mercredi 31 mars 2010

Sur la signification des couleurs en emballage


Si vous décidez de faire de la publicité en couleur, vous devez savoir que la couleur n’est pas seulement un truc pour attirer l’attention des gens. C’est aussi une façon d’évoquer des ambiances et de jouer sur les émotions.

Les spécialistes de l'emballage savent depuis longtemps qu’une couleur peut faire la différence entre un succès ou un échec. Prenons, par exemple, l'emballage de Tropicana dessiné par la firme Arnell Group. Lorsque le géant du jus d'orange a décidé de revoir l'emballage et ses couleurs (voir ci-haut, emballage de droite), la réaction du public a été tellement forte que Tropicana est revenu à son ancien emballage (emballage de gauche).

Voici la signification des couleurs :

Le rouge
Pendant longtemps, il suffisait d’utiliser un emballage rouge et blanc pour vendre à peu près n’importe quel produit. Ce n’est pas un hasard. Dans le secteur de l'emballage, le rouge est la couleur par excellence.

Le rouge est promesse de qualité, de valeur, et il est suffisamment neutre pour englober toutes les marchandises de l’entreprise. Vous pouvez aussi utiliser le rouge pour tous les produits de consommation achetés impulsivement comme le chocolat ou la gomme à mâcher.

L’orangé
L’orangé convient bien aux raviolis, aux mets préparés, aux conserves de viande et de produits à base de tomate.

Le jaune
En marketing, le jaune évoque les bas prix. Le jaune convient également aux produits associés au maïs et au citron.

Le vert
C’est un symbole de santé, de fraîcheur et de naturel qui est souvent utilisé pour les légumes en boîte. En alimentation, on a découvert que les produits emballés dans du vert semblent moins gras, contenir moins de calories et être plus riches en protéines. C’est une couleur très prisée dans l’emballage de produits congelés.

Le bleu
Le bleu convient bien aux produits congelés – pour donner une impression de glace – et à tous les rafraîchissements: bière, boisson gazeuse, eau en bouteille, etc., surtout lorsqu’il est jumelé au blanc. Le bleu-vert est la plus froide des couleurs.

Curieusement, des vestiges de nos modes alimentaires d’autrefois nous incitent à rejeter les boissons et les aliments bleus. Nos préférences nous attirent plutôt vers les couleurs des noix, des racines et des fruits mûrs: les blancs, les rouges, les bruns et les jaunes.

Le noir
Le noir confère de la noblesse, de la distinction et de l’élégance. Il s’en dégage un caractère sophistiqué qui convient bien aux produits de grande qualité comme les vins ou pour simuler des produits coûteux comme le chocolat. Le noir est particulièrement utile pour provoquer des contrastes. En effet, il permet de mettre en valeur les couleurs qui prennent place à ses côtés.

Le blanc
C’est le compagnon idéal de toutes les couleurs puisqu’il a pour effet d’en rehausser le ton. Il suggère la légèreté.

Les couleurs ont aussi un goût. Le jaune-vert et le vert jaunâtre sont acides. Le jaune orangé et le rouge sont doux. Le rose est sucré. Le bleu, le brun, le vert olive et le violet sont amers. Le jaune est piquant. Le gris-vert et le gris-bleu sont salés.

Les consommateurs associent également les couleurs à des odeurs. L’orange est poivré. Le vert est légèrement épicé. Le violet et le lilas sont parfumés. Les couleurs claires, pures et délicates, rappellent l’odeur d’un doux parfum.

Source: Luc Dupont. 1001 trucs publicitaires, Éditions Transcontinental, Montréal.

Voir aussi :
10 stratégies marketing des supermarchés
Couleur, goût et emballage
Supermarket inc. ou l'ABC du marketing alimentaire par Karine Moniqui (PDF).
Visionner le reportage intitulé
Les couleurs de l'appétit présenté à l'antenne de Radio-Canada

lundi 29 mars 2010

L'histoire de la publicité et de ses créateurs


Comment travaillait-on dans le Manhattan des années 50 ? Quelle influence la publicité a-t-elle eu sur la culture populaire ? Quels sont les créatifs les plus audacieux ? Comment sera l’agence du futur et la pub de demain ?

À l'occasion de la parution du livre Le Monde de la Pub de Mark Tungate, je reviens sur les éléments clés de ce bestseller avec Benoît Dutrizac du FM 985 à Montréal.
En prime, je retrace l'histoire de la publicité et de ses fondateurs incontournables : Claude Hopkins, David Ogilvy, Leo Burnett, J. Walter Thompson, Helen Lansdowne, etc.

Pour écouter l'entrevue, cliquer ici
.

Pour visualiser en un coup d'oeil les dates clés dans l'histoire de la pub, cliquer ici.

Pour en savoir plus sur le livre de Mark Tungate,
cliquer ici.

Pour lire un excellent texte de Claude Cossette sur les origines de la publicité tiré de son livre La pub : déchet culturel, cliquer ici.

Pour un historique de la publicité au Québec, cliquer ici.

dimanche 28 mars 2010

Quelques mots sur le marketing de l'eau vitaminée


Entrevue avec Johane Despins de l’émission l’Épicerie sur la mode des eaux vitaminées.

Inventé en 2000 par J. Darius Bikoff sous le nom de Vitaminwater, le produit à base d’eau et de vitamines est vendu initialement dans les magasins d'aliments naturels et les détaillants indépendants de la région de New York sous la marque Glacéau.

Energy Brands, la firme qui commercialise Vitaminwater, élargit éventuellement sa distribution à l'échelle nationale puis internationale – Grande-Bretagne, Australie et France.

En 2006, l’entreprise génère des revenus de 350 millions $ US avec ses trois produits vedettes : Vitaminwater, Smartwater et Fruitwater. Un an plus tard, Energy Brands passe aux mains du géant de la boisson gazeuse, Coca-Cola, pour la modique somme de 4,1 milliards $ !

Comment expliquer l’origine et le succès fulgurant de l’eau vitaminée ? Quelle est la recette marketing de ce produit qui a donné naissance à des dizaines de compétiteurs et d’imitateurs ? J'en parle avec Johane Despins de l'émission l'Épicerie. Pour regarder le reportage complet et détaillé de l’émission l’Épicerie présentée à l'antenne de Radio-Canada,
cliquer ici.
Dans le même ordre d'idée, je me suis aussi intéressé à la popularité des coolers dans le cadre d'un autre épisode de l'émission L'Épicerie. Pour en savoir davantage, cliquer ici.

lundi 22 mars 2010

Internet plus populaire que la télévision au Canada


Pour la première fois de l’histoire canadienne, la firme de sondage Ipsos Reid a constaté que les Canadiens passent maintenant plus de temps chaque semaine à surfer sur le Net qu'à regarder la télévision.

L’enquête de la firme de sondage nous apprend que les Canadiens passent actuellement plus de 18 heures par semaine en ligne, comparativement à 16,9 heures à regarder la télévision.

Par ailleurs, le temps passé à lire les journaux, à écouter la radio et à lire les magazines est demeuré relativement stable au cours de la dernière année.

L'étude montre que les jeunes Canadiens passent généralement plus de temps en ligne que les gens âgés de plus de 55 ans.

En outre, Ipsos Reid a noté que les hommes passent nettement plus de temps en ligne que les femmes - 20 heures par rapport à 16 heures.

Enfin, les 18-34 ans passent en moyenne 20 heures par semaine en ligne, contre 18 heures pour les gens de plus de 35 ans.

Cette étude confirme qu’un changement dramatique s’opère dans la manière dont les Canadiens consomment les médias, que se soit les médias traditionnels ou les nouveaux médias.

Pub du jour


Lancement d'un nouveau magazine d'affaires

Le bookzine PREMIUM, une publication produite par le Groupe Les Affaires de Médias Transcontinental, fait son entrée cette semaine dans le paysage médiatique québécois.

Mariant le magazine et le livre, le bookzine PREMIUM offre un contenu et un environnement de lecture qui rappellent le livre.

La publication est destinée aux cadres intermédiaires et supérieurs des entreprises québécoises de toute taille, mais aussi aux gestionnaires en développement et à toute personne intéressée par la gestion.

Fait à noter, PREMIUM présentera les meilleurs textes de fond tirés de publications réputées comme Harvard Business Review, Strategy+Business, Rotman Magazine et MIT Sloan Management Review. Cette sélection de contenus fouillés fera l’objet d’une adaptation en français. Plusieurs textes seront commentés par des experts ou des leaders d’ici.

«En analysant les valeurs et comportements des gens d’affaires, nous avons identifié un nouveau besoin, celui d’avoir accès à des contenus plus analytiques, élaborés par des sommités mondiales dans leur domaine. PREMIUM répond à ce besoin avec brio», commente Stéphane Lavallée, vice-président, Groupe des solutions d’affaires chez Médias Transcontinental, et éditeur du journal
Les Affaires.

Chaque numéro proposera aussi un texte inusité, signé par un dirigeant québécois, qui nous fera découvrir son univers de gestion; un dossier présentant la synthèse d’un livre d’affaires incontournable et ses applications; la chronique de Rémi Tremblay, entrepreneur et ex-PDG d’une grande entreprise, qui explorera des voies peu fréquentées en management.

Publié tous les deux mois, le bookzine PREMIUM complète le portefeuille de titres d’affaires du Groupe Les Affaires, qui comprend l’hebdomadaire Les Affaires, le magazine Affaires PLUS et le portail LesAffaires.com.

CRTC rend sa décision - retour sur mes prédictions

Le CRTC a tranché.

Voici mes sept prédictions faites le 18 mars 2010 et ce que le CRTC nous annonce aujourd'hui :

Prédiction 1
Le CRTC autorisera les redevances, mais celles-ci ne seront pas déterminées/fixées par le CRTC. Elles seront plutôt négociées à la pièce avec les différents distributeurs de signaux à travers le pays. On s’inspirera donc ici du modèle américain. Prédiction audacieuse...

Décision du CRTC : le CRTC invite les stations généralistes et les distributeurs de signaux à négocier les uns avec les autres. Conséquemment, le CRTC ouvre la porte aux redevances mais celles-ci seront négociées à la pièce. 1 point.

Prédiction 2
En échange de ces redevances, les différentes stations généralistes devront s’engager à réinvestir un nombre de dollars supplémentaires dans la production de contenus canadiens, ce qu’on appelle communément le Fonds d'amélioration de la programmation locale.

Décision du CRTC : le CRTC propose une nouvelle règle aux télévisions généralistes. Celles-ci devront investir 30 % de leur revenu brut en contenu canadien. Ceci dit, le CRTC ouvre la porte à la flexibilité entre stations généralistes et spécialisées à l'intérieur d'un même groupe. 1 point.

Prédiction 3
Le CRTC invitera les distributeurs de signaux comme Videotron, Bell, Rogers, Shaw et Cogeco à ne pas augmenter significativement le coût de leur service mensuel.

Décision du CRTC : non précisé mais logiquement, la solution choisie par le CRTC (négociation TV généraliste vs diffuseurs) empêchera les diffuseurs de hausser significativement les coûts de la facture mensuelle, autour de 1.50 $ par mois au Québec. 1 point.

Prédiction 4
Dans ce contexte, les diffuseurs de contenus seront contraints de revoir/modifier les forfaits (packages) de stations de télévision, cela pour le plus grand bonheur des abonnés canadiens.

Décision du CRTC : pas abordé dans la décision du CRTC mais la réaction initiale de Bell m'indique que les diffuseurs comprennent qu'ils seront contraints de trouver une nouvelle manière de vendre les différentes stations généralistes et spécialisées. La recette reste à concocter. 0,75 point.

Prédiction 5
Je pourrais me tromper mais je serais étonné que les annonces du CRTC fassent plaisir à l’industrie de la télévision spécialisée (Astral et Corus). Attendez-vous à une réaction forte de la part de ces deux géants.

Pas de déclaration officielle au moment de mettre ce billet en ligne.

Prédiction 6
Radio-Canada/CBC ne sera pas admissible aux mêmes redevances que les chaînes privées généralistes.

Décision du CRTC : Radio-Canada / CBC ne touchera pas de nouvelle redevance. 1 point.

Prédiction 7
Je serais estomaqué si le CRTC n’autorise pas les redevances aux réseaux généralistes. Après tout, je vous rappelle que cette fois-ci, c’est le CRTC qui a rouvert ce dossier suite aux problèmes financiers de quelques grands joueurs de la télévision généraliste au Canada.

Décision du CRTC : le CRTC autorise les redevances. 1 point.

Note finale : 5,75 sur 6 (avec option sur un 6,75 sur 7)
Bravo prof !

vendredi 19 mars 2010

Premier match de la LNH en 3D

Dans son édition du 17 mars 2010, le New York Times nous apprend que le match du mercredi 24 mars 2010 opposant les Islanders aux Rangers sera tourné en 3D par le réseau de MSG Network, une première dans l’histoire de la LNH. Cette confrontation sera disponible aux abonnés de Cablevision et offerte aux autres fournisseurs de signaux TV.

La LNH sera donc la deuxième ligue de sport professionnel à présenter un match en 3D, derrière la NFL qui a déjà filmé un match du Super Bowl avec cette technologie. De larges portions des derniers Jeux olympiques de Vancouver 2010 ont aussi été capturés en 3D par la firme Panasonic. Par ailleurs, une nouvelle version du film Titanic sera offerte aux cinéphiles en 3D en 2010-2011.

Comme je le mentionnais lors de mon spécial prédictions technos 2010 à l’antenne du FM985 (
Benoît Dutrizac) et du FM93 (Louis Lacroix), le 3D sera/est le pari numéro un des producteurs de contenus et des diffuseurs de contenus en 2010. Pour connaître l’histoire du 3D à travers le temps, je vous invite aussi à écouter la première portion de mon entrevue sur le sujet avec Benoît Dutrizac.

jeudi 18 mars 2010

Décisions du CRTC relatives aux redevances pour les chaînes généralistes : mes 7 prédictions


Les chaînes généralistes comme TVA, V, Global ou CTV doivent-elles toucher des redevances sur les revenus du câble? Le CRTC tranchera lundi prochain.

Voici mes sept prédictions :

Prédiction 1
Durant les audiences de l'automne dernier, le président du CRTC, Konrad von Finckenstein, a suggéré l'hypothèse d'une redevance mensuelle de 25 cents par abonné pour chaque chaîne généraliste. Or, le je prédis que le CRTC penchera pour une autre option.

Le CRTC autorisera les redevances, mais celles-ci ne seront pas déterminées/fixées par le CRTC. Elles seront plutôt négociées à la pièce avec les différents distributeurs de signaux à travers le pays. On s’inspirera donc ici du modèle américain. Prédiction audacieuse...

Prédiction 2
En échange de ces redevances, les différentes stations généralistes devront s’engager à réinvestir un nombre de dollars supplémentaire dans la production de contenus canadiens, ce qu’on appelle communément le Fonds d'amélioration de la programmation locale.

Prédiction 3
Le CRTC invitera les distributeurs de signaux comme Videotron, Bell, Rogers, Shaw et Cogeco à ne pas augmenter significativement le coût de leur service mensuel.

Prédiction 4
Dans ce contexte, les diffuseurs de contenus seront contraints de revoir/modifier les forfaits (packages) de stations de télévision, cela pour le plus grand bonheur des abonnés canadiens.

Prédiction 5
Je pourrais me tromper mais je serais étonné que les annonces du CRTC fassent plaisir à l’industrie de la télévision spécialisée (Astral et Corus). Attendez-vous à une réaction forte de la part de ces deux géants.

Prédiction 6
Radio-Canada/CBC ne sera pas admissible aux mêmes redevances que les chaînes privées généralistes. Deux options : 1- le CRTC va accorder des redevances seulement aux réseaux privés généralistes ou 2- le CRTC va établir ce que j’appellerais un différentiel de redevances, c’est-à-dire, un pourcentage de redevance particulier à la CBC/Radio-Canada, par exemple, 25 sous par abonné.

Le CRTC justifiera cette décision en s'appuyant sur le montant en dollars des subventions annuelles allouées à la CBC/SRC.

Prédiction 7
Je serais estomaqué si le CRTC n’autorise pas les redevances aux réseaux généralistes. Après tout, je vous rappelle que cette fois-ci, c’est le CRTC qui a rouvert ce dossier suite aux problèmes financiers de quelques grands joueurs de la télévision généraliste au Canada.

Si jamais le CRTC refuse les redevances aux stations généralistes, je vous annonce que les menaces de CTV et de Global seront mises à exécution – fermeture de stations locales à court terme et dans le pire des cas, fermeture d’un de ces deux réseaux à long terme (3 à 5 ans).

Si j’obtiens quatre prédictions sur sept, je serai content de ma performance. En dessous, un peu déçu ; au-delà, plutôt satisfait de mes talents de Nostradamus !