mardi 1 décembre 2009

Tiger Woods, maître du golf et de la publicité


Tiger Woods est le golfeur qui a eu le plus d’impact dans le monde du Golf. Mais c'est aussi celui qui a attiré le plus de marques et de produits dans son sillon.

Voici la liste des ententes publicitaires de Monsieur Woods depuis 1996. Évidemment, dans les prochaines semaines, il sera intéressant de voir la réaction de ces annonceurs suite aux récents événements entourant la vie personnelle de Tiger Woods.

1996
General Motors - contrat de 10,9 millions $ par année se terminant en décembre 2008.
Titleist - contrat de 20 millions $ d'une durée de 5 ans.
General Mills - détail du contrat non-disponible.
American Express - deux contrats de cinq ans consécutifs se terminant en 2007.
Accenture -détail du contrat non-disponible.
Nike - contrat de cinq ans d'une valeur de 40 millions $.

2000

Nike renouvelle son entente pour une durée de cinq ans. Montant du contrat : 105 millions $.

2003
Woods est le porte-parole de la Buick Rendevous.

2004
Buick renouvelle son entente avec Woods pour une durée de cinq ans. Contrat évalué à 40 millions $.

2005
Woods lance la première montre en or, la TAG Heuer.

2006
Woods signe une entente de six ans avec EA Sports.

2007
Woods devient ambassadeur de Gillette, en compagnie de Thierry Henry et Roger Federer. Contrat évalué à 10-20 millions $.
Gatorade annonce que Woods aura sa propre marque de boisson énergisante. Contrat de 100 millions $ sur six ans.

***
Pour en savoir davantage :
Will sponsors stand by Tiger Woods ? par Simon Houpt dans The Globe & Mail

lundi 30 novembre 2009

Quelques mots sur l'histoire du star system


En complément d'une entrevue réalisée avec Benoît Dutrizac dans laquelle je fais l'histoire du star system, voici quelques liens pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur ce sujet fascinant :

1. Sur l’inventeur du star system
Phineas Taylor Barnum est un entrepreneur de spectacles américain. Il est à l’origine du cirque Barnum, qui deviendra plus tard le Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Grâce à ses qualités de promoteurs, Barnum est le premier millionnaire de l’histoire du show business.

La méthode Barnum repose sur quelques principes simples : faire de la publicité en continue (encore aujourd’hui, les affiches de Barnum sont parmi les plus belles), raconter n’importe quoi sur n’importe quoi (il présentera un jour à la foule le chaînon manquant !), mettre le nom « Barnum » sur toutes les lèvres (ancêtre des relations publiques et de la promotion par l’objet), plumer les pigeons et prendre le public de vitesse en osant tout.

Je pourrais vous parler de Barnum pendant des heures. Rappelons simplement qu’il était un relationniste avant l’heure.


D’ailleurs une théorie fondamentale en psychologie, “l’effet Barnum” ou effet de validation personnelle a été nommé en hommage à la réputation du maître de la manipulation psychologique, P.T. Barnum. Je vous invite à tester cet effet en cliquant ici.

2. Sur l’inventeur de la presse à sensation
En 1895,
William Hearst rachète le New York Morning Journal, journal peu rentable, et entre en concurrence directe avec Joseph Pulitzer, propriétaire du New York World.

Les journaux de Hearst atteignent rapidement des tirages sans précédent avec une recette éditoriale nouvelle pour l’époque -- le sensationnalisme. Cette recette repose sur trois piliers centraux qui occuperont la majorité de l’espace dans ses journaux :

  • La vie des vedettes (Charlie Chaplin et Douglas Fairbanks, par exemple)
  • Le crime et le judiciaire (sa couverture du procès de "Fatty" Arbuckle mettra fin à la carrière de ce héros du comique, mentor de Charlie Chaplin et de Buster Keaton)
  • Un accent prononcé sur les pseudo-sciences (horoscope, cartomancie, voyance, etc.)

Fait à noter, Hearst sera l’un des quatre millionnaires qui servira d’inspiration à Orson Welles pour son film Citizen Kane (les autres étant Harold McCormick, Samuel Insull et le célèbre Howard Hughes).

3. Sur l’histoire du star system
Une lecture incontournable pour comprendre les prémisses du star system : le livre Les stars d’
Edgar Morin.

Dans cet ouvrage, Morin décrit l’origine du star system, le processus de création des stars, mais aussi leur apport à la culture. Qu'est ce qui fait de la star un produit de la culture du moment ? Un livre captivant !

4. Sur l’histoire de la revue The National Enquirer
The National Enquirer est un tabloïd américain, publié par American Media Inc (AMI). La publication a été fondée en 1926 sous le titre The New York Enquirer.

Fondé par William Griffin, un protégé de William Randolph Hearst (décidément le monsieur est un incountournable), le tabloïd est acheté par Generoso Pope en 1952. C’est ce dernier qui aura l’idée géniale de distribuer l’Enquirer dans les épiceries et les grandes surfaces, une technique de vente imitée aujourd’hui par l’ensemble de l’industrie de la revue à potin.

Malgré sa mauvaise réputation, The National Enquirer fut le premier à révéler les infidélités de Bill Clinton et de John Edwards, les problèmes de santé de Rush Limbaugh et plus récemment, le lieu d’enterrement de Michael Jackson ou les problèmes potentiels de Tiger Woods et Rachel Uchitel ou de Brad Pitt et d'Angelina Jolie.

5. Sur l’histoire peu connue du magazine Confidential
Lancé dans les années cinquante, le magazine
Confidential se fait un devoir de révéler au grand jour de “vrais” potins.

Contrairement à la plupart des autres magazines du même genre, le magazine nomme des stars et multiplie les détails : photos, témoignages, filature, etc. Mais surtout, Confidential opère en dehors du contrôle des géants d’Hollywood, un fait rare.

Rapidement, le magazine devient la publication la plus vendue aux États-Unis. Il est vrai que cet hebdomadaire basé à New York livre la marchandise : passé criminel de certains acteurs, double vie de nombreuses stars, liens entre vedettes, chanteurs et crime organisé, etc.

C’est à ce moment qu’Hollywood décide qu’elle en a assez et poursuit le magazine. Puis dans une série de revirements, on s’entend avec l’éditeur pour mettre fin à la publication de Confidential.

Désormais, la presse a sensation n’opérera que rarement en dehors des dicktats d’Hollywood... Mais c'était avant l'arrivée d'Internet !

dimanche 29 novembre 2009

1001 trucs publicitaires, version tchèque


Le petit dernier: 1001 trucs publicitaires, version tchèque.

Je tiens à remercier Jean Paré, directeur des Éditions Transcontinental, pour sa vision, son énergie inlassable et ses encouragements continus. Grâce à lui, des entrepreneurs d’un peu partout à travers le monde peuvent lire mes livres : Canada, États-Unis, Espagne, Chine, Inde, Amérique latine, Corée du sud, Russie et maintenant la République tchèque.

Top 7 messages Twitter de la semaine

Voici mes sept messages Twitter qui ont généré le plus de clics et de RT durant la dernière semaine :

1. McDonald's Allemagne adopte un nouveau logo

2. 10 meilleures pages Facebook d'entreprises

3. Le secret de la conception graphique de 12 marques/logos célèbres

4.
L'origine de 25 produits - gomme balloune, slinky, popsicle, chips, velcro, corn flakes, teflon, etc.

5. 35 pubs capotés dans/sur les ascenseurs

6. Comment expliquer la fascination pour Twitter - un psychologue se prononce

7. Comment McDonald’s utilise les médias sociaux - présentation avec slides

En bonus :

50 choses que les gens qui réussissent ont en commun

vendredi 27 novembre 2009

jeudi 26 novembre 2009

Sur le marketing de la gomme à mâcher


Reportage passionnant de l’émission L’Épicerie, hier soir, sur l’industrie de la gomme à mâcher, avec des images d’archives rares : premiers emballages de gommes à mâcher, documents en noir et blanc sur la fabrication artisanale de la gomme, publicités imprimées du début du XXe siècle, publicités TV des années cinquante et soixante. En un mot, un document à voir sur l'une des industries les plus complexes et les plus compétitives qui soient.

Dans les faits, faire l’histoire de la gomme, c’est faire l’histoire de l'évolution sociale et économique de l'Amérique du XXe siècle. Tout y est : un public jeune à conquérir, la carte de la nostalgie pour les grands et, surtout, le plaisir auquel le produit est associé. Comme nous le rappellait Ernest Dichter, chaque personne a une histoire reliée aux friandises, en général, et à la gomme, en particulier.

Commercialement parlant, la gomme continue d'être populaire parce que les fabricants ne cessent de réinventer la roue et d’être très innovateurs en matière de marketing. Les compagnies mettent beaucoup d'argent dans la recherche et le développement de nouveaux produits. Les couleurs, l'emballage, la forme et le nom des produits sont largement étudiés.

Le positionnement des différentes sortes de gomme est crucial. Chacun a sa niche. Il y a les gommes qui donnent une haleine fraîche, les sans sucre, les Sucrées, les gommes ballounes, etc.

« Il y a quelques années, comme le rappelle la journaliste Marianne White, Trident Splash a fait toute une vague avec le lancement d'une toute nouvelle gomme avec un centre juteux, qui libère deux saveurs afin d'offrir un goût à plus longue durée. Cette gomme a contribué à une croissance de 60 % dans sa catégorie et la saveur Fraise et kiwi est devenue numéro en seulement sept semaines. » Comme on s'en doute bien, elle a été rapidement imitée par ses compétiteurs, dont Dentyne.

***
Pour en savoir plus sur l'industrie de la gomme
Visionner le reportage de l'émission L'Épicerie :

Voir aussi les articles suivants :
"
Que sont nos friandises devenues ?" par Valérie Gaudreau (Le Soleil)
"
Gomme à mâcher : le secret de ce succès" par Marianne White (Le Soleil)
"
Mille et une saveurs : la révolution de la gomme à mâcher" par Marianne White (Le Soleil)

mardi 24 novembre 2009

McDonald's Allemagne adopte un nouveau logo


Onde de choc dans le monde du branding. McDonald's Allemagne annonce que le célèbre logo du géant de la restauration rapide utilisera dorénavant le vert comme couleur de fond. C’est une annonce d’autant plus importante que le siège social de McDonald's basé à Oak Brook a toujours protégé jalousement le logo de la célèbre firme.

Dans les faits, un logo est un bien précieux. Il représente votre produit ; il symbolise votre marque. Le bon logo doit être simple, donner une image positive de votre produit et véhiculer un message. Idéalement, il doit être original et traverser les années, 10 à 15 ans.

« Un logo communique beaucoup. Les formes et les couleurs transmettent des idées. Les milliers de caractères typographiques existants ont été conçus pour faire ressortir des valeurs qu’ils ajoutent aux mots », rappelle Pierre Léonard, vice-président, directeur général de Graphème Branding Design.

Comme je l'écrivais dans 1001 trucs publicitaires, le logo est souvent un élément clé dans la réussite d’un positionnement – dans le cas de McDonald's Allemagne, un positionnement manifestement environnemental.


Quant à savoir si ce logo sera éventuellement utilisé en Amérique du nord, je reste sceptique. Dossier à suivre...

***
Sur le même sujet :
Entendre l'entrevue « Pourquoi McDonald's change de logo en Allemagne » avec Gilles Parent du FM93.

lundi 23 novembre 2009

La petite histoire de Facebook


Le site Facebook a été lancé le 4 février 2004 par Mark Zuckerberg. Initialement, seuls les étudiants du Collège Harvard pouvaient naviguer sur le site. Par la suite, d’autres universités de la grande région de Boston s’ajoutent. En 2006, le site est ouvert à tous les internautes de la planète.

Pour ceux qui auraient manqué mon entrevue avec Benoît Dutrizac sur ce sujet (origine, fondateurs, histoire, etc.), je vous invite à lire la biographie de David Zuckerberg intitulée The Facebook Effect, aux éditions Simon & Schuster.