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mercredi 5 avril 2017

Labatt 50 deviendrait Labatt 150

Poisson d’avril de Justin Trudeau - ou de Labatt? Il semble que Labatt 50 deviendrait Labatt 150 pour quelques mois au Canada seulement, juste à temps pour le 1er juillet. Comment expliquer ce changement de nom de la part du géant de la bière? J'en parle avec Louis-Philippe Brulé

mardi 31 janvier 2017

Bientôt des machines distributrices dans les McDonald’s ?


Est-ce que des machines distributrices serviront un jour les clients des restaurants McDonald’s? Aujourd'hui en tout cas, en échange du tweet “Check out the new Big Mac” sur votre compte Twitter, McDonald's vous donnera un Big Mac GRATUIT.

Officiellement, le géant de la restauration rapide parle d’une expérience d’une journée dans un seul McDonald’s -- celui de Boston -- entre 11 h AM et 2 h PM aujourd’hui. Mais dans les faits, McDonald’s explore actuellement toutes sortes d’options pour augmenter ses ventes. 

Après le déjeuner 24 heures qui a fait un tabac aux États-Unis et qui s'en vient au Canada, on sait que McDonald’s réfléchit à la livraison à domicile avec Uber Eats et à une nouvelle application sur les téléphones cellulaires qui permettrait de commander à l’avance afin d’accélérer le service à la clientèle, un peu comme le fait déja Starbucks et Domino's Pizza.

Bientôt des machines distributrices dans les McDonald’s ? J’en parle avec Paul Houde

jeudi 22 décembre 2016

6e rang des professeurs de marketing!



Dans un billet récent de Chuck Martin, un auteur à succès (il a fait la liste du New York Times dans la catégorie «livre d’affaires») qui a été tour à tour éditeur en chef de quatre magazines, journalistes dans cinq quotidiens, vice-président d’IBM (division édition et publicité) et maintenant professeur, m’a inscrit au 6e rang des professeurs de marketing de sa liste des «Top Marketing Professors on Twitter», une liste qu’il compile et dans laquelle on retrouve des professeurs de partout à travers le monde. Merci donc à Monsieur Martin !
 
C’est la 2e fois que je me retrouve dans une liste aussi prestigieuse impliquant les médias sociaux dont Twitter. La fois précédente, c’est Bruno Guglielminetti à qui l'on doit la première émission francophone disponible sur le Web en Real Audio, la création du premier magazine consacré à l'Internet produit par un média traditionnel ainsi que la première couverture de soirée électorale ou référendaire sur Internet au Canada, qui m’avait inscrit dans son top 5 des comptes Twitter à suivre lors d'une émission de radio à l'antenne de Radio-Canada. 

Je m'en souviens car dans les secondes suivantes, mon vieux Blackberry avait sonné comme jamais -- autour de 500 additions en quinze minutes sur mon compte Twitter -- ce qui pour l'époque était un nombre substantielle. J'étais désormais mordue !

mercredi 9 novembre 2016

Les Américains rêvent d'émigrer au Canada - vrai ou faux?


Au cours de la nuit de mardi à mercredi, la nouvelle a frappé comme une tonne de brique sur les médias sociaux : preuve à l'appui, le site d'Immigration Canada a connu une panne «en raison d'une augmentation importante du volume de trafic», selon le ministère. 

Il n'en fallait pas plus pour que les Canadiens (et certains médias américains) concluent que des millions d'Américains cherchaient à émigrer au Canada suite à l'élection de Donald Trump. 

Mais est-ce vrai ou est-ce faux ? Le journaliste Tristan Péloquin a eu l'excellente idée de faire une recherche sur Google pour vérifier le tout. Et ce qu'il a découvert est plutôt renversant...


mercredi 24 février 2016

Comment expliquer le succès de Donald Trump




Aux États-Unis, les résultats de la primaire d’hier soir au Nevada indiquent que l'effet Trump est réel. Reste à savoir si Monsieur Trump sera capable de maintenir la cadence et de décrocher une majorité de voix lors de la convention du Parti républicain à Cleveland.

Chose certaine, qu’on aime ou qu’on aime pas, le marketing politique à la sauce Trump est d’une redoutable efficacité.

Comme je le rappelle en entrevue à Benoît Dutrizac, construire un personnage politique comme Donald Trump est une opération délicate. Il faut un positionnement clair («Je ne suis pas un politicien»), un slogan fort («Make America Great Again») et une image limpide qui se résume généralement en quelques mots.

Qui est Donald Trump ? Trump est un riche homme d’affaires toujours habillé en veston-cravate rouge ou jaune ou bleu, un magnat de l’immobilier, un négociateur féroce, un auteur à succès et une star de la télé-réalité. Sa troisième épouse est une ancienne top model. Voilà, tout a été dit !

Au-delà de ces quelques éléments de branding susceptibles de plaire à un public plus large, Donald Trump a analysé finement son électorat primaire. Pour un, il a compris que le Parti républicain est une coalition fondée sur trois éléments : religion, économie de marché et armée.

En ce sens, Donald Trump annonce que s’il est élu président des États-Unis, le pays aura une armée forte (« tellement forte que nous n’aurons pas à l’utiliser » comme il le répète constamment dans ses discours), une économie ravigotée et des victoires par-dessus victoires sur le plan international (« winning, winning, winning »). Dans ce dernier cas de figure, il se positionne clairement à l’encontre de Barack Obama jugé trop faible par les républicains.

Dans un aspect moins convaincant de son discours et pour plaire au lobby religieux, il nous rappelle aussi que son livre favori est la Bible. J’ai mes doutes…

Comme l’ont montré des générations de politiciens avant lui, le marketing politique repose sur des lois immuables, par exemple la capacité d’identifier des ennemis de la nation. Pour Donald Trump les ennemis s’appellent Mexique, Chine, Japon, Iran et ISIS, et il adopte pour chacun d’entre eux une position sans appel.

La notion de mur entre le Mexique et les États-Unis est un bon exemple. La phrase slogan « Take the Oil » en lien avec ISIS est un autre exemple.  

À l’ère des médias sociaux, il faut évidemment maîtriser les outils de la nouvelle communication. Et dans ce cas, Trump s’en fait une spécialité : Twitter, YouTube et Facebook. Autant d’outils qu’il emploie pour orienter le débat ( « Un autre sondage me place en tête»), corriger le tir, répondre à un adversaire démocrate ou insulter un opposant républicain, que ce soit John McCain, la famille Bush.

Trump a une autre qualité qui le démarque de la compétition républicaine. Tout comme Bernie Sanders du Parti démocrate, Donald Trump sait tabler sur certains mouvements sociaux forts qui agissent souvent comme de gigantesques aspirateurs capables de vous déplacer vers le haut quand ils sont habilement employés.

À cet égard, Trump est dans une classe à part. Il débute chaque allocution par trois petites phrases simples qui le positionnent dans la tête de l’électeur : « Je ne ferai pas dans la rectitude politique… avec moi on fêtera à nouveau Noël » ; « Je ne vais pas m’excuser, fini la rectitude politique » ; et « Je ne veux pas votre argent, je suis un milliardaire indépendant de fortune contrairement à mes opposants ».

L’intuition Trump lui permet de saisir une autre balle au bond : le mépris et le cynisme grandissants des gens à l’égard des médias traditionnels qui s’expriment chaque jour dans les médias sociaux et dans les conversations autour de la cruche d’eau. Il faut voir la réaction du public dans la salle pour s’en convaincre. 

Dans sa quête du pouvoir, Donald Trump accepte que sa marque ne plaira pas à tous. Plus facile à dire qu’à faire. C’est l’une des clés du succès en politique.

Pour un maniaque de marketing politique comme moi, l'effet Trump est un phénomène rare et donc fascinant à observer.

Comme le montre les cotes d’écoute aux débats des chefs, c'est devenu le principal attrait de cette campagne à la chefferie du Parti républicain.

D’autres avant lui ont tenté le même coup avec peu de succès : Steve Forbes et sa flat tax ou Ross Perrot et ses infopubs.

Mais à l’évidence, sur le plan du marketing politique, Trump est dans une classe à part, un communicateur d’exception qui sait lire avec beaucoup de talent l’électorat américain qui n’est jamais sorti de la crise financière de 2008. Car le problème, il est là, entier.

jeudi 2 octobre 2014

L'histoire surprenante de 10 logos célèbres

Un peu plus tôt aujourd'hui, je racontais l'histoire de 10 logos célèbres (Nike, Apple Coca-Cola, Pepsi-Cola, Microsoft, Google, Londres 2012, Twitter, BP et la BBC) au «Retour de Gilles Parent» avec Gilles Parent du FM93. 

Évidemment, les gens n’admettront jamais que leur choix a été influencé par une publicité, un slogan, un visuel ou pire encore, un logo. Ils vous diront plutôt qu’ils sont à la recherche d’information et que leurs habitudes d’achat sont très rationnelles. C’est faux.

À quelques exceptions près, les gens sont incapables de faire la différence entre une marque et une autre. Lors d’une étude, on a sélectionné 300 personnes fidèles à une grande marque de cigarettes. On les a fait fumer des cigarettes dont la marque était cachée. Ensuite, on leur a demandé d’identifier la marque de cigarette qu’ils avaient l’habitude de fumer. Seulement 2 % des gens furent capables d’identifier leur marque de cigarette favorite parmi celles qu’ils avaient fumées. 

Les experts en marketing ont observé les mêmes résultats avec des utilisateurs de chaînes radiophoniques, de crème à raser, des consommateurs de bière, de boissons gazeuses et de champagne.

Plus récemment, des chercheurs ont collé une étiquette Sanyo à un appareil RCA. Ensuite, ils ont demandé à 900 personnes de comparer les performances de cet appareil avec celles du même produit vendu sous l’étiquette RCA. Soixante-dix pour cent des personnes interrogées ont affirmé que le produit Sanyo était meilleur. Pourtant, il s’agissait, dans les deux cas, du même appareil RCA.

En marketing, nous n’achetons pas des produits, nous achetons des positionnements. Dans les faits, c’est le désir d’exprimer notre personnalité qui nous guide dans le choix des produits et des marques. 

Qu’il s’agisse de bières, de cigarettes, de dentifrices, de quincailleries, de chaussures de sport ou d’automobiles, dépenser est une façon de communiquer notre identité sociale.

Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

jeudi 27 mars 2014

10 raisons d’utiliser les médias sociaux en campagne électorale

Pour la première fois dans l’histoire de la politique québécoise, les médias sociaux occupent beaucoup d'espace dans une campagne électorale.
Voici 10 raisons d’utiliser les médias sociaux (et donc Internet) en campagne électorale :

1.
Les médias sociaux créent une nouvelle façon de communiquer et de faire campagne. Le fait d’être un média interactif est probablement ce qui distingue le plus les plateformes de médias sociaux des autres médias. La communication permet la rétroaction, un niveau d’engagement plus élevé de l’électeur.


2.
À la différence des autres médias, l’ensemble des médias sociaux permet d’utiliser une foule d’outils : l’image fixe (Flickr), le billet (blogue), le vidéo (YouTube), le microblogage (Twitter) ou le site de réseautage (Facebook). Évidemment, cela confère un fort impact à la communication politique.


Fred Cavazza, un surdoué du Web, résume l’approche à utiliser : « La prise de parole sur le web doit s’envisager comme un ensemble de publications sur différents formats : billets, articles, tweets, vidéos, diaporamas, sites, médias sociaux, etc). »


3.
Les médias sociaux permettent de mesurer précisément la circulation et donc, d’obtenir à faible coût de l’information sur l’électeur : préférences, opinions, arguments forts, etc.


4.
Les médias sociaux permettent d’optimiser la segmentation (sexe, âge, localisation, attitudes, désirs), d’ajuster votre stratégie en fonction des réactions des internautes, donc de corriger le tir le cas échéant.


5.
À l’ère des nouvelles continues, les médias sociaux offre un autre avantage non-négligeable : vous pouvez concevoir ou modifier votre message/discours dans un délai très court. 


Qu'on utilise Facebook ou Twitter, vous pouvez aussi vous ajuster en fonction de l’actualité, mettre l'emphase sur vos bons moments (une victoire au débat des chefs, par exemple), focusser sur les problèmes d'un adversaire (un scandale, une allégation, un manque d'explication, un fait qui parle de lui-même), poser une question ou remettre au goût du jour un vieil article de quotidiens.

6.
Les internautes sont généralement plus jeunes, plus scolarisés, mieux nantis. En outre, un pourcentage substantiel des internautes – donc des électeurs potentiels – sont des leaders d’opinion ou connecteurs.


7.
Comme je le mentionnais il y a quelques temps dans un article de Pierre-Olivier Fortin publié dans le quotidien Le Soleil, les médias sociaux sont intimes et personnels. Ils donnent la possibilité d’humaniser le candidat et d’être proche des électeurs. La communication avec le public est directe. C’est un média très humain. Le potentiel communicationnel s’en trouve multiplié.


8.
Dans la publicité électorale traditionnelle, le message venait interrompre le programme. Le parti dominait la relation. Avec les médias sociaux, nous passons d’un environnement contrôlé par le parti à un environnement partagé par les uns et par les autres.


9.
Évidemment, les médias sociaux affectent la consommation et la gestion des temps libres des citoyens, entraînant des changements dans leurs habitudes quotidiennes. Cette popularité d'Internet et des médias sociaux grugent nécessairement du temps d'écoute à la radio et à la télévision, ainsi que du temps de lecture aux magazines et aux journaux. D’où l’importance d’occuper l’ensemble des plateformes Web.


10.
Pour les partis et les politiciens, les médias sociaux représentent évidemment une opportunité extraordinaire de présenter ses programmes et de rejoindre les électeurs. De nos jours, les médias sociaux sont devenus un supermarché de l’information. Or, cette densité d’information est un plus pour l’électeur.

lundi 28 octobre 2013

Quel est l'outil marketing le plus efficace sur internet ?


Selon une recherche réalisée par Forrester Research auprès de 395 marketers aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne, voici par ordre décroissant les outils marketing les plus efficaces sur internet. 

En première place, on retrouve les sites d'avis des consommateurs (critiques, commentaires et appréciations). Viennent ensuite les sites liés aux engins de recherche et le marketing par courriels. En queue de peloton, malgré ses 1.1 milliard de membres et son marketing ciblé, on retrouve le site de réseautage Facebook. 

dimanche 28 octobre 2012

Marketing sur Twitter : performance de votre compte en fonction du nombre d'abonnés (followers)


Contrairement à ce qu'on pourrait penser, plus le nombre d'abonnés de votre page Twitter augmente, moins le pourcentage de clics de votre compte sera élevé. 

Comme le montre cette infographie de Joanna Franchetti, ce phénomène prend de l'ampleur à partir de 10 000 abonnés. Mais de là à conclure qu'il est préférable de compter quelques centaines d'abonnés seulement, il y a un pas à ne pas franchir.

Le marketing efficace sur Twitter comme sur les autres plateformes web n'est jamais facile. Il est tributaire de l'énergie déployée  par le gestionnaire du compte et de son talent pour dénicher des informations utiles ou divertissantes.

Bien sûr, je vous invite à cliquer directement sur cette infographie pour en saisir toute la richesse : quand twitter sur semaine, durant la journée, etc.

Source : visual.ly

mercredi 9 mai 2012

Conférence sur les médias sociaux à l'ACFAS


Dans le cadre du Congrès annuel de l’ACFAS, je donnais cet après-midi une conférence intitulée « Motivations et médias sociaux ».

Cette conférence visait à sensibiliser les participants au profil des utilisateurs de médias sociaux et aux motivations de ceux-ci. Dans un premier temps, je me suis penché sur le contexte historique dans lequel sont apparus les médias sociaux : origines, typologies et profil des utilisateurs.

Par la suite, j’ai cherché à comprendre pourquoi et comment les consommateurs utilisent les médias sociaux pour engager la conversation avec les décideurs, les influenceurs, les clients, les entreprises et/ou les futurs acheteurs : création de contenu, promotion, visibilité et surveillance.

Bien sûr, on retrouvait aussi dans ma présentation des données sur les réseaux sociaux (LinkedIn et Facebook), Twitter, YouTube et les blogues (Blogger et WordPress). 

Comme le rappelait le libellé de ce colloque intitulé « Les médias sociaux et la perspective consommateur : un point de vue multidisciplinaire » organisé par Marie J. Lachance  (Université Laval), Pierre Beaudoin (Université Laval), Claudine Ouellet (Université Laval) et Jacinthe Cloutier (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières) :

«De plus en plus d’entreprises utilisent ces nouvelles formes de communication (les médias sociaux) pour joindre les consommateurs, ce qui a généré des études et des colloques sur les problématiques commerciales qui en découlent. »

« Il est donc plus que pertinent d'échanger sur le phénomène des médias sociaux en adoptant le point de vue du consommateur. Il est intéressant d'en connaître les usages effectués par celui-ci, son profil type ainsi que l'attitude qu'il adopte envers les médias sociaux. »

Ce colloque multidisciplinaire visait à rassembler des chercheurs de différents horizons. Parmi les nombreux intervenants, on comptait Julia Gaudreault-Perron du CEFRIO (Centre francophone d'informatisation des organisations), Anik Ferron (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Louise Sauvé (Télé-université), Claudine Ouellet (Université Laval) et Patrick Arsenault (Université de Poitiers).

Pour ceux qui n’étaient pas présents et qui voudraient en savoir davantage sur ce colloque consacré entièrement aux médias sociaux, je vous invite à écouter cette entrevue réalisée à l'antenne du FM98,5 à Montréal avec Benoît Dutrizac.

samedi 24 mars 2012

Hunger Games : un marketing redoutable reposant au final sur les médias sociaux


À l'occasion du lancement très réussi du film Hunger Games sur les écrans canadiens et américains, il m’apparaît opportun de se pencher sur le marketing de ce premier d’une série de quatre longs métrages inspiré des romans du même nom. 

Au départ, comme je le mentionnais en entrevue à Gilles Parent du FM93 à Québec, on trouve dans la marque Hunger Games des romans bien ficelés mettant en vedette des jeunes âgés de 12 à 18 ans ; une société du futur à la merci d’un centre névralgique aux visées contrôlantes ; des thèmes éternels (le dépassement de soi, l’injustice, la pauvreté, l’amour, les forces du mal, la guerre des classes, la corruption) ; une téléréalité extrême et des personnages archétypaux.
 
Pour maximiser les chances de réussite du lancement du film Hunger Games, la stratégie de mise en marché s’est avant tout éloignée des réflexes classiques, i.e. achat de publicité dans les journaux, publicité TV le jeudi soir avant la première et multiplication de la visibilité potentielle avec des affiches. 

À l’ère d’Internet, l’opération marketing de Lionsgate a plutôt misé sur l’utilisation des médias sociaux. Par exemple, sur Facebook, on peut constater avec amusement que chaque district (l’équivalent de nos provinces au Canada) possède sa propre page. 

Le Capitole (la capitale maudite des romans d’Hunger Games) possède son propre compte Twitter. 

Par ailleurs, on peut retrouver sur YouTube 8 bandes-annonces ! C’est sans compter le blogue du film, l’application iPhone et les 50 couvertures de magazines obtenues en échange d’entrevues exclusives… 

En fait, il est même possible d’obtenir sur Internet une carte d’identité en bonne et due forme de Panem, le pays imaginaire dans lequel se déroule le roman d’Hunger Games

Au total, selon le New York Times, Lionsgate a investi plus de 45 millions $ dans le marketing entourant le lancement du film. Pas mal pour un film tourné au coût de 80 millions $, mais des miettes en promotion si on le compare aux budgets habituels des blockbusters américains – jusqu’à 100 millions $, en moyenne, et ce seulement pour la publicité du film ! 

Dans ce qui promet d'être une recette mille fois copiée, cette stratégie de relations publiques a permis à Hunger Games de générer des ventes aux guichets remarquables. En effet, lors de son lancement en salle, vendredi, Hunger Games a vendu pour 68,3 millions $ de billets, un record pour un film n’étant pas une suite.

Évidemment, la vente de romans a facilité les choses en préparant le terrain. Depuis septembre 2008, les 3 romans de la série mettant en vedette 12 districts et 24 participants se sont écoulés à environ 26 millions d’exemplaires (copies vendues et imprimées).

Les livres de la série sont disponibles dans 38 pays et ils ont été traduits en 26 langues. Au-delà des chiffres de vente des livres, le succès d'Hunger Games se mesure par le nombre de supports promotionnels, d'objets et de vêtements sur lesquels on retrouve les héros principaux. 

Tous ces artifices marketing n’enlèvent rien aux qualités de l’œuvre de Madame Collins. Mais à l’évidence, le succès d'Hunger Games repose sur une extraordinaire machine de marketing s'appuyant au final sur les médias sociaux.

jeudi 1 mars 2012

Lancement de Zegouv.ca, un site permettant de suivre en continu l'information du gouvernement du Canada sur les médias sociaux

Lancement en grande pompe aujourd'hui de Zegouv.ca (Zegov.ca, en anglais), un site qui permet au public, aux médias et aux fonctionnaires de suivre en continu le flux de l'information du gouvernement du Canada sur les médias sociaux : Twitter, Facebook et les blogues. 

Grâce à Zegouv.ca, il n'est plus nécessaire de suivre individuellement les 222 comptes Twitter, les 95 sites Facebook et les 11 blogues du gouvernement fédéral pour se tenir au courant des derniers développements sur la scène canadienne. Il suffit plutôt de se rendre sur le site de Zegouv.ca pour avoir accès instantanément à toutes les composantes du gouvernement du Canada que l'on peut retrouver sur les supports Twitter, Facebook et les blogues. 

En prime, le site Zegouv.ca contient un répertoire complet des agences gouvernementales présentes sur les médias sociaux. Qui plus est, l'internaute retrouve sous l'onglet PVI (pour votre information) les statistiques mensuelles d'utilisation de ces trois plateformes par le gouvernement fédéral.

Zegouv.ca a été développé par deux étudiantes à la maîtrise en communication de l'Université d'Ottawa, Joëlle Drouin et Andréane Drouin-Charette (deux étudiantes que j'ai la chance de superviser) en collaboration avec Sophie Gaudreault, Daniel Brousseau et Jonathan Laurin.

Dans le futur, l'équipe de Zegouv.ca compte ajouter les sites YouTube, Flickr et LinkedIn à l'agrégateur de contenu. 

dimanche 19 décembre 2010

Top 10 de mes meilleurs billets de l'année

L'année tire à sa fin. C’est le moment de vous dévoiler mes 10 billets qui ont généré le plus de clics et de RT durant la dernière année :

1.
10 raisons pour lesquelles Quebecor (et donc Videotron) s'intéresse aux Nordiques de Québec
Pour la plupart des gens, le sport, c’est d’abord l’exploit sportif. Mais derrière cette façade, il y a le véritable nerf de la guerre : le produit que l’on programme et diffuse. Voici les 10 raisons pour lesquelles Pierre Karl Péladeau s’intéresse aux Nordiques.

2.
TOP 100 des meilleurs outils Twitter
Ma liste des 100 meilleurs outils Twitter pour gérer votre marque ou votre compte, mesurer vos performances, automatiser certains processus, etc.

3.
Meilleurs sites internet pour voir de la publicité
J'ai toujours rêvé de trouver dans un billet la liste des meilleurs sites Internet pour visionner ou regarder de la publicité TV, panneau-affiche, abribus, autobus, etc. Comme je n'ai jamais trouvé exactement ce que je cherchais, j'ai décidé de créer ce répertoire. Dans le même genre, j'ai aussi fait le répertoire des meilleurs sites pour voir/concevoir des logos.

4.
Comment débuter dans les médias sociaux
Faisons comme si vous veniez d'assister à une de mes conférences sur les médias sociaux et que vous décidiez de vous lancer officiellement dans ce nouvel espace de communication en explosion. Voici mes 5 conseils pour débuter efficacement dans le monde des médias sociaux.

5.
Sur l'importance de la créativité en publicité
Mon TOP 5 des meilleurs messages publicitaires pour la cuvée 2010 du festival international des publicités de Cannes (sans ordre précis).

6.
Les moments clés de l'histoire d'Apple
À l'occasion du lancement du iPad et du iPhone 4, retour obligé sur les moments clés de l'histoire d'Apple, un géant de la techno mais aussi du marketing.

7.
Comment concevoir un emballage qui vend
En marketing, l’emballage fait parfois toute la différence. Comme je le mentionnais lors d'une conférence sur l'emballage (packaging) présentée au 1er congrès de l'association des microbrasseries du Québec (AMBQ), c’est l’emballage qui donne souvent aux gens le goût de se procurer votre produit.

8.
Les 10 pires prédictions médias de tous les temps
Ma liste des 10 pires prédictions médias de tous les temps. Un billet de 2009 qui se faufile dans le Top 10 de 2010.

9.
L'histoire du «Swimsuit Issue» de Sports Illustrated
Depuis son lancement en 1964, le numéro spécial du Sports Illustrated (SI) a généré plus de 1 milliard de dollars de revenus publicitaires pour l'empire Time. Pourtant, à l’instar de la frénésie publicitaire entourant le Super Bowl, l’aventure de SI spécial maillots débute par accident.

10.
10 plus grands échecs de lancement de produits
L’histoire des 10 flops marketing les plus importants de tous les temps : New Coke, Ford Edsel, Pepsi Crystal, parfum Bic, etc. Personnellement, mon billet favori.


Voir aussi :
TOP 10 des mes meilleurs billets de 2009

lundi 6 décembre 2010

Le concours STRAT est de retour pour sa 5e édition

Les professionnels œuvrant dans les domaines de la communication et/ou du marketing ont jusqu'au 18 février 2011 pour soumettre leur candidature dans l’une des cinq catégories proposées par le concours (audace, créativité, innovation, impact et efficience).

Afin de souligner le cinquième anniversaire du concours, un tout nouveau volet grand public permettra de nominer dès le début de l’année 2011 une personnalité s’étant démarquée de façon novatrice dans le domaine de la communication et/ou du marketing.

Le grand public aura par la suite la chance de voter pour la personne de son choix. Le tout se déroulera entièrement en ligne sur un microsite et en mettant à profit les outils de réseautage que sont Facebook, Linkedin et Twitter.

Voir aussi :
Gagnant de 2010

Source :
APCM

vendredi 22 octobre 2010

Comment débuter dans les médias sociaux


Faisons comme si vous veniez d'assister à une de mes conférences sur les médias sociaux et que vous décidiez de vous lancer officiellement dans ce nouvel espace de communication en explosion.

Voici mes 5 conseils pour débuter efficacement dans le monde des médias sociaux :

1. Lire, lire, lire
Il sera difficile de réussir dans l'univers des médias sociaux si vous ne commencez pas par vous familiariser avec le savoir disponible sur ce sujet.

Premièrement, étudiez les différents médias sociaux. Dans le cas de Facebook, lisez le guide pratique intitulé
Marketing sur Facebook. Pour Twitter, prenez connaissance du livre Twitter for Dummies.

Je vous suggère également de lire les livres suivants :
Comment entreprendre le virage 2.0 de Raymond Morin, Six pixels de séparation de Mitch Joel (version française) et Comment faire de la pub efficace sur Internet (nouvelle édition) qui répond aux 25 questions qui me sont posées le plus souvent durant mes conférences portant sur Internet et les médias sociaux.

Par ailleurs, prenez connaisance des blogues qui s'intéressent aux médias sociaux. En ce qui me concerne, j'adore lire les blogues suivants :
Roch Courcy, Le Blog Kinoa, Espresso Interactif, Presse-Citron, Moncarnet.com (Blogue de Bruno Guglielminetti), Descary.com, Stéphanie Kennan.com, Cindy Rivard, Blog de Référencement & Services Web, Le Blogue de Samuel Parent, Le blogue de dégé, Adviso le blogue interne, Le Blogue de Kaven Brassard et Le techno-blogue à Steph ! Ouf, ça fait de la lecture.

Mais attendez. Ce n'est pas tout. Pour la liste complète des blogues que je lis, je vous invite à jeter un coup d'oeil à mon blogroll que vous retrouverez en bas de cette page, dans la colonne de droite.

2. Familiarisez-vous avec les différentes plateformes
Deuxièmement, visitez et prenez connaissance des différentes plateformes existantes pour lesquelles il existe une masse critique de membres :
LinkedIn, Twitter, Facebook, Slideshare, Flickr, MySpace, YouTube, Dailymotion, Blogger et Wordpress.

Familiarisez-vous avec ces différentes plateformes. Observez vos compétiteurs. Analysez les stratégies des uns et des autres.

3. Planifiez votre présence
À ce stade-ci, intéressez-vous à la façon dont vous voulez vous positionner sur les différents médias sociaux que vous avez visités.

Planifier votre présence sur les médias sociaux, c’est d’abord et avant tout connaître votre produit. Quelles sont vos forces ? Quelle est votre image ? À qui voulez-vous parler ? Quelles sont les plateformes Web à privilégier ? À qui s’adressent vos messages Twitter ou Facebook, par exemple ?

Pour réussir dans l’environnement ultra compétitif du Web, une entreprise doit apprendre à se tailler une niche précise dans les médias sociaux.
Si vous voulez gagner, il faudra positionner votre produit, c’est-à-dire cibler, segmenter, choisir donc sacrifier.

Par la même occasion, il faudra aussi se donner une charte d'utilisation des médias sociaux (internet et externe), particulièrement si votre entreprise ou votre institution compte plusieurs personnes qui ont accès aux plateformes Facebook, Twitter et autres. Voici quelques exemples.

4. Sautez à l'eau
À cette étape, il est temps de prendre la place de stationnement qui vous revient. Concrètement, réservez vos différents espaces de conversation sur les sites suivants :
LinkedIn, Twitter, Facebook, Slideshare, Flickr, MySpace, YouTube, Dailymotion, Blogger et Wordpress.

Dès le départ, il sera important de multiplier votre présence sur les médias sociaux en déclinant votre message sur différentes plateformes. En effet, comme le rappelle avec justesse Fred Cavazza, « La prise de parole sur le web doit s’envisager comme un ensemble de publications sur différents formats : billets, articles, tweets, vidéos, diaporamas, sites, médias sociaux, etc). »

5. Analysez vos résultats
Pour maximiser votre présence sur les médias sociaux, il faudra savoir se qui ce dit sur votre entreprise ou votre marque. À l’instar de ce qui existe déjà dans les médias traditionnels, on retrouve sur le Web de nombreux outils qui permettent de faire le monitoring des médias sociaux.

Prenons, par exemple, Twitter. Voici quelques uns de mes outils favoris pour suivre votre marque :

Samepoint
pour savoir qui parle de vous sur les différentes plateformes de médias sociaux.

PeopleBrowser
pour savoir ce qu’on dit de vous dans les médias sociaux. Permet de suivre, de manager et de mesurer le buzz, etc. Dans le même genre, j'aime bien le site Socialmention.

DoesFollow
pour savoir si les gens que vous suivez vous suivent en retour.

CrazyBob
ce site vous donne un aperçu des réseaux des Twitter(s) que vous suivez. À partir de cette analyse, on vous donne des suggestions de gens que vous pourriez suivre.

Mrtweet
pour identifier les gens que vous devriez suivre, i.e., les influenceurs. Il fait aussi des suggestions de gens potentiellements intéressants. Dans le même genre, jetez aussi un coup d'oeil à http://twitsuggestions.com/

Pour ceux qui veulent en savoir plus long à ce sujet, je me suis déjà amusé à identifier le
TOP 100 des meilleurs outils Twitter pour suivre ce qui se dit sur vous ou votre entreprise.

jeudi 14 octobre 2010

15 principes de Michelle Blanc pour augmenter votre efficacité sur les médias sociaux


Je termine à l'instant la lecture du livre Les Médias sociaux 101 de Michelle Blanc, consultante, conférencière et auteure marketing Internet et stratégies Web. J’ai adoré !

Le livre de Michelle Blanc est écrit dans un style vivant. Il contient l’essentiel des conseils que vous pouvez retrouver au quotidien dans son blogue. Ceci dit, le livre a un avantage énorme sur le blogue : vous avez au bout des doigts l’ABC des médias sociaux, ce qu’il faut absolument savoir pour partir du bon pied dans l’univers des médias sociaux.

Comme j’arrive un peu tard pour faire ma critique du livre de Mme Blanc (et que plusieurs autres l'ont déjà fait avant moi), je vais me concentrer sur le contenu de l’ouvrage et vous partager mes notes de lecture.

Voici donc les 15 principes de Michelle Blanc pour augmenter votre efficacité sur les médias sociaux :

1 Si vous êtes en affaires, les médias sociaux sont un INCONTOURNABLE. En effet, ceux-ci permettent d’échanger, de raconter, d’expliquer, de s’exprimer, en un mot, de CONVERSER.

2 Dans les faits, les réseaux sociaux sont une variante des bonnes vieilles rencontres face-à-face, le « bouche à oreille sur stéréoïdes. »

« Les réseaux sociaux sont composés d’êtres humains qui, comme vous, ont différentes facettes, écrit Michelle Blanc. Pensez à un gros 5 à 7 d’affaires où vous voulez distribuer vos cartes et vous faire des contacts. » (Les Médias sociaux 101, p. 119).

3 Avant de vous lancer dans la jungle des médias sociaux, il faudra vous préparer. La réussite de votre stratégie sur les médias sociaux sera reliée à vos objectifs de communication et de marketing, à votre image de marque, à votre positionnement, etc. Pour avoir du succès sur les médias sociaux, il sera donc primordial de se donner un plan d’attaque.

4 Si vous êtes nouveau sur les médias sociaux, commencez par sécuriser dès maintenant vos marques sur les différentes plateformes sociales afin d’éviter que certaines personnes empruntent votre identité.

5 Pour être efficace, il faudra multiplier votre présence Web : Flickr, MySpace, YouTube, Dailymotion, LinkedIn, Twitter, Facebook, Slideshare, etc.

6 Par ailleurs, à l’ère de la multiplication des sites de réseautage, de blogages et de microblogages (pour ne prendre que ces trois exemples), il sera important de récupérer les mêmes contenus et de les jouer sur les différentes plateformes.

Michelle Blanc écrit : « Vous pouvez, par exemple, écrire sur un sujet dans votre blogue, mettre les photos qui s’y rattachent sur Flickr, faire une allocution filmée distribuée sur YouTube et inciter les gens à voir ces contenus sur Facebook et Twitter. » (Les Médias sociaux 101, p. 35)

7 « Le roi des médias sociaux est, et reste encore, le blogue », martelle Michelle Blanc (Les Médias sociaux 101, p. 27).

Dans les faits, le blogues est idéal pour apparaître dans les premières places des résultats des moteurs de recherche tels que Google, Yahoo ou MSN. Les raisons de ce succès sont multiples : densité des mots clés, utilisation massive des hyperliens, utilisation du langage naturel, etc.

J’ajoute ici que la lecture du chapitre du livre de Michelle Blanc intitulé
« Bloguer pour vendre » (PDF) que l'on retrouve dans le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires est un passage obligé pour bien saisir ce que j’appellerais la science/art du blogue efficace. Très instructif.

8 Définissez dès le départ une politique éditoriale des contenus, des commentaires et des réactions. Si vous êtes un hebdo, par exemple, vous devez vous poser les questions suivantes : quels sont les journalistes qui peuvent avoir accès à votre compte, quelle est votre politique éditoriale relative aux questions de l’heure, par exemple, devez-vous prendre position ou simplement rapporter la nouvelle, etc. ?

Cette étape est d’autant plus importante que « si vous écrivez une connerie en ligne, rappelle Michelle Blanc, elle restera inscrite sur les différentes archives web assez longtemps. » (Les Médias sociaux 101, p. 39).

9 Durant vos échanges sur les différentes plateformes, évitez de parler de vous (même si très souvent, vous n’aurez pas le choix). Après tout, les médias sociaux, c'est aussi de la vente.

10 Pour générer des résultats à moyen et long terme sur les médias sociaux, maintenez la cadence, échangez, conversez et communiquez régulièrement.

Malheureusement, plusieurs entreprises échouent sur les médias sociaux parce qu’elles manquent d’énergie ; elles s’essoufflent rapidement. Mener une campagne de communication et de marketing sur les médias sociaux (et créer une communauté), cela signifie frapper sur le même clou pendant des mois, voire des années.

11 Dès le départ, il sera nécessaire de vous trouver un créneau. À vouloir rejoindre tout le monde, on finit trop souvent par ne rejoindre personne.

Très vite, il faudra apprendre à identifier les contenus qui font le plus réagir les individus et concentrer vos énergies, choisir, donc sacrifier. À cet égard, un gros MERCI aux raccourcisseurs de liens comme bit.ly qui vous permettent d’identifier rapidement ce qui marche et ce qui marche un peu moins…

12 Pour maximiser votre présence sur les médias sociaux, il sera important de savoir ce qui ce dit sur votre entreprise ou votre marque. Pour ceux qui veulent en savoir plus long à ce sujet, je me suis amusé dans un billet à identifier le
TOP 100 des meilleurs outils Twitter pour suivre ce qui se dit sur vous ou votre entreprise. Je vous le recommande.

13 IMPORTANT : « Les médias sociaux ne changent pas nos motivations, mais modifient les outils que nous utilisons pour faire des affaires », rappelle Michelle Blanc. (Les Médias sociaux 101, p. 73).

14 ATTENTION : les médias sociaux obligent les entreprises à revoir leur modèle d’affaires et leur manière de communiquer. Mais ce n’est pas la fin des relations publiques comme certains voudraient trop souvent le croire.

15 Épuisé par le changement ? Préparez-vous déjà pour la prochaine révolution, les applications marketing mobiles avec les Androïds et le iPhone.

***

Si vous voulez parfaire vos connaissances sur les médias sociaux, je vous suggère également de lire les livres suivants :
Comment entreprendre le virage 2.0 de Raymond Morin que j’ai d’ailleurs croisé la semaine dernière dans une journée-conférence consacrée aux médias sociaux, Six pixels de séparation de Mitch Joel (version française) et Comment faire de la pub efficace sur Internet (nouvelle édition) qui répond aux 25 questions qui me sont posées le plus souvent durant mes conférences portant sur Internet et les médias sociaux.

lundi 14 juin 2010

Comment faire de la pub efficace sur Internet NOUVELLE ÉDITION

C'est pour moi un plaisir de vous annoncer que les éditions Transcontinental viennent de publier la 2e édition de mon livre Comment faire de la pub efficace sur Internet.

Dans cette deuxième édition revue et enrichie, je réponds aux 25 questions qui reviennent le plus souvent dans mes conférences et formations sur Internet et les médias sociaux :

1 Quels sont les impacts d’Internet sur les médias classiques ?
2 Comment les internautes réagissent-ils à différents stimuli publicitaires ?
3 Quels produits offerts sur le Net devriez-vous utiliser ?
4 Comment employer les courriels pour augmenter vos ventes ?
5 Est-il vrai que les bandeaux publicitaires sur Internet ne sont pas efficaces ?
6 Quel est le taux de clics des courriels selon le jour d’envoi ?
7 Quels formats de bannières devriez-vous prioriser ?
8 Sur quels sites devriez-vous annoncer vos produits et services ?
9 Comment utiliser efficacement les médias sociaux ?
10 Combien de gens cliquent sur les pubs Internet ?
11 Pourquoi les blogues sont-ils mieux référencés que les sites statistiques ?
12 Est-il exact que les messages utilisant de l’animation sont plus efficaces ?
13 Que penser des pop-up et des pubs courriels ?
14 Quel est le futur de la pub mobile ?
15 Faut-il concentrer votre publicité dans un seul site ou faut-il en employer plusieurs ?
16 Quelles sont les erreurs à éviter sur Google AdWords ?
17 Est-il préférable d’annoncer vos produits et services toute l’année ou de concentrer vos investissements dans le temps ?
18 Comment mesurer l’efficacité des campagnes publicitaires sur Internet ?
19 Comment concevoir un site efficace ?
20 Comment augmenter le trafic sur votre site ?
21 Que penser des infolettres ou newsletters ?
22 Quels sont les sites les plus efficaces sur le Web ?
23 Comment attirer l’attention des gens sur votre site ?
24 Que faut-t-il penser de la promotion et de la commandite sur le Net ?
25 Les médias traditionnels sont-ils morts ?

Comme je le mentionnais à André Arthur lors d'une entrevue à l'antenne de TQS, ce livre répond à un triple objectif : collecter et répertorier l’information offerte sur le marketing Internet ; synthétiser et organiser ce savoir ; enfin, privilégier une forme de présentation simple et stimulante.


En cours de route, je cite des blogueurs d'ici et d'ailleurs comme Yannick Manuri, Seth Godin, Michelle Blanc, Michael Carpentier, Fred Cavazza, Adviso, Presse-Citron, etc.

À l'instar de mes livres précédents, cet ouvrage est destiné aux entrepreneurs, aux publicitaires, aux annonceurs et aux étudiants qui sont à la recherche de principes ayant fait leurs preuves. Je m'intéresse tant aux gens qui disposent d’un petit budget qu’à ceux qui ont plus d’argent à investir. Idéal pour la plage !

mercredi 9 juin 2010

Quelques mots sur la gestion de crise de BP


À l’occasion du débat entourant les problèmes de marée noire de la pétrolière BP, je discutais ce midi avec Benoît Dutrizac du 985FM de la communication de crise du géant britannique. Dans le cas de BP, j'estime que la crise a connu trois moments forts jusqu’à maintenant :

  1. Flottement initial. BP rejette la faute sur les exploitants de la plateforme, qu’il s’agisse d’Halliburton ou de Transocean. En parallèle, les médias (et le gouvernement) cherchent à savoir si la pétrolière acceptera de payer l’ensemble de la facture consécutive au nettoyage de la marée noire. BP donne des réponses évasives. Début de gestion de crise très difficile…

  2. BP assume ses responsabilités. La firme britannique reconnaît ses torts et pour corriger ses erreurs de communication, elle utilise la publicité, le Web et les médias sociaux dont Twitter. Le site de BP devient essentiellement un site de gestion de crise. La firme britannique achète aussi le mot clé « oil spill » et « marée noire » sur Google et Yahoo. Dans un moment « d’égarement », BP tente de renommer la crise et utilise l’expression Deepwater Horizons pour qualifier le déversement de brut (du nom de la plateforme pétrolière), mais c’est peine perdue. La presse et les médias électroniques utilisent le mot clé BP pour identifier la marée noire.

  3. La crise s’étire. On parvient – enfin – à colmater une partie de la brèche. BP annonce la création d’un fonds visant à étudier les effets de la marée noire et ses impacts sur l’écosystème marin. Réalisant qu’il a beaucoup à perdre (deux Américains sur trois ont une opinion négative de sa gestion de la crise), le président Barack Obama visite les côtes de la Louisiane pour la 3e fois en quelques jours. Il utilise d’ailleurs l’expression « botter des culs » pour illustrer son niveau de colère.

Évidemment, lorsque cette crise arrivera à terme, il faudra s’engager dans l’analyse de celle-ci. Mais une chose est certaine : souvenons-nous que l’opinion publique est influente.

En effet, c’est elle qui détermine le succès ou l’échec d’une entreprise, d’un produit, d’un titre en bourse ou d’un politicien. Comme je le mentionne à Benoît Dutrizac en entrevue, c’est malheureux, mais c'est comme ça.

Pour écouter l’intégrale de cette entrevue, cliquer ici.

Voir aussi :
7 principes de la communication de crise
Relations publiques: Toyota a-t-il perdu la bataille?, Pierre Couture, Le Soleil
Toyota, une crise sérieuse mais passagère, Jean-Philippe Arcand, 24 Heures
L'image de Toyota, entrevue à LCN
Entrevue sur le naufrage du Titanic
Le naufrage du Titanic est une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix. Mais le naufrage du Titanic, c'est aussi le début de la communication de crise (ou gestion de crise), le développement du sans fil, la naissance du concept d'opinion publique, l'explosion de la presse à sensation et des relations publiques.
Mes différents billet sur l'affaire Tiger Woods