vendredi 20 novembre 2009

Conférence sur la publicité

Je donnais ce matin une conférence au Centre local de développement de la MRC de Maskinongé. Devant une salle comble, j'ai parlé de publicité, de stratégie médias et de nouveaux médias avec les entrepreneurs présents. Bravo à Jean-Frédéric Bourassa du CLD pour cette heureuse initiative.

Quel est l’avenir de la télé généraliste au Canada ?

« Les câblodistributeurs et les télédiffuseurs généralistes se livrent présentement un duel devant les commissaires du CRTC sur la question des redevances. De nombreux points de vue sur le sujet ont été mis de l’avant », nous rappelle Katia Germain, du Canal Argent, dans une entrevue questions/réponses à laquelle j'ai participé un peu plus tôt aujourd'hui.

Comme je le mentionne dans cette entrevue, ce sont probablement les audiences du CRTC les plus importantes des 20 dernières années. En fait, nous sommes à une croisée des chemins.

Le modèle actuel de la télé généraliste qui date d’une vingtaine d’années ne tient plus la route à cause de l’arrivée d’Internet et de technologies comme le magnétoscope numérique, la multiplication des chaînes, la fragmentation des auditoires et le zapping (action de changer de chaîne durant les pauses commerciales ou entre les émissions).

Par ailleurs, comment expliquer que les stations spécialisées reçoivent des redevances et pas les généralistes ? La logique au départ était d’accorder des redevances aux spécialisées parce qu’elles débutaient. Aujourd’hui, plusieurs génèrent beaucoup de revenus et produisent peu de contenu original. Il faut donc revoir la répartition des redevances.

Pour lire la suite de l'entrevue et mes prédictions sur ce qu'annoncera éventuellement le CRTC,
cliquer ici.

mercredi 18 novembre 2009

Sondage Léger Marketing : les TV généralistes traitées injustement

Une enquête réalisée au Québec entre le 21 et le 28 octobre dernier par la firme Léger Marketing a permis de révéler que 71 % des répondants trouvaient injuste que les télés généralistes n’aient pas accès aux redevances et que de telles redevances devraient être versées à parts égales aux télés généralistes et spécialisées (51 % vs 49 %).

L’enquête a aussi permis de faire la preuve de l’attachement des Québécois à la télévision généraliste, les répondants estimant, dans une proportion de 80 %, que celle-ci jouait un rôle majeur dans la préservation et le rayonnement de la culture québécoise et, dans une proportion de 76 %, que les pouvoirs publics avaient la responsabilité de protéger l’industrie télévisuelle québécoise.

mardi 17 novembre 2009

Image de l'homme (et de la femme) dans la pub


« Depuis quelques années, la publicité utilise couramment des hommes-objets pour promouvoir les produits les plus divers », nous rappelle le réseau Éducation-Médias dans un dossier consacré aux stéréotypes dans les médias.

Comme je le mentionnais dans le livre 500 images clés pour réussir vos publicités, il est vrai que certaines publicités de parfums et de vêtements, par exemple, présenterent des hommes dans des poses sexuellement suggestives dans le but d'attirer le regard des consommatrices. Si par le passé on ne retenait que le corps de la femme pour agrémenter la publicité, l'image utilise aujourd'hui le corps de l'homme aux mêmes fins.

Pour lire ce dossier fort complet qui décortique les stéréotypes véhiculés dans la publicité (image de l'homme mais aussi de la femme, des autochtones et des minorités ethniques),
cliquer ici.

lundi 16 novembre 2009

Pourquoi la TV est le média le plus puissant ?


Cette semaine, les bonzes de la télévision canadienne se réuniront à Gatineau afin de définir un nouveau partage des revenus entre la TV généraliste et la TV spécialisée. C'est l'occasion rêvée de revenir sur les forces de la télévision généraliste.

Au départ, disons qu'environ la moitié des budgets de publicité des grands annonceurs se retrouve à la télévision. Ce n’est pas un hasard.

Selon le légendaire David Ogilvy, « La télévision est apparue comme le plus puissant médium pour vendre la majorité des produits. » La publicité offre cinq avantages:

1. La télévision est multisensorielle
La télévision est le seul média qui vous permet d’utiliser l’image, le mouvement, la couleur et le son, ce qui confère à votre publicité un pouvoir quasi magique.

Contrairement aux autres médias qui exploitent un sens, la télévision joue sur deux sens. La combinaison du son et de l’image crée un fort impact. Cela fait de la télévision un média particulièrement persuasif.

2. La télévision est un média prestigieux
La télévision rehausse l’image de votre produit auprès des consommateurs. Elle donne de la crédibilité à votre marque. Pour cette raison, la télévision est particulièrement efficace pour lancer un nouveau produit ou développer une image de première classe.

3. La télévision est excellente pour modifier la perception d’un produit
Lorsque l’affaire des clients empoissonnés a frappé Tylenol, l’entreprise a utilisé en priorité la publicité télévisée pour rassurer la population. La campagne fut si efficace que Tylenol dépassa éventuellement Aspirin en terme de vente.

4. La télévision est un média de notoriété et de rappel
Quand on demande aux consommateurs de nommer une publicité qui les a marqués, près de 90% des messages publicitaires cités sont des messages diffusés par la télévision. Cela illustre bien le pouvoir de la télévision sur les gens.

5. La télévision garantit une couverture nationale
Le petit écran vous permet de rejoindre rapidement votre clientèle. En achetant différentes émissions sur différentes stations, vous touchez de vastes auditoires. Voilà pourquoi la télévision est un bon média pour annoncer des produits de consommation courants comme le détersif, le shampooing ou le dentifrice.

***
La fascination pour le petit écran ne date pas d’hier. En 1961, les foyers canadiens regardaient la télévision pendant 40 heures par semaine. En 1962, la télévision rejoignait déjà 88% des foyers québécois. C’était bien avant l’arrivée de la télévision en couleurs en 1966. De nos jours, 99% des foyers québécois possèdent au moins un téléviseur et 62% en comptent plus d’un.

Publicité : 20 raisons d'utiliser le magazine

jeudi 12 novembre 2009

Quand le chef devient une star

« Le chef Boyardee doit se retourner dans sa tombe », écrit Sylvia Galipeau dans un article publié sur Cyberpresse consacré à l'image des chefs cuisiniers.

« Exit le cuisinier moustachu et bedonnant, tout de blanc vêtu. Aujourd'hui, apparemment, les chefs sont jeunes, beaux, fiers de leurs pectoraux. Coïncidence? Et s'ils cherchaient à nous convaincre de leurs talents par le pur plaisir de nos sens, de tous nos sens? »

Comme je le mentionne dans cet article, je soupçonne que les chefs vont nous dire qu'ils ne porte pas attention à leur image. Mais je ne pourrais pas imaginer qu'un chef, convaincu de l'importance de l'apparence de ses petits plats, ne soit pas par ailleurs conscient de l'importance de son image. Par déformation professionnelle, le cuisinier a conscience de l'importance de l'image qu'il incarne.

Pour lire l'article de Sylvia Galipeau sur le star system dans le monde de la cuisine, cliquer ici.

lundi 9 novembre 2009

Blair Witch Project ou l’art de lancer avec succès un film sur la Toile

Au moment où nous apprenons que le cinéma français traverse une période difficile au Québec à cause, entre autres, d’une mise en marché déficiente (voir l’article d'Anabelle Nicoud à ce sujet dans Cyberpresse), il convient de jeter un coup d'œil sur le marketing cinématographique à l’ère d’Internet.

Prenons, par exemple, le film Le projet Blair (Blair Witch Project, en anglais), l’un des plus gros succès du box office en 1999 -- le film a généré des ventes au guichet de l’ordre de 150 millions $. Ce film a coûté 20 000 $ en frais de tournage et moins d’un million $ en publicité.

La stratégie de marketing de lancement reposait sur plusieurs éléments innovateurs. Pour un, le producteur du film a engagé des leaders d’opinions sur les principaux campus américains. (De nos jours, on utiliserait probablement Twitter pour alimenter la rumeur et Facebook pour favoriser les échanges entre les fans et les figurants).

Artisan Entertainment a aussi créé un site Internet hautement interactif contenant des photos, la scène du crime, des documents historiques, des interviews et des artefacts au coût de 15 000 $. Plus de 75 millions d’internautes ont visité le site qui laissait sous-entendre que l’histore racontée par le film était vraie.

La publicité et le site officiel ont été tellement efficaces que des internautes ont créé leur propre site du film (plus de mille!).

À partir de ce moment, le film est devenu l’exemple à suivre dans l’industrie du cinéma. Pour la première fois, on a vu (et démontré) que le Net pouvait être utilisé pour lancer un film. Certains producteurs de films devraient en prendre note...

dimanche 8 novembre 2009

Quels sont les magazines favoris des Québécois ?


Quand on parle de magazines au Québec, un premier constat s’impose : les magazines préférés des Québécois sont la plupart du temps produits au Québec.

Malgré le nombre effarant de magazines sur les tablettes, le marché des magazines est dominé par quatre tendances : 1) les magazines féminins, 2) les magazines de loisirs, de voyages & de bonnes bouffes, 3) les potins de stars et le monde des médias et 4) les magazines de décoration.

Tirage des principaux magazines québécois
Septembre 2009

Magazines --- Tirages
Touring --- 701 000 copies
Qu’est-ce qui mijote ? --- 575 000 copies
Primeurs --- 380 000 copies
Reader’s Digest --- 252 000 copies
Coup de Pouce --- 230 000 copies
TV 7 Jours --- 206 000 copies
Châtelaine --- 205 000 copies
L’actualité --- 183 000 copies
Famous Québec --- 150 000 copies
Le Bel Âge --- 142 000 copies

Source: PMB, automne 2009.

En parallèle, les magazines féminins ont connu de profondes transformations. « Au milieu des années 80, déclare Léo Vallée, éditeur de Châtelaine, beaucoup d’annonceurs ont commencé à respecter davantage l’influence et le pouvoir d’achat des femmes. »

« Les fabricants d’automobiles, d’articles de sport, les services financiers et l’industrie touristique se sont alors intéressés aux magazines féminins, alors qu’ils se limitaient auparavant aux magazines d’intérêt général. »

Les magazines ciblant les gens d’afffaires ne sont pas en reste. Pour un, le magazine Affaires Plus rejoint 292 000 lecteurs francophones de 12 ans et plus par édition.

lundi 2 novembre 2009

Médias sociaux : la politique à l'ère d'Internet


« En 2009, être visible sur les sites de réseaux sociaux est-il vraiment devenu un moyen de communication essentiel en campagne électorale ? » se demande Carole Aoun, journaliste à Radio-Canada, dans un dossier fort complet consacré à la politique à l'ère des réseaux sociaux.

« Avec sa campagne présidentielle en 2008, Barack Obama a lancé une véritable mode en utilisant les réseaux sociaux à pleine capacité pour promouvoir ses idées et se rapprocher des électeurs. Depuis, des politiciens canadiens ont embarqué dans ce mouvement. Le contact avec les électeurs est-il réellement plus authentique? Comment les politiciens s'organisent-ils pour gérer leur image et, surtout, pour contrôler leur message? »

Pour répondre à ces questions, Madame Aoun a contacté trois observateurs du monde politique, des communications et du marketing : Thierry Giasson, professeur adjoint au Département d'information et de communication de l'Université Laval, Marc David, professeur adjoint au Département des lettres et communications à l'Université de Sherbrooke et moi-même.

Un constat unanime en est ressorti : le Québec est en retard dans l'intégration des réseaux sociaux, du web et de la politique comparativement aux États-Unis.

À la lumière des propos des uns et des autres, on comprend que la campagne électorale ne se fera plus avec des poignées de main. Comme je le mentionne en entrevue, « la campagne ne se fait plus de porte à porte, elle se fait d'adresse IP à adresse IP. »

Pour consulter ce dossier passionnant consacré à la politique à l'ère des nouveaux médias,
cliquer ici.

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Sur le même sujet :
Voir aussi l'entrevue « Comment Obama a utilisé le Web » avec Michel Viens à l'antenne de RDI.