mardi 17 novembre 2009

Image de l'homme (et de la femme) dans la pub


« Depuis quelques années, la publicité utilise couramment des hommes-objets pour promouvoir les produits les plus divers », nous rappelle le réseau Éducation-Médias dans un dossier consacré aux stéréotypes dans les médias.

Comme je le mentionnais dans le livre 500 images clés pour réussir vos publicités, il est vrai que certaines publicités de parfums et de vêtements, par exemple, présenterent des hommes dans des poses sexuellement suggestives dans le but d'attirer le regard des consommatrices. Si par le passé on ne retenait que le corps de la femme pour agrémenter la publicité, l'image utilise aujourd'hui le corps de l'homme aux mêmes fins.

Pour lire ce dossier fort complet qui décortique les stéréotypes véhiculés dans la publicité (image de l'homme mais aussi de la femme, des autochtones et des minorités ethniques),
cliquer ici.

lundi 16 novembre 2009

Pourquoi la TV est le média le plus puissant ?


Cette semaine, les bonzes de la télévision canadienne se réuniront à Gatineau afin de définir un nouveau partage des revenus entre la TV généraliste et la TV spécialisée. C'est l'occasion rêvée de revenir sur les forces de la télévision généraliste.

Au départ, disons qu'environ la moitié des budgets de publicité des grands annonceurs se retrouve à la télévision. Ce n’est pas un hasard.

Selon le légendaire David Ogilvy, « La télévision est apparue comme le plus puissant médium pour vendre la majorité des produits. » La publicité offre cinq avantages:

1. La télévision est multisensorielle
La télévision est le seul média qui vous permet d’utiliser l’image, le mouvement, la couleur et le son, ce qui confère à votre publicité un pouvoir quasi magique.

Contrairement aux autres médias qui exploitent un sens, la télévision joue sur deux sens. La combinaison du son et de l’image crée un fort impact. Cela fait de la télévision un média particulièrement persuasif.

2. La télévision est un média prestigieux
La télévision rehausse l’image de votre produit auprès des consommateurs. Elle donne de la crédibilité à votre marque. Pour cette raison, la télévision est particulièrement efficace pour lancer un nouveau produit ou développer une image de première classe.

3. La télévision est excellente pour modifier la perception d’un produit
Lorsque l’affaire des clients empoissonnés a frappé Tylenol, l’entreprise a utilisé en priorité la publicité télévisée pour rassurer la population. La campagne fut si efficace que Tylenol dépassa éventuellement Aspirin en terme de vente.

4. La télévision est un média de notoriété et de rappel
Quand on demande aux consommateurs de nommer une publicité qui les a marqués, près de 90% des messages publicitaires cités sont des messages diffusés par la télévision. Cela illustre bien le pouvoir de la télévision sur les gens.

5. La télévision garantit une couverture nationale
Le petit écran vous permet de rejoindre rapidement votre clientèle. En achetant différentes émissions sur différentes stations, vous touchez de vastes auditoires. Voilà pourquoi la télévision est un bon média pour annoncer des produits de consommation courants comme le détersif, le shampooing ou le dentifrice.

***
La fascination pour le petit écran ne date pas d’hier. En 1961, les foyers canadiens regardaient la télévision pendant 40 heures par semaine. En 1962, la télévision rejoignait déjà 88% des foyers québécois. C’était bien avant l’arrivée de la télévision en couleurs en 1966. De nos jours, 99% des foyers québécois possèdent au moins un téléviseur et 62% en comptent plus d’un.

Publicité : 20 raisons d'utiliser le magazine

jeudi 12 novembre 2009

Quand le chef devient une star

« Le chef Boyardee doit se retourner dans sa tombe », écrit Sylvia Galipeau dans un article publié sur Cyberpresse consacré à l'image des chefs cuisiniers.

« Exit le cuisinier moustachu et bedonnant, tout de blanc vêtu. Aujourd'hui, apparemment, les chefs sont jeunes, beaux, fiers de leurs pectoraux. Coïncidence? Et s'ils cherchaient à nous convaincre de leurs talents par le pur plaisir de nos sens, de tous nos sens? »

Comme je le mentionne dans cet article, je soupçonne que les chefs vont nous dire qu'ils ne porte pas attention à leur image. Mais je ne pourrais pas imaginer qu'un chef, convaincu de l'importance de l'apparence de ses petits plats, ne soit pas par ailleurs conscient de l'importance de son image. Par déformation professionnelle, le cuisinier a conscience de l'importance de l'image qu'il incarne.

Pour lire l'article de Sylvia Galipeau sur le star system dans le monde de la cuisine, cliquer ici.

lundi 9 novembre 2009

Blair Witch Project ou l’art de lancer avec succès un film sur la Toile

Au moment où nous apprenons que le cinéma français traverse une période difficile au Québec à cause, entre autres, d’une mise en marché déficiente (voir l’article d'Anabelle Nicoud à ce sujet dans Cyberpresse), il convient de jeter un coup d'œil sur le marketing cinématographique à l’ère d’Internet.

Prenons, par exemple, le film Le projet Blair (Blair Witch Project, en anglais), l’un des plus gros succès du box office en 1999 -- le film a généré des ventes au guichet de l’ordre de 150 millions $. Ce film a coûté 20 000 $ en frais de tournage et moins d’un million $ en publicité.

La stratégie de marketing de lancement reposait sur plusieurs éléments innovateurs. Pour un, le producteur du film a engagé des leaders d’opinions sur les principaux campus américains. (De nos jours, on utiliserait probablement Twitter pour alimenter la rumeur et Facebook pour favoriser les échanges entre les fans et les figurants).

Artisan Entertainment a aussi créé un site Internet hautement interactif contenant des photos, la scène du crime, des documents historiques, des interviews et des artefacts au coût de 15 000 $. Plus de 75 millions d’internautes ont visité le site qui laissait sous-entendre que l’histore racontée par le film était vraie.

La publicité et le site officiel ont été tellement efficaces que des internautes ont créé leur propre site du film (plus de mille!).

À partir de ce moment, le film est devenu l’exemple à suivre dans l’industrie du cinéma. Pour la première fois, on a vu (et démontré) que le Net pouvait être utilisé pour lancer un film. Certains producteurs de films devraient en prendre note...

dimanche 8 novembre 2009

Quels sont les magazines favoris des Québécois ?


Quand on parle de magazines au Québec, un premier constat s’impose : les magazines préférés des Québécois sont la plupart du temps produits au Québec.

Malgré le nombre effarant de magazines sur les tablettes, le marché des magazines est dominé par quatre tendances : 1) les magazines féminins, 2) les magazines de loisirs, de voyages & de bonnes bouffes, 3) les potins de stars et le monde des médias et 4) les magazines de décoration.

Tirage des principaux magazines québécois
Septembre 2009

Magazines --- Tirages
Touring --- 701 000 copies
Qu’est-ce qui mijote ? --- 575 000 copies
Primeurs --- 380 000 copies
Reader’s Digest --- 252 000 copies
Coup de Pouce --- 230 000 copies
TV 7 Jours --- 206 000 copies
Châtelaine --- 205 000 copies
L’actualité --- 183 000 copies
Famous Québec --- 150 000 copies
Le Bel Âge --- 142 000 copies

Source: PMB, automne 2009.

En parallèle, les magazines féminins ont connu de profondes transformations. « Au milieu des années 80, déclare Léo Vallée, éditeur de Châtelaine, beaucoup d’annonceurs ont commencé à respecter davantage l’influence et le pouvoir d’achat des femmes. »

« Les fabricants d’automobiles, d’articles de sport, les services financiers et l’industrie touristique se sont alors intéressés aux magazines féminins, alors qu’ils se limitaient auparavant aux magazines d’intérêt général. »

Les magazines ciblant les gens d’afffaires ne sont pas en reste. Pour un, le magazine Affaires Plus rejoint 292 000 lecteurs francophones de 12 ans et plus par édition.

lundi 2 novembre 2009

Médias sociaux : la politique à l'ère d'Internet


« En 2009, être visible sur les sites de réseaux sociaux est-il vraiment devenu un moyen de communication essentiel en campagne électorale ? » se demande Carole Aoun, journaliste à Radio-Canada, dans un dossier fort complet consacré à la politique à l'ère des réseaux sociaux.

« Avec sa campagne présidentielle en 2008, Barack Obama a lancé une véritable mode en utilisant les réseaux sociaux à pleine capacité pour promouvoir ses idées et se rapprocher des électeurs. Depuis, des politiciens canadiens ont embarqué dans ce mouvement. Le contact avec les électeurs est-il réellement plus authentique? Comment les politiciens s'organisent-ils pour gérer leur image et, surtout, pour contrôler leur message? »

Pour répondre à ces questions, Madame Aoun a contacté trois observateurs du monde politique, des communications et du marketing : Thierry Giasson, professeur adjoint au Département d'information et de communication de l'Université Laval, Marc David, professeur adjoint au Département des lettres et communications à l'Université de Sherbrooke et moi-même.

Un constat unanime en est ressorti : le Québec est en retard dans l'intégration des réseaux sociaux, du web et de la politique comparativement aux États-Unis.

À la lumière des propos des uns et des autres, on comprend que la campagne électorale ne se fera plus avec des poignées de main. Comme je le mentionne en entrevue, « la campagne ne se fait plus de porte à porte, elle se fait d'adresse IP à adresse IP. »

Pour consulter ce dossier passionnant consacré à la politique à l'ère des nouveaux médias,
cliquer ici.

***
Sur le même sujet :
Voir aussi l'entrevue « Comment Obama a utilisé le Web » avec Michel Viens à l'antenne de RDI.

samedi 31 octobre 2009

TOP 5 billets de ce blogue – octobre 2009

Voici, dans l’ordre, les cinq billets de ce blogue qui ont généré le plus de clics, de messages Twitter et de talk durant le mois d'octobre.

1. Que sont devenues les 36 cordes sensibles ?
Un peu plus de 30 ans plus tard, que sommes-nous devenus ? Avons-nous changé pendant toutes ces années ? Voici les réponses de François Descarie et Luc Dupont dans un texte rédigé par Mélanie Saint-Hilaire.

2. Pourquoi commanditer un amphithéâtre sportif ?
Au moment où les rumeurs se font persistantes pour une commandite dans le futur amphithéâtre qui serait construit à Québec, il convient de se poser la question : pourquoi commanditer un édifice sportif comme Bell le fait à Montréal ou d'autres entreprises ailleurs en Amérique du nord ?

3. TOP 5 Twitter selon Bruno Guglielminetti
Voici la liste des plus intéressants microblogueurs telle que vue par Bruno Guglielminetti, réalisateur et chroniqueur techno à Radio-Canada, chroniqueur au quotidien Le Devoir, passionné du Web et rédacteur du carnet Techno.

4. Sur l'image du corps dans les médias
Dans un article publié dans le quotidien La Presse, Lucie Lavigne s'intéresse à l'image du corps dans la mode et dans les médias. Madame Lavigne se penche plus particulièrement sur la notion de sex-appeal et pose une question centrale : s'il faut s'en remettre aux médias, est-ce qu'on peut séduire après 40 ans ?

5. 20 trucs amusants sur le marketing de l’Halloween
Ce qu’il faut savoir sur la fête pendant laquelle il se vend le plus de bonbons : histore du chocolat, de la gomme à mâcher et des chips, image et branding des friandises, importance de l’emballages, etc.

vendredi 30 octobre 2009

Couleur, goût et emballage


Si vous décidez de vous lancer dans le secteur de l’alimentation, vous devez savoir que la couleur n’est pas seulement un truc pour attirer l’attention des gens sur votre produit.

Dans le secteur alimentaire, vous augmentez vos chances de réussite si vous comprenez que la couleur provoque, par un effet de synesthésie, la perception suggestive d’un degré de qualité, de goût, d’odeur, de température ou de pureté.

Comme je le mentionnais mercredi soir dans un reportage présenté à l’émission L’Épicerie à l’antenne de Radio-Canada, la couleur est aussi une façon d’évoquer des ambiances et de jouer sur les émotions (pour voir ce reportage, cliquer ici).

Les marketers savent depuis longtemps qu’une couleur peut faire toute la différence entre un succès ou un échec. En fait, une bonne couleur peut augmenter les ventes de votre produit.

« C'est bien connu, nous rappelle l'émission l'Épicerie, on mange avec les yeux bien avant de goûter avec les papilles. Mais, saviez-vous que, quand on se met à table, il y a des couleurs plus appétissantes que d'autres et que la couleur d'un plat peut même altérer nos perceptions gustatives? »

Prenons le rouge, par exemple. Pendant longtemps, il suffisait d’utiliser un emballage rouge pour vendre à peu près n’importe quel produit alimentaire. Ce n’est pas un hasard.

Le rouge est la couleur publicitaire par excellence. Vous pouvez utiliser le rouge pour tous les produits de consommation achetés impulsivement comme le chocolat ou la gomme à mâcher ou pour tous les produits alimentaires à base de tomate.

Les propriétaires de restaurants rapides utilisent à bon escient les propriétés du rouge lorsqu’ils en peignent leur salle à manger. Ils incitent le consommateur à se presser, accélérant ainsi sensiblement la rotation en accroissant le dynamisme des consommateurs.

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Pour en savoir plus long sur le rôle des couleurs en alimentation

Visionner le reportage intitulé "Les couleurs de l'appétit" présenté dans le cadre de l'émission L'Épicerie à l'antenne de Radio-Canada.

Télécharger le document
Supermarket inc. ou l'ABC du marketing alimentaire par Karine Moniqui (PDF).

mardi 27 octobre 2009

20 trucs amusants sur le marketing de l’Halloween


1. L’Halloween est la fête durant laquelle il se consomme le plus de friandises – devant Pâques, la St-Valentin et Noël (NCA, 2009).

2. Bon an, mal an, 93 % des enfants passent l’Halloween (NCA, 2009).

3. La friandise favorite des enfants est le chocolat. Dans la citrouille, on retrouvera, par ordre décroissant, du chocolat (50 %), des bonbons (25 %) et de la gomme à mâcher (20 %).

4. C’est en visitant une exposition à Chicago que Monsieur Hershey abandonne partiellement l’industrie du caramel et décide de se lancer dans le marché du chocolat (en passant, l’exposition en question accueille aussi dans ses murs le célèbre Nikolas Tesla).

5. 65 % des tablettes de chocolat à succès existent depuis plus de 50 ans. Snickers est la barre de chocolat la plus vendue en Amérique du Nord - 2 milliards $ par an.

6. Monsieur Adams a inventé la gomme à mâcher en tentant de trouver un moyen de fabriquer des pneus en caoutchouc.

7. Avant de devenir le géant de la gomme à mâcher aux États-Unis, Monsieur Wrigley s’intéressait à l’industrie du savon.

8. Wrigley est un génie du marketing. Il sera le premier à utiliser la publicité pour vendre de la gomme à mâcher.

9. Les Lifesavers sont inventés en 1912. Aujourd’hui, la marque vaut autour de 1,2 milliard $ (Wrigley, 2009).

10. Les bonbons diète occupent 3 % du marché.

11. 25 % du prix d’une friandise est redevable à l’emballage.

12. Le bonbon est le premier achat fait de façon autonome par un enfant.

13. Les hommes préfèrent les bonbons surs ; les femmes les sucrés.

14. Selon Ernest Dichter, la friandise est associée à un moment de célébration, de plaisir, d’énergie ; à l’enfance, donc à la nostalgie.

15. En 1853, les chips sont inventées par accident. Les clients d’un restaurant se plaignent que les pommes de terre sont coupées “trop minces”. Furieux, le chef coupe les pommes de terre encore plus minces.

16. La 2e guerre mondiale donne un gros coup de pouce à l’industrie de la gomme. Il faut dire que le produit fait partie du kit de base du GI américain.

17. Selon le cas, l’Halloween est une fête destinée aux adultes (autour de 1900), aux enfants (dans les années 1960) ou aux adultes et aux enfants (depuis une quinzaine d’années).

18. Dans une année, 99 % des gens achètent au moins une fois du bonbon ou du chocolat.

19. De nos jours, Chicago est le centre par excellence des bonbons - à cause de la matière première, le lait.

20. En terminant, 90 % des parents reconnaissent “voler” des bonbons aux enfants après les avoir mis au lit le soir de l’Halloween (NCA, 2009).

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Pour en savoir plus long sur le monde des friandises
"Que sont nos friandises devenues ?" par Valérie Gaudreau (Le Soleil)
"Gomme à mâcher : le secret de ce succès" par Marianne White (Le Soleil)