.

Par voie de conséquence, cela permettrait à Netflix d’avoir accès directement et sans tracas aux vastes clientèles des câblos et des satellites -- 100 millions de foyers aux États-Unis. Économie de temps et d’argent !

Dans sa quête de séduction auprès des fournisseurs de télévision, Netflix se comporte d’ailleurs de plus en plus comme un réseau de télévision classique, entre autres, en développant ses propres séries comme House of Cards et Arrested Development, en plus de conclure des accords avec des studios de cinéma, pensons à DreamWorks, par exemple. Netflix a même remporté un premier prix Emmy cette année pour une série offerte exclusivement par l'entremise d'internet.

Évidemment, si Comcast peut commencer à vendre des abonnements Netflix directement à ses clients de la même manière qu'il le fait déjà pour ses chaînes spécialisées et payantes, il pourrait négocier une commission fort lucrative à Netflix.

Ceci dit, selon le Wall Street Journal, le partenariat entre les câblodistributeurs et Netflix serait conditionnel à l’utilisation par les câblos de la technologie Netflix pour alimenter les terminaux.

Chose certaine, les câblodistributeurs doivent s’ajuster dès que possible à quatre phénomènes clés, des facteurs qui menacent leur survie : (1) le déploiement actuel des réseaux de fibre optique (lesquels permettent l'émergence d'un Netflix) ; (2) la fin de la télévision de rendez-vous ; (3) la multiplication des plateformes permettant de visionner du contenu télévisuel (la TV n'est plus seule) et (4) le deploiement rapide de la télévision intelligente.

Aux États-Unis, plus de 20 % des foyers possèdent déjà un téléviseur branché directement sur Internet (33 % en 2016). Ces consommateurs de télévision ont déjà accès à Netflix dans le confort de leur foyer.

C’est sans compter les 350 milliards $ de revenus publicitaires en jeu à la télévision, des dollars qui pourraient migrer au gré des cotes d’écoute et des clientèles qui abandonnent chaque jour le câble ou le satellite.

Tout cela au moment où on apprend par l'entremise de la Presse Canadienne que le gouvernement canadien dévoilera prochainement un plan afin d'obliger les fournisseurs de télévision par câble et satellite à offrir aux clients la possibilité de payer les services à la carte. 

Pas de doute possible, la télévision est au cœur d’une mutation d’importance qui aura des conséquences majeures sur les Videotron, Bell Télé, Cogeco, Shaw et Rogers. Des changements qui obligeront les fournisseurs de télévision par câble et satellites à pactiser avec l'ennemi Netflix. Parlez-en à Blockbuster.

mardi 7 mai 2013

Conférence sur la géolocalisation à l'ACFAS


Dans le cadre du Congrès annuel de l’ACFAS, je donnais cet après-midi une conférence intitulée « Le concept de géolocalisation ou l’éloge du local».

Cette conférence visait à sensibiliser les participants aux techniques de géolocalisation. Dans un premier temps, je me suis penché sur l’évolution du Web. Par la suite, j’ai donné quelques chiffres sur le potentiel de la géolocalisation (influence 5,1 % des ventes dans les magasins aux États-Unis en 2012) et je me suis penché sur les 5 types de géolocalisation.

Bien sûr, on retrouvait aussi dans ma présentation co-signée par Audrey Portela, détentrice d’une maîtrise en communication de l’Université d’Ottawa, une étude de cas, plus précisément la campagne de géolocalisation de la ville de Montréal lancée en 2011 sous la direction de Guillaume Brunet qui travaille maintenant à Substance Stratégies numériques.

Comme le rappelait le libellé de ce colloque intitulé «Usage des médias sociaux : enjeux sur la e-réputation des organisations » organisé par Francine Charest et Alain Lavigne de l’Université Laval :

« Le Web 2.0 est devenu l’un des plus puissants outils de communication. Ce phénomène suscite de multiples questionnements. C’est sous l’angle des mutations qu’il induit sur les pratiques des professionnels en relations publiques qu’il nous intéresse d’étudier les usages des médias sociaux par ce groupe de professionnels et d’en analyser l'incidence sur la e-réputation des organisations. »

« Bien que ce secteur d’activités représente une catégorie d’usagers très active dans les médias sociaux, il a peu fait l’objet d’études fondamentales. À la lumière de la revue de littérature menée sous l’approche de l’appropriation (De Certeau, 1980, Jouet, 2000; Boullier, 2009; Breton et Proulx, 2012; Millerand, Proulx, Rueff, 2010) nous savons qu’il existe des écarts importants dans les usages et les pratiques des médias sociaux, notamment entre les usages prescrits (De Certeau) ou prévus par les stratèges de la communication et les usages effectifs des usagers ou des publics. »

« Charest et Bédard (2009) ont montré que le Web 2.0 était la revanche des internautes de se réapproprier l'Internet tel qu’il avait été conçu par Tim Berners-Lee en 1993, soit comme un outil d’échange et de partage d’information. Il a été clairement montré que la première génération d'Internet a plutôt été utilisée par les communicateurs à des fins de diffusion et de promotion. Or, cette réappropriation d'Internet par les usagers oblige les professionnels à utiliser ces nouveaux médias comme un moyen de communication interactif avec leurs publics pour ainsi satisfaire les besoins d’information et de communication associés aux nouvelles façons de communiquer dans les médias sociaux. »

« Ce nouvel Art de faire (De Certeau) se rapprocherait des cinq indicateurs de la théorie de gestion des relations de Ledingham et Bruning (1998, 2003) appliquée aux relations publiques, soit la fiabilité, la transparence, l’implication, l’investissement et l’engagement à long terme. »

Ce colloque multidisciplinaire visait à rassembler des chercheurs de différents horizons. Parmi les nombreux intervenants, on comptait Josianne Millette - UQAM - Université du Québec à Montréal, Pascal Plantard - Université Rennes 2, Marielle Metge - USTV, Lukasz Bochenek - Université de Neuchâtel, Valérie Larroche - Université Lyon 3 et Florian MARTIN-BARITEAU - Université de Montréal.


On comptait aussi sur Serge AGOSTINELLI - Université d'Aix-Marseille, France, Anthony Doucet - Université Laval, Alain Lavigne - Université Laval, François Grenon - Université Laval, Patrice Leroux - Université de Montréal, Antoine Dupin - Université Laval, Guillaume Brunet - Substance Stratégies numériques, Pierre-Thomas Choquette - Le Cabinet de relations publiques NATIONAL et François Grenon - Université Laval.

jeudi 18 avril 2013

Gesca lance la Presse+


L’industrie des médias papiers est en crise et le lancement ce matin de La Presse+, une toute nouvelle édition numérique gratuite du journal La Presse pour la tablette numérique iPad, le confirme une fois de plus.

Après trois ans de recherche et de développement et un investissement de 40 millions $, dont 2 millions $ seulement en recherche, cette nouvelle édition numérique exploite les capacités multifonctionnelles d’iPad avec une interface graphique fort réussie qui s’inspire, entre autres, de Flipboard et de l’application du quotidien The Guardian.

Les contenus présentés sont distinctifs grâce à une présentation visuelle composée de textes, d’images interactives, de vidéos, de galeries de photos, de dossiers à onglets et d’écrans défilants qui enrichissent la nouvelle.

Les utilisateurs découvriront aussi la toute nouvelle section Pause qui vise plus particulièrement la clientèle féminine, publiée du lundi au samedi sur un thème différent : famille, santé, mode, etc.

La Presse+ vient s’ajouter aux autres plateformes de l’écosystème de La Presse : format papier, site web et plateforme mobile. Au total, ces différentes plateformes attirent actuellement 1,7 million de lecteurs (environ 900 000 sur Internet et 800 000 pour la version papier).

Mais La Presse+, c’est aussi une toute nouvelle manière de penser la publicité, le nerf de la guerre dans une logique d’abonnement gratuit. Dans ce cas, La Presse+ a choisit de s’éloigner de la douzaine de formats publicitaires que l’on retrouve actuellement sur Internet et d’innover.

Dans un souci de séduction auprès des annonceurs potentiels, La Presse a confectionné une centaine de nouveaux gabarits et formats publicitaires. La Presse+ a d’ailleurs pris soin d’organiser au préalable des rencontres avec des annonceurs et des agences de publicité pour tester différents concepts.

En faisant le pari du GRATUIT, La Presse+ joue gros et va à l’encontre du mouvement général que l’on observe dans l’industrie des médias papiers.

Pour la plupart des journaux papier à travers le monde, la solution priorisée pour faire face aux baisses de tirage -- et donc aux baisses de ventes de publicité -- réside dans la formule « site payant d’information ».

Au Canada, le Globe and Mail est un bon exemple de ce mouvement général. Il faut dire que le succès du New York Times, du Financial Times et du Wall Street Journal ont eu un effet d'entraînement sur plusieurs autres quotidiens à l’échelle nord américaine.

Le Wall Street Journal a été le premier à imposer un abonnement payant, en 1997. Aux États-Unis, selon le Poynter Institute, on évalue à environ 16% la proportion des journaux qui ont instauré l'abonnement payant sur le web.

Ceci dit, à l’usage, l’option payante sur le Net est efficace quand un quotidien offre un contenu spécialisé, exclusif et/ou international. En effet, on sait que les gens ne paieront pas pour accéder à des nouvelles générales, ce qui joue contre les médias généralistes basés sur le scoop et la nouvelle de la journée.

Cette annonce de La Presse qui a des échos jusqu’en Europe montre à quel point l’industrie de la nouvelle et de l'information a changé en 80 ans.

D’abord avec l’avènement des chaînes de nouvelles en continue à la télévision qui ont eu pour effet de transformer la notion d’information et de rendre presque caduque le journal papier. Ensuite avec l’arrivée d’Internet et des médias sociaux qui permettent de s’informer instantanément à peu de frais. 

Au-delà de ces deux facteurs clés, plusieurs phénomènes expliquent le lent déclin des quotidiens : les quotidiens ont augmenté leur tarif, la classe moyenne a quitté les centres-villes, les jeunes lisent de moins en moins et un plus grand nombre de lecteurs affirment lire l’exemplaire de quelqu’un d’autre, que ce soit dans le restaurant, au bureau ou chez un ami.
 

En décembre 2012, le magazine Newsweek a mis fin a sa version papier et a lancé une application partiellement payante, cela afin d’économiser 40 millions $ en frais d’impression et de distribution annuellement.

La Presse dont les frais d’impression sont de 90 millions $, une somme énorme, choisi une autre avenue, celle du village gaulois : initier une nouvelle génération de lecteurs à l’information par l’entremise des multiples possibilités du numérique tout en garantissant à ses lecteurs actuels un transfert de plateforme tout en douceur.

En faisant reposer une grande partie de cette nouvelle stratégie sur la tablette iPad (Android viendra plus tard), La Presse prend un autre risque : elle est à la merci de la croissance d’une plateforme unique. En entrevue, les dirigeants de La Presse+ prétendent que 600 000 lecteurs de La Presse possèdent déjà une tablette iPad. Personnellement, ce chiffre m’apparaît un peu élevé.

Pari risqué également, parce qu’avec la stratégie Gesca, il ne peut pas y avoir de retour en arrière, le gratuit ne pouvant pas redevenir payant.

Enfin, pari risqué, car pour rentabiliser l’opération, cela sous-tend que les annonceurs vont emboîter le pas pour contrebalancer la baisse de revenu générée par la baisse des abonnements papiers et des ventes en kiosque. Dans un Québec historiquement frileux de changements, le risque n’est pas négligeable. 

lundi 30 janvier 2012

Super Bowl 2012 : stratégies publicitaires, annonceurs, retombées économiques


Un peu plus tôt aujourd’hui, à l'occasion de ma chronique avec Benoît Dutrizac, nous avons parlé du Super Bowl 2012, plus particulièrement des coûts de la publicité, des principaux annonceurs (Pepsi-Cola, Coca-Cola, GM, Budweiser), des stratégies marketing, des pubs légendaires du Super Bowl et des retombées économiques de ce match qui opposera cette année les Patriots de la Nouvelle Angleterre aux Giants de New York.

Comme nous le savons maintenant, le Super Bowl est un événement sportif mais aussi une grande fête de la publicité et de la consommation. Il faut dire qu'avec des cotes d'écoute considérables (autour de 110 millions de téléspectateurs annuellement) et un taux de zapping quasi nul, le match final de la NFL est devenu LE rendez-vous du monde de la publicité et du marketing en Amérique du Nord.

Il y a quelques années, un sondage Nielsen réalisé auprès de 25 000 ménages confirmait la passion des téléspectateurs pour la publicité. En effet, Nielsen a contaté que la majorité des téléspectateurs du match du Super Bowl sont plus intéressés par les publicités que par la confrontation sportive elle-même.

Sans surprise, Nielsen notait aussi que les publicités présentés en début de match généraient des taux de mémorisation et d'appréciation supérieurs à celles diffusées en fin de match. C'est dire l'importance du facteur pub dans cette classique annuelle.

Pour ceux qui s'intéresseraient aux origines de cette grande fête de la pub, je vous invite à visionner cette entrevue réalisée avec Sébastien Bovet de Radio-Canada dans laquelle je reviens sur le fameux message publicitaire « 1984 » d'Apple. 

mardi 10 janvier 2012

Et si Google devenait un géant... de la télévision !


Rumeur d’importance en Angleterre : Google songerait à acquérir les droits de télédiffusion des matchs de la Premier League au coût de 5,5 milliards $ sur trois ans. Évidemment, comme le mentionne avec justesse Martine Turenne du Journal de Montréal, « On ne connaît pas la forme que cela prendra », mais on peut déjà imaginer l’impact que cette nouvelle pourrait avoir sur le modèle d’affaires de la télévision sportive sur la planète.

Pour la petite histoire, rappelons-nous que pendant très longtemps, les téléspectateurs québécois ont eu le choix entre deux chaînes. À cette époque, chaque famille québécoise écoutait La Famille Plouffe, Les Belles Histoires des pays d’en Haut et Point de Mire. Puis, en l’espace de quelques années, tout cela fut chambardé par l’arrivée du câble et des réseaux spécialisés : MTV, CNN et autres. C’était la première grande révolution de la télévision qui a fait mal aux réseaux généralistes partout à travers le monde.

L’arrivée de Google dans l’industrie de la télévision et des droits TV annoncerait fort probablement une deuxième révolution d’importance dans le monde des médias et des distributeurs de signaux (Videotron, Bell, Rogers, Cogeco, etc.). Curieusement, c’est peut-être une bonne nouvelle pour les annonceurs. En effet, si la télévision du futur s’inspire d’Internet et des consoles de jeux, je soupçonne que la Smart TV offrira au départ plusieurs avantages significatifs aux annonceurs, des avantages qui pourront être exploités habilement par Google.

La Smart TV permettra fort probablement un ciblage pointu des clientèles. Elle conviendra notamment aux annonceurs qui cherchent à se différencier. En ce sens, la Smart TV s’analysera comme Internet. On y retrouvera des témoins (cookies), donc elle permettra des campagnes publicitaires très ciblées.

La Smart TV pourrait aussi prendre des initiatives, comme enregistrer un programme susceptible de nous plaire parce qu’on a l’habitude d’écouter ce type de contenu normalement ou, mieux encore, nous faire des suggestions de programmes.

Évidemment, on peut soupçonner que télévision, tablette numérique, plateformes de réseautage et Smart TV seront éventuellement liées d’une manière ou d’une autre. Enfin, la Smart TV, tout comme la technologie Kinect de Microsoft réagira fort probablement aux mouvements du téléspectateur. Donc fini la télécommande.

Il va s’en dire que cette révolution d’importance obligera les fabriquants de téléviseurs (Sony, Samsung, LG, etc.) à se lier à des géants du contenu comme YouTube, Hulu, Dailymotion et autres. Par ailleurs, les distributeurs de signaux seront éventuellement en compétition avec Google, Apple et Microsoft. Mais ça, c’est une autre histoire.

vendredi 23 décembre 2011

10 événements clés dans le monde du marketing en 2011

Voici mon top 10 des nouvelles marketing et publicité de 2011 (pour ceux qui préfèrent écouter une entrevue radiophonique sur ce sujet, cliquer ici).

1. Target fera ses début au Canada
En début d'année, grande nouvelle dans le secteur du commerce au détail : le géant Target fera son entrée au Canada en achetant 220 magasins Zellers pour 1,8 milliard $. À court terme, Target compte transformer 100 à 150 Zellers en magasins Target et se frotter à Walmart dès 2013 au plus tard.

2. Ronald McDonald pourrait disparaître
En février, rumeur sur la disparition possible du clown Ronald McDonald dans la communication marketing de la célèbre chaîne de restauration rapide. On y apprend que dans un effort de repositionnement -- McDonald vise maintenant une clientèle davantage adulte -- le clown serait jugé moins prioritaire.

3. Videotron obtient la commandite du nouveau Colisée
En mars, Quebecor devient le gestionnaire et le commanditaire du futur amphithéâtre qui sera construit à Québec pour la modique somme de 1,3 million $ par an sur les 25 prochaines années (2,5 millions $ par an si Québec obtient une équipe de la LNH).

4. Campagne électorale : Jack Layton surprend au Québec
Au Québec, l'effet Layton est réel et fait mal au Bloc québécois. En effet, une partie du vote de gauche se déplace au NPD, notamment à Montréal. Reste à savoir si cela se transformera en vote durable au prochaine élection canadienne. Personnellement, j’en doute.

5. Gesca pourrait délaisser le papier pour ses quotidiens
En mars, on apprend  sous la plume de Stéphane Baillargeon, journaliste au Devoir, que les différentes propriétés de Gesca songent à passer du papier au iPad dans les prochaines années.

6. Blockbuster fait faillite au Canada
La chaîne de clubs vidéo Blockbuster, qui offre la location de films et de jeux vidéos, ferme ses portes au Canada. Dans ce cas, la division canadienne qui est rentable équope pour les déboires financiers de la division américaine.

7. Oprah annonce sa retraite... partielle
Le 25 mai, Oprah Winfrey anime le dernier épisode de son populaire talk-show après 25 ans de diffusion. Au total, ce sont 30 000 invités, 4561 shows et 1 000 000 de participant(e)s en studio qui auront défilé dans ce quart de siècle marqué au fer rouge de la confession publique et de l'introspection. Ce faisant, Oprah aura indirectement contribué à redéfinir la normalité et la vie privée.

8. Décès de Steve Jobs
Le 24 août, Apple annonce la démission de Steve Jobs de son poste de PDG de l’entreprise. C’est l’actuel directeur général de la compagnie, Tim Cook, qui le remplace. Quelques semaines plus tard, Jobs décède.

9. Benetton lance une campagne de publicité choc
En novembre, Benetton fait dans la controverse publicitaire. Les divers concepts font jaser un peu partout sur la planète puisqu'ils mettent en vedette des gens connus échangeant des baisers passionnés : Barack Obama, Hugo Chavez, Nicholas Sarkozy, Angela Merkel, Benjamin Netanyahu, Mahmoud Abbas, le Pape et Ahmed al-Tayeb.

10. Coca-Cola abandonne les canettes blanches de Noël
En fin d'année, Coca-Cola lance ses canettes blanches de Noël afin de sensibiliser la population au sort des ours polaires puis devant la grogne populaire elle revient plus rapidement que prévue aux bonnes vielles canettes rouges.

Certains consommateurs confondent l'emballage blanc du Coca-Cola classique avec l’emballage des canettes de Coke Diète en argent.

Plusieurs consommateurs jurent que la boisson contenue dans la canette blanche n’a pas le même goût que la boisson que l’on retrouve dans la canette rouge. Les fans les plus ardents de la marque Coke trouvent que ce changement de couleur est blasphématoire.

mercredi 31 août 2011

Évolution de 10 logos célèbres

Un logo symbolise votre marque. Il doit être simple, donner une image positive de votre produit et véhiculer un message. Il doit aussi être original et traverser les années, 10 à 15 ans idéalement.

Dans les faits, un changement de logo fait parfois toute la différence. Pour faire suite à mon billet portant sur l'art de concevoir un logo efficace, voici l'évolution de quelques logos célèbres qui communiquent efficacement des idées et des valeurs grâce aux formes, aux orientations et aux couleurs :

Logos d'Apple
  
Logos de Xerox

Logos de Coca-Cola

Logos de Ford
  
Logos de Pepsi-Cola

 Logos de Volkswagen

 Logos de Radio-Canada/CBC
 
Logos de Texaco

Logos de Shell

Logos de Mobil

Logos de Microsoft